‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 81 sur 148 · IA GUIS. — * GUEULE ( FLEBR EN · texte numérisé non relu

IA GUIS. — * GUEULE ( FLEBR EN

comme le Lierre, s’accrochent par de courtes racines dites

crampons; les espèces du genre Cnscuta se fixent par de petits organes nommés suçoirs; le plus grand nombre se fixent par des vrilles (voir ce mot) qui sont tantôt des axes d’inflores-.

■ cence avortés' comme chez la Vigne, tantôt le prolongement du ! pétiole ou rachis d’une feuille composée, comme chez un grand nombre de Papilionacées : le Pois-à-fleurs [Lathyrus odoratus)

• par èxémpi&î d’autres enfin, comme le Clematis Vitalba et i’ certaines Espèces du genre Fumaria , se soutiennent par des --pétioles ou des pétioluîesqui se tordent h la manière des vrilles

et sont dits : pétiôUs fort i les.

gris, griseus, qui est de : couleur grise. Cette couleur résulté du mélange du noir et du blanc; quUnd le blanc est à peine altéré par la teinte contraire, la-* couleur est dite d’un blanc sale,' albidus ; gris clair s’exprime par le mot cinerascens; gris cendré, cmereus; d'un gris plus foncé que celui de la cendre,

. grisous; d’un gris ou le noir domine, fumosus ; noirâtre, ntgrescens: — - Dans la couleur gris de plomb, il entre un peu de bleu ; dans la couleur gris de lin, il entre un peu de violet, gros, grossus; se dit des organes volumineux.

Gravi $i tas i état de l’ovaire pendant la maturation des graines. Groupe, Agglomeratio , Glomeratio; se dit de plusieurs organes

* de même nature rapprochés entre eux. ’ . •

grumelé, grumeux, grumeleux, grumosus; se dit d’une substance

divisée en petites masses inégales et irrégulièrement arron- % dies. — On a donné le nom de racines grumeuses aux souches dont les fibres radicales sont de forme ovoïde; par exemple . celles du Ranunculus Chœrophyllos et du R. hortensis.

Gueule (fleur en), Corolla personata ; se dit d’une corolle gamopétale divisée en deux lèvres, la lèvre supérieure ordinairement bifide, la lèvre inférieure ordinairement trilobée et présentant un palais saillant qui ferme Centrée de la gorge de la corolle; telle est la corolle chez les genres Antirrhinum , IJnaria, Utricularia , etc. — Chez la famille des Sorophularinées, des Orobanchées, etc., la corolle à tube non fermé par un palais saillant, et à divisions inégales mais non séparées en deux lèvres (chez la Digitale par exemplç), est dite : corolla

OlïTAWS. — GYMNOSPERMES.

< ringens ; si la corolle présente deux lèvres distinctes écartées Tuiie de l’autre, comme chez la Sauge (et la plupart des Labiées), chez les Euphrasia , etc., la corolle est dite bilabiée.

Des formes intermédiaires nombreuses nuancent ces diverses

formes et doivent être décrites.

guttatus , qui est marqué de taches semblables à celles qui se-

* raient produites par les gouttes d’un liquide coloré. * gymnocarpe, gymnocarpus (inusité). M. de Mirbel a désigné sous

le nom de gymnoearpes les fruits résultant d’un ovaire libre^ou adhérent, qui ne sont ni soudés à diverses parties de la fleftr, ou h d’autres fruits, ni reuferrhés dans , une enveloppe* coin* mune; par exemple, le fruit des Àmygdalées, des Pomacées, des Ombell itères, des Liliacécs, etc.; et il a désigné sous le nom de fruits angiocarpcs ceux qui présentent des adhérences avec des parties étrangères ou sont renfermés dans une enveloppe commune; cette dernière division comprend les fruits anthocarpés (A. de Juss.) et les fruits 4grégés. ■

gymnos , mot grec qui fait partie de certains mots composés ;*en latin nudus, nu. Signifie dépourvu d’enveloppes ; les fleurs réduites aux étamines et aux carpelles sont dites nues. — Le mot grec angios : enveloppé, s’oppose ü gymnos .. •

Gymnospermie. Linné a divisé la classe qu’il nomme didynamw en deux ordres : la gymnospermie (renfermant des plantes dont la graine était considérée comme nue) et l’angiospermie (plantes dont la graine ou les graines sont renfermées dans un péricarpe). Celte division était fondée sur une fausse appréciation de la structure de certains fruits mal connus h cette époque;

c’est ainsi que le fruit, chez la famille des Labiées, qui appar-

tenait à la gymnospermie, se compose de quatre akènes et non

de quatre graines nues ou dépourvues de péricarpe.

Gymnospermes. Nom donné à un embranchement des Végétaux dicotylédonés, dont la graine n’est point renfermée dans un péricarpe, mais est située à la base d’une feuille earpellaire *

* étalée. En général , ces feuilles carpelTaires sont étroitement imbriquées, et se recouvrant complètement les unes les autres protègent les graines qui 11e sont point renfermées dans une

OVMNOSTOME. — GYNOPIIORE.

cavité spéciale. La classe des Conifères (arbres verts) et celle des Cycadées appartiennent ii rembranchement des Gymnospermes. •

gymnostome, gymnostomus ; dans là famille des Mousses les capsules dépourvues de dents sont dites gymnostomes (par ex. chez les genres Sphaynum et Gymnostomum). >

gynandre, gynander , gynandrus, se^lit d’une fleur dont les étamines et la partie supérieure du pistil (style) sont sondées en un seul corps, ainsi que cela a lieu dans la famille des Orchi- • dées par exemple.

-gyne, - gynus (yovo?, femelle), dans les mots composés grecs, signifie ovaire.

Gynécée, Gyneceum ; ce mot désigne l’ensemble des carpelles, que cet ensemble se compose d’un seul vertieille, ou d’une spirale indéfinie, ou enfin d’un seul carpelle. 11 est analogue aux mots calice et corolle qui désignent l’ensemble des sépales et l’ensemble des pétales. Selon la même nomenclature, l’ensemble des étamines est désigné par le mot androcèe. (Voir les mots Fleur, Carpelle, Ovaire, Pistil, Fruit.) *

Gynisus (Cl. Rich.) surface visqueuse du stigmate chez les Orchidées (inusité).

Gynocydium (Nek.), renflement situé à la base du pédicelle de la capsule chez les Mousses.

Gynobase, Gynobasis ; ce nom a été donné à l’organe charnu sur , lequel l’ovaire paraît inséré chez les Labiées et les Borraginées, et que l’on désigne sous le nom de disque. — On nomme ovaires ou fruits gynobasiques ceux qui sont insérés sur un gynobase. Chez les Labiéeç, en raison d’une forte courbure de la partie - dorsale du carpelle, le style paraît naître de la base de l’ovaire (les styles des divers carpelles se soudent en un style indivis, bifide au sommet) ; on est porté à croire que chez ces plantes . l’ovaire se compose non de quatre carpelles, mais de deux carpelles biovulés et bifides. *

Gynophore, Gynophornm y organe qui résulte de l’élongation d’un ou de plusieurs des entrenœuds qui constituent l’axe delà fleur, et élèvent l’ovaire ou gynécée au-dessus de l’insertion du calice,

GYNOPODE. — HAESTOKliaf.

soit isolément,, soit avec l'androcée, ou même avec la corolle

* (comme chez les Lychnis ). Chez le fruit mûr le gynophore prend le nom de carpophore. (Voir ce mot.)

Gynopode, Gynopodium , » Podogyne. Sorte de yynophore qui consiste non dans une élongation de Taxe de la fleur, mais dans une atténuation de la hase de l’ovaife.

Gynostème, Gynostemium. Nom donné, chez les Orchidées, à la colonne qui résulte de la soudure des étamines avec le style.

Gyroma , = Gyrus ; noms donnés à l’anneau élastique du sporange des Fougères.

Gyrome, Trica ; sorte ù'apothecium orbiculaire sessile, renfermant des thèques à huit spores. ’ ’ • .*

Habitat ; mot latin quelquefois employé en français comme synonyme de Station (voir ce mot).

Habitus , Faciès, port d’une plante; aspect général que présente une plante. Le mot latin Faciès est souvent employé en français comme synonyme du mot port. *

hamatus, hamosus,=uncinatus ; courbé en hameçon. (Hameçon,

- Humus.)

hamulosus diminutif de hamosus ; un peu courbé à la pointe.

Hampe, Scapus ; pédoncule radical ord. constitué par un seul entrenœud très allongé, par exemple le pédoncule du Primula ofpcinalis.

hasté, hastatus en forme de fer de hallebarde. Se dit d’une feuille à limbe oblong aigu ou lancéolé se prolongeant à la base en

* deux lobes aigus et divergents. Les feuilles sont hastées chez, le Rumex Acetosella. — Le limbe d’une feuille est dit sagitté (en forme de fer de flèche), lorsque les deux lobes de la base sont parallèles et nop divergents, par exemple le limbe de la feuille du Rumex Acctosa. Chez le Sagittaria sagittœfolia, le limbe des feuilles présente tantôt l’une, tantôt l’autre de çes

, formes et souvent une forme intermédiaire.

Haustorium (Dec.) Suçoié; on a donné ce nom aux racines adventives en forme de mamelon qui se développent sur la tige des

HEBETAT US — 11EU.M APttKODlTE .

Cuscutes, et servent à la plante parasite à absorber là sève de la tige vivante à laquelle elle s'est attachée et qu’elle finit par épuiser. La plante victime succombe alors que la Cuscute qui est annuelle cesse d’avoir besoin d’elle. Les extrémités des racines parasites chez les Orobanches et les Lathrœa , etc., sont de véritables suçoirs. .

hebetatm , obtus, émoussé, qui se termine en pointe mousse. helvus, heluolus , helveoltis ; d’un jaune pâle tirant sur le rase. hemi , dans les mots dérivés du grec : demi ; en latin, scmi. hemi-anatrope (Ovule); (voir semi-anatrope).

hémisphérique, hemisphœricus, en forme de demi-sphère. hemitrichus , velu dans la moitié de son étendue. hepaticusy d’un brun rougeâtre, couleur de foie.

Hépatiques (voir le mot Muscinées).

hepta ; mot grec, en latin septem , sept. — heptandrus à sept étamines.

herbacé, herbaceus ; qui a la consistance des feuilles molles. On désigne sous le nom de plantes herbacées les plantes annuelles ou à tiges annuelles, et qui ne vivent point assez longtemps pour devenir ligneuses ; certaines espèces qui sont annuelles et herbacées dans les contrées où elles sont frappées de mort par la gelée, sont vivaces et deviennent ligneuses sous des climats plus chauds. . ....

Herbe, Herba ; plante herbacée; plante à tiges annuelles. S’oppose à plante ligneuse. (Voirie mot : annuel.) herbidus , herbeux ; se dit des prairies, des pâturages, etc. Herbier, Herbarium ; collection de plantes sèches préparées et classées pour l’étude. (Voir le troisième livre de cet ouvrage.) hérissé, hirtus , hirsutus ; couvert de poils roides et presque piquants; on dit aussi : hérissé d’épines, hermaphrodite, hermaphroditus. Se dit d’une fleur pourvue d’un androcée (étamines) et d’un gynécée (ovaire). Cette qualification s’applique également à la plante dont les fleurs sont hermaphrodites. (Voir les mots : dioïque, monoïque et polygame.) Hespéridie, Hesperidium, nom (inusité) donné au fruit des arbres , de }a famille des Aurantiacées. (Voir le mot Fruit.) hétérocarpiens (Desv.) épithète donnée aux fruits dont la forme

*vvnr;

11ÉTÉR0P11YLLE. — HILE. 619 -

est plus ou moins dissimulée par des organes qui se sont accrus en même temps que lui (inusité).

heterogamus , synonyme de androgynus et de polygamus. heteromorphus, — hcteroideus, = diversiformis ; qui se présente sous des formes différentes.

hétérophylle, heterophyllus ; se dit d’une plante qui présente des feuilles de deux formes très différentes; par exemple, la variété nageante du Ranunculus aqmtilis dont les feuilles submergées sont divisées en segments liiiformes, et dont les feuilles nageantes sont suborbiculaires-crénelées.

heteros , dans les mots dérivés du grec signifie : dissemblable; en latin dissimilis.

hétérotrope, heterotropus (Embryon); embryon à radicule élon gnée du bile sans lui être diamétralement opposée; cesenH bryons appartiennent à des graines provenant d'un ovule semiréfléchi. (Voir les mots Embryon et Ovule.) hexa , dans les mots dérivés du grec signifie : six ; en latin sex .— hcæapetalus à six pétales. . . *

hians, béant; se dit des fruits qui s’entrouvrent ù la maturité; et de certaines corolles ii limbe étalé, par opposition i\ celles où Jes pétales sont connivents. ;

llibernacle, Ilibernaculum ; Linné a donné ce nom aux écailles coriaces qui protègent les bourgeons de certains arbres. contre les rigueurs du froid., et les préservent du contacl.de l’eau pendant l’hiver. Ces écailles sont quelquefois couvertes eu de- . hors d’un enduit résineux, et tapissées en dedans d’une bourre .

cotonneuse. (Voir le mot Ilourgcon.) hibernal, hibernal is> hibernas ; qui végète pendant l’hiver,*, se dit aussi d’un phénomène qui se passe pendaut l’hiver; la floraison de l’ îlelleborus niger est hibernale. • *

Hile, Hilus , Hilum — Hyle, Jfylus , IJylum. — Ombilic, Cicatri-

eide. — Chez l’ovule, on désigne sous le nom de hile le point ou le funicule devient adhérent au testa. Après la maturation, on donne le nom de hile à la cicatrice qui existe au point où la graine s'est détachée du funicule. — On a désigné la cfuilaze (point auquel se termine le raphé) sous le nom de hile interne (voir le mot ehalaze). — On désigne quelquefois sous le nom de

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