‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 78 sur 148 · GLU ME · texte numérisé non relu

GLU ME

> nerviée ; cette pièce munie de deux nervures principales et pa- • rallèles représente (de l’avis de la plupart des botanistes) deux feuilles; elle constitue à elle seule, selon moi, le calice ou verticille externe de la fleur : ce calice se compose par conséquent de deux sépales soudés entre eux par un de leurs bords; le troisième sépale manque, de même que le troisième pétale manque ord. aussi à la corolle. Quant à la pièce désignée sous le nom de glumclle unicarénée ou imparinerviée , c’est celle que je regarde comme n’appartenant point à l’axe de la fleur (mais comme étant insérée sur l’axe de l’épillet et comme émettant la fleur à sôn aisselle), et que je désigne sous le nom de glume fertile ou bractée florale. — Non seulement la confusion qui a régné dans les idées admises sur les bractées du pédoncule et sur les parties de la fleur chez les Graminées a rendu les descriptions inexactes et l’étude difficile, mais de nombreuses expressions' synonymes pour chacune de ces parties sont venues ajouter l’obscurité du langage à l’inexactitude des idées. Celles de ces expressions qui ont généralement prévalu sont les noms de : glumes (pour les bractées involucrales ou glumes stériles), de glumelles (pour la bractée florale ou glume fertile et pour la pièce qui représente le calice), et de glumellules (pour les folioles qui représentent la corolle); ces expressions sont inutiles et pourraient être avantageusement remplacées par les mots bractées , sépales (ou divisions externes du périanthe) et pétales (oii divisions internes du périahthe). — Les Glumes (bractées stériles constituant l’involucre) ont été désignées sous le nom collectif de glume et de lépicène , et les deux pièces sous le nom de valve supérieure et value inférieure. Les Glumelles (bractée fertile, représentée par la glumelle unicarénée ; et calice, représenté par la glumelle bicarénée) ont été désignées sous le nom collectif de baie, de glume (Rich.) et de calice (Lin.), et les deux pièces sous le nom de paillettes. Les Glumellules ont été désignées sous le nom collectif de corolle (Linné), et les deux ou les trois pièces sous le nom de paléoles (Ricli.), squamules, et lodiculcs. — L’épillet ne naît pas lui-même, non plus que les axes principaux d’une même inflorescence, à l’aisselle de brac-

GLUME.

tées; toutes les bractées appartiennent chez les Graminées à l’axe même de l’épillet , axe pénultième qui donne naissance au dernier axe , c'est-à -dire à celui de la fleur; quant aux tiges ou rameaux florifères, ils naissent sur la souche ou sur une même tige a l’aisselle de feuilles squamiformes ou foliacées; chez le Mais, les épis femelles qui peuvent être considérés comme des rameaux très courts terminés par une longue inflorescence, naissent à l’aisselle des feuilles de la tige. — Chez les inflorescences a épillets disposés en paniculcs, il est facile de voir que l’axe de l’épiliét ne naît pas à l’aisselle d’une bractée; l’épillet ne naît pas davantage a l’aisselle d’une bractée chez les inflorescences en épis simples , c’est-à-dire dont les épillets sont insérés directement sur la tige. Quand les épillets sont manifestement pédicellés, chez le genre Mibora, par exemple, l’absence de bractée est d’une complète évidence; mais quand les épillets sont sessilcs, chez le genre Lolium , par exemple ,, on pourrait au premier coup d’œil penser que la bractée stérile (glume) s’insère sur l’axe de l’épi ; ce n’est qu’en regardant avec attention que l’on verra que la bractée stérile naît chez les Lolium , comme chez les autres genres, sur l’axe de l’épillet. Les deux bractées inférieures de l’épillet, bien que stériles l’une et l’autre chez presque tous les genres, ne le sont pas dans tous les cas; de l’idée que les deux glumessont toujoursstériles est résultée une idée erronée relative a la structure de l’épillet chez le genre Lolium ; en effet, on regarde l’épillet dans le genre Lolium comme privé de la glume supérieure : or, loin d’être privé d’un organe, l’épillet des Lolium est plus riche en organes que les autres genres, cet épillet possède parfaitement ses deux glumes, et sa glume supérieure ou interne n’a été méconnue que parce qu’elle porte à son aisselle une fleur qui ne se développe pas chez les autres genres; l’alternance régulière des bractées de l’épillet, de la base au sommet, chez le genre Lolium , prouve jusqu’à l’évidence qu’il ne manque aucun organe à la spirale, et je ne conserve pas le moindre doute à cet égard. — Les bractées inférieures ou involucrales de Fépillet (glumes) peuvent être l’une et l’autre ou l’une sans l’autre, acuminées ou même terminées en arête. Mais ce sont

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