‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 77 sur 148 · GLAUQUE. — GLOBULE · texte numérisé non relu

GLAUQUE. — GLOBULE

fjlareosus , qui habite les grèves ( glarea , grève.) -

glaucescens , (l’une couleur glauque. glaucus glauque.

glauque, glaucus, pruinosus, glaucinus , ccesius ; (dans les composés grecs glaucos.) Se dit des organes qui sont recouverts d’une matière pulvérulente blanche ou blanchâtre (pruina), qui est le produit d’une sécrétion ou excrétion normale propre à quelques parties (l’épiderme de la feuille, de la tige, du fruit, etc.) chez certaines plantes. La couleur réelle de l’organe ne se trouve pas complètement dissimulée par cette couche de poussière , elle n’est que modifiée ; les feuilles vertes recouvertes -d’une couche de cette sécrétion ont une teinte blanchâtre (par ex. les feuilles de l’Œillet des jardins, du Chou , ( Brassica oie racea , etc.). Le fruit du raisin noir* du Prunier épineux, du Rubus cœsius, etc., ont en raison de cette sécrétion une teinte d’un bleu blanchâtre ; si par un léger frottement on enlève la poussière glauque (ce qu’on appelle vulgairement la fleur du fruit), la couleur d’un bleu noir foncée et luisante du fruit est mise à nu. — La matière glauque ou efflorescence paraît être de la nature de la cire; elle est insoluble dans l’eau qui roule en gouttelettes sur les surfaces qui en sont revêtues; cotte matière se présente ordinairement .sous la forme de granules impalpables, cependant les granules peuvent aussi être assez volumineux : la famille des Chénopodées offre des exemples -nombreux d’une sécrétion de gouttelettes gommeuses qui se dessèchent en granules blanchâtres et couvrent la surface des jeunes feuilles d’une poussière d’apparence farineuse; cette sécrétion cesse, lorsque la feuille devient adulte, et les granules tombés ne sont pas remplacés par d’autres. Les Chenopodium album et Bonus-kenricus, YAtriplex hortensis, etc., présentent sur leurs jeunes feuilles une abondante sécrétion de cette nature. — folia glauca, feuilles d’un vert glauque; — fructus cce sio-pruinosi , fruits d’un bleu noir couverts d’une efflorescence glauque.

globatus , globosus , glubulatus , globuleux, "de forme globuleuse.

Globule, Globulus ; on a désigné sous le nom de globules diverses parties de la fructification chez les plantes cryptogames, sans que ces parties aient entre elles d’autre analogie que celle de la

GLOBULEUX . — GLUME. 601

forme. C’est ainsi que Ton a désigné sous ce nom la capsule fructifère de diverses plantes de la famille des Hépatiques, ï’kivolucre capsuli forme du Pilularia globulifera , etc., et que d’autre part on a donné le nom de globules ronges aux anthéridies dans la famille des Characées. On doit dire involucres . globuleux, capsules et anthéridies globuleuses. — Les grains de pollen ( grana poUinis) sont fréquemment désignés sous le nom de globules de pollen.

globuleux, globosus , globatus ; de forme globuleuse ou sphérique. La forme globuleuse appartient à certains fruits, graines, loges d’anthères, grains de pollen, capitules, bulbes, tubercules, etc. glochidé, glochidiatus ; on a nommé poils glochidés {pili glochidiati) ceux qui à leur sommet se divisent en branches courtes et recourbées en hameçon. . - .

glomérés, glomerati ; se dit d’organes courts et rameux qui ‘sont rapprochés en une masse compacte.

Glomérule, Glomerulus; sorte d’inflorescence du type défini. Un glomérule est une cyme chez laquelle tous les axes étant très courts, les fleurs se trouvent rapprochées en tête comme dans un capitule. Mais, tandis que dans le capitule, qui appartient aux inflorescences du type indéfini, les fleurs s’épanouissent de la circonférence vers le centre, dans le glomérule la première fleur qui s’épanouit est celle du centre, et les suivantes s’épanouissent dans un ordre irrégulier en apparence, mais qui en réalité correspond à celui qui existe chez une cyme. L’inflorescence constitue un glomérule terminal chez le Gazon-d’olympe (Statice Armeria), chez certaines Valérianelles, etc. (Voir le mot Inflorescence.)

Glossologie = Terminologie ; partie de la science qui a pour objet l’étude de la signification des termes employés pour désigner les organes et leurs diverses manières d’être, glumacé, glumaceus , de la nature des glumes. Fleur glumacée, fleur munie de glumes, ou composée de folioles scarieuses analogues à des glumes.

glumœformis , en forme de glumc; se dit de bractées scarieuses. Cilume, Glumq. Chez les plantes de la famille des Graminées, on désigne sous le nom de glumes les bractées stériles qui sont

situées à In base de répillct (ces glumes ou bractées stériles sont ordinairement ail nombre de deux). Ces deux bractées

s constituent une sorte d’involucre 'quelques auteurs donnent à l’involucrè le nom collectif de glume* et désignent ses bractées

• constituantes, que nous nommons les glumes, sous le nom de

• valves de la glume). On nomme épillet une inflorescence partielle constituée par un axe (pédoncule de l’épillet), un involucre (les glumes), et des fleurs plus ou moins nombreuses

• échelonnées sur Taxe au-dessus du niveau de l’insertion des glumes. — Des opinions très différentes ont été émises par les botanistes sur la nature des diverses parties de la fleur chez les Graminées; les uns regardent les folioles scarieuses situées en dehors de l’ovaire et des étamines comme constituant une corolle et un calice; d’autres considèrent ces folioles scarieuses comme une succession de bractées ne constituant , à proprement parler, ni calice ni corolle. Mais la plupart des botanistes admettent que ces feuilles scarieuses sont toutes insérées sur l’axe de la fleur (pédicelle), et non sur l’axe de l’épillet (pédoncule). Une anomalie (état dit prolifère) fréquente chez certaines Graminées (surtout chez les espèces du genre Poa : P. bulbosa , P. alpinaj etc.), et que jai étudiée avec soin , m’a démontré que, contrairement à l’idée admise, la foliole scarieuse inférieure attribuée k chaque fleur est une bractée insérée, non pas sur le pédicelle (ou axe de la fleur), mais sur le pédoncule (ou axe de l’épillet); que chaque bractée porte une fleur k son aisselle , et que la série de ces bractées est la continuation de la spirale commencée k la base de l’épillet par les deux bractées stériles ou glumes. La seule différence qui existe entre les bractées inférieures et les bractées supérieures est que les deux inférieures (désignées sous le nom de glumes) ne présentent pas de fleurs à leur aisselle, tandis que les supérieures (désignées sous le nom de glumclles upicarénées) émettent chacune une fleur k leur aisselle. — Chez les épillets dits prolifères, les deux bractées inférieures restent scarieuses, mais les bractées supérieures sont d’autant plus foliacées qu’elles sont situées plus haut: les dernières sont de véritables feuilles; et si l’épillet (qui émet k sa base des racines adven-

GLliMp.

tives) est planté dans la terre, son axe s’accroît indéfiniment et il devient une tige qui ne diffère en rien de la tige d’une • plante provenue de graine;' or il est facile de s'assurer que les feuilles de la jeune tige, dans sa partie inférieure, ne sont autre chose que les bractées scarieuses de l’épillet ( les glumes stériles et les glumelles uniearénées), car les fleurs de cet épillet manquent de cette glumelle unicarénée (que l’on regarde dans les descriptions comme .appartenant au même vertieille que la glumelle bicarénée). On voit manifestement alors que ces bractées qui deviennent foliacées sont insérées sur l’axe principal ; les entrenœuds de cet axe, en s’allongeant, ne laissent aucun doute possible à ce sujet, car on peut suivre aisément la disposition en spirale de la série des bractées (devenues feuilles) superposées; et toutes les nuances existent entre la forme scarieuse des bractées ou glumes de la

base et la forme foliacée des bractées du sommet. — L’axe de

l’épillet chez les Graminées est donc pourvu d’une série de bractées superposées et alternes-distiques (ou en spiralé comprimée) : les deux inférieures stériles, connues sous le nom’de glumes (je propose de les nommer bractées involucrales ou (jhnnes stériles ), et les supérieures fertiles, connues sous le nom de glumelles uniearénées ou imparinerviées et regardées à tort comme appartenant à l'axe de la fleur (je propose de les nommer bractées florales ou glumes fertiles). — La fleur, ainsi isolée d’une pièce qui lui était étrangère, est, constituée en dehors du gynécée (ou ovaire) et de l’androcée (ou étamines), en procédant de l’intérieur à l’extérieur : 1° par un vertieille de petites feuilles membraneuses qui alternent avec les étamines et qui constituent une véritable corolle; les pétales de cette corolle sont généralement au nombre de deux ( la place de celui qui compléterait le nombre ternaire reste vacante (ce troisième pétale existe dans certains genres; quelquefois au contraire les trois pétales manquent complètement); les pétales de cette corolle sont désignés sous le nom de glumellules. 2° En dehors du vertieille de la corolle il existe une pièce scarieuse bifide à deux plis principaux ou carènes et que l’on désigne sous le nom de glumelle bicarénée ou pari -

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