‹ Guide du botaniste, ou Conseils pratiques sur l'ètude de la botanique (volume 2)Chapitre 92 sur 148 · MARÉCAGEUX- ^MASSES POLLINIQUES · texte numérisé non relu

MARÉCAGEUX- ^MASSES POLLINIQUES

cher de la plante mère ; soit que Ton courbe le rameau pour l’enfoncer dans la terre, soit qu’oh entoure 1e rameau de terre humide sans modifier sa direction, marécageux, paludosu s, tur fonts, uliginosus ( terrains ; plantes croissant dans les terrains ^).

marginal, marginale , marginans; qui est situé sur le bord; qui constitue un rebord, '

marginé, marginatus ; entouré d’un rebord, -r pappus marginal tus, aigrette réduite à un rebord membraneux qui couronne l’akène chez certains genres de la famille des Composées, Marge, Mar go, Bord , Rebord. ,

marines (Plantes), Herbœ marinœ; plantes croissant submergées dans l’eau de la mer, comme un grand nombre d’ Algues, maritimes (Plantes), herbe p maritime a ; plantes croissant sur le' littoral de la mer.

mas , masculus , mâle ; se dit d’une fleur ou d’une plante pourvue ' d’étamines et dépourvue d’ovaire. Mas s’employait jadis pour vigoureux, et quand il s’agissait d’une plante dioïque, le Chanvre par exemple, la qualification de mâle était donnée à l’individu femelle qui est le plus robuste.

Masses polliniques. Chez la famille des Orchidées , et celle des Asolépiadées, tous les grains de pollen contenus dans chacune des deux loges de l’anthère sont réunis en une seule masse plus ou moins compacte et qui se détache de la loge en une seule pièce. Dans la famille des Orchidées lorsque ces masses sont très compactes et ressemblent à de petits globules de cire on les désigne sous le nomL de Masses céracées. Lorsqu’elles sont moins coin pactes elles se subdivisent en lobes et en lobules adhérents à une petite charpente de nature glutineuse, et sont atténuées en un pied filiforme qui est désigné sous le nom de Caudicule et se termine par une petite glande visqueuse nommée Rétinacle. Les deux masses polliniques de l’anthère peuvent être indépendantes ou unies par le rétinacle. Le rétinacle ,est quelquefois renfermé dans un prolongement membraneux des loges de l’anthère qui a reçu le nom de Bursicule . — Chez les Asclépiadées chaque masse pollinique est renfermée dans un sac particulier, ces sacs sont fixés par paire au stigmate

MASSA. — MKDCLLOSUS.

par des appendices filiformes, chaque paire de sacs poiliniques

appartenant à deux anthères voisines.

Massa, Masse (pollinique). — Massula t un des lobules de la masse pollinique.

Massue (en forme.de), claviformis , clavatus. matinal, matutinus ; se dit d’un phénomène qui a lieu le matin» Maturation , Maturatio , période pendant laquelle l’ovaire passe à l’état de fruit mûr* et les ovules à l’état de graine. — Matu-* rité, Maturitas , état d’un fruit dont les graines sont mûres. maturus , mûr, parvenu à la maturité; s’oppose à immaturus , non encore mûr. J

Méats intercellulaires, espaces que Icb cellules globuleuses laissent entre elles dans les points où leur forme s’oppose ace qu’elles soient en contact.

médian , medkmus ; qui occupe la partie moyenne. On se sert indifféremment de l’expression nervure médiane ou nervure moyenne pour désigner la nervure longitudinale qui partage la plupart des feuilles en deux moitiés égales. médiate (Insertion) ; se dit de l’insertion des organes qui sont considérés comme naissant sur l’axe par l’intermédiaire de feuilles auxquelles ils sont soudés. C’est dans ce sens que l’insertion périgyne ou épigyne des pétales et des étamines est dite médiate, par opposition ù l’insertion hypogyne qui est dite immédiate. (Voir le mot Insertion.) médiocre (qui est de taille), mediocris , qui est de moyenne taille. medioliformis , qui a la forme d’une roue (inusité).

Medulla , Moelle, tissu cellulaire qui occupe le centre de la tige chez les végétaux dicotylédonés.

médullaire (Canal), cavité cylindrique remplie par la moelle, occupant le centre de la tige chez les végétaux dicotylédonés* — Rayons médullaires , expansions de tissu cellulaire qui partent de la moelle directement ou indirectement* et sont disposées en rayonnant du centre de la tige vers sa circonférence, chez les végétaux dicotylédonés ; les rayons médullaires séparent longitudinalement les faisceaux libro-ligneux. medullosus , de la nature de la moelle, dont la moelle est volumineuse. . . \

664 MEGALOS. — MÉRICABPE.

mégalos , dans les mots dérivés du grec, signifie : grand ; en latin magnas, grandis . «

meios, dans les mots dérivés du grec, signifie : moins. — Meiostemones; fleurs chez lesquelles les étamines sont en moins grand nombre que les pétales (inusité).

mêlas ou melanos , dans les mots dérivés du grec, signifie : noir; en latin niger et ater.

melleus , sucré, qui a la saveur du miel. Se dit des liquides sucrés sécrétés par les nectaires. — mellinus , de la couleur du miel , d’un jaune doré pâle.

Mélonide, Melonida (Rich. ), Melonidium (Desv.), Pyridium (Mirb.) ; mots inusités synonymes de Pomum , Pomme, fruit des Pomacées. (Voir le mot Fruit.)

Membraneux , membranosus ; qui a la consistance, l’aspect, la structure d’une membrane. — Membrane, Membrana , organe mince et transparent ; certaines feuilles ou écailles sont comparées à des membranes.

Membranule , Membranula ; petite membrane. Necker a nommé Membranula YJndusium ou tégument qui , chez les Fougères, recouvre les groupes de sporanges; le même auteur a nommé Membranula , dans les Mousses, la membrane interne de l’urne au point où elle se divise en dents pour constituer le péri-

, stome interne. C’est cette même membrane qui étant indivise constitue VEpiphragme dans le genre Polytricum.

meniscoideus (Gærtn.); se dit d’un corps hémisphérique concave dont la coupe est en forme de croissant (inusité).

menstrualis ; bi, trimenstrualis ou trimestris , qui dure un, deux, trois mois.

menstruus , qui se renouvelle tous les mois, pendant une partie de l’année. Le mot multifer, qui fleurit plusieurs fois par an, peut, dans certains cas, être employé comme synonyme.

Mérenchyme; parenchyme à tissu lâche et gorgé de liquide (peu usité). # *

Méricarpe, Mericarpium. On a donné ce nom dans la famille des Ombellifères à chacun des deux akènes qui étaient d’abord soudés et sont devenus libres à la maturité. M. Aug. de Saint- Hilaire fait observer avec raison que ce ne sont pas des akènes

MÉRITHALLE. — MÉSOPHYLLE.

complets, puisque le style et le cordon séminifère restent adhérents k l’axe; il compare ces akènes à ceux des Labiées et des Borraginées dont le style reste également adhérent à l’axe, et propose de donner aux uns et aux autres le nom de Méricarpes , définissant ce mot: portion de fruit (isolée naturellement et dans le sens longitudinal ) contenant une seule graine. • meridianus ; se dit d’un phénomène physiologique qui a lieu à l’heure de midi : par exemple l’épanouissement de certaines fleurs. v

Mérithalle, Merithallium. Ce mot est en général considéré comme synonyme d’entreüœud. Un mérithalle est en effet la portion de tige qui s’étend entre l’insertion d’une feuille et l’insertion de la feuille située soit au-dessus, soit au-dessous d’elle. Un mérithalle, dans l’acception rigoureuse du mot, est un entrenœud chez une tige à feuilles alternés et distiques (telle est la tige dans la famille des Graminées). On conçoit que , chez les plantes à feuilles opposées ou verticillées, un mérithalle est un organe bien plus complexe, puisqu’il est le résultat de la décurrence non plus d’une seule feuille, comme dans le cas où les feuilles sont alternes, distiques, mais de deux ou de -, plusieurs feuilles. Quand les feuilles sont disposées en une spirale à tours rapprochés, la tige cesse de présenter des mérithalles distincts. — M. Gaudichaux considère une feuille, y compris le mérithalle de la tige qui s’étend au-dessous de son insertion, comme une plante élémentaire complète; il divise cette plante élémentaire ou Phyton (mot grec qui signifie plante) en plusieurs mérithalles : 1° mérithalle tigellaire, 2° mérithalle pétiolaire, 3° mérithalle limbaire.

Mésocarpe, Mesocarpium ; synonyme de Sarcocarpe. Partie du péricarpe intermédiaire à l’épicarpe et k l’endocarpe. (Voir le mot fruit.)

Mesochilium , nom (inutile) donné k la partie moyenne du Label lum des Orchidées.*

Mesophlœum , nom donné k la couche cellulaire herbacée de l’écorce. (Voir le mot Écorce.)

Mésophylle , Mesopkyllum ; partie de la feuille située entre l’épiderme de la face inférieure (qui est nommée épicarpe dans

MÉSOPHYfE. — MÉTAMORPHOSE.

les feuilles earpellaires) et l’épiderme de la face supérieure (endocarpe chez les feuilles earpellaires). Le mésophylle, chez les feuilles ordinaires, est donc la partie de la feuille qui devient le mésocarpe chez les feuilles earpellaires ou péricarpes. Le mésophylle se compose des nervures et du parenchyme. Mésophyte, Mesoph ytum, = Collet organique. (Voir le mot Collet). Mésosperme, Mesospermîum = de même que l’on admettait trois couches dans le péricarpe, on a voulu en trouver également trois dans le tégument de la graine, et l’on a proposé le nom de mésosperme pour la couche moyenne (théorique) analogue au mésocarpe chez lepèricarpe (inadmis)*

Métamorphose. Transformation d’un organe en un autre organe. ‘ Il ne s’agit point ici , comme le nom donné au phénomène en question pourrait le faire penser, d’un organe qui , après avoir • présenté, pendant la première période de son existence une . forme quelconque, perd cette forme pour en revêtir une autre; il s’agit d’un organe qui , au lieu de naître avec la forme qui lui est ordinaire (avec sa forme normale), se présente sous la forme d’un autre organe. C’est par la situation que ces organes occupent que l’on reconnaît leur nature primitive et que l’on constate que la forme qu’ils devaient normalement présenter est remplacée par une autre forme. — > Un organe axile ne se transforme Jamais en un organe appendiculaire, ni un organe appendiculaire en un organe axile; mais un organe appendiculaire quelconque est susceptible de se présenter sous une < des formes, quelle qu’elle soit, du type appendiculaire: en d’autres termes, une feuille est susceptible d’être remplacée par . un sépale, un pétale, une étamine ou un carpelle (dans les cas de bourgeons foliacés remplacés par des bourgeons florifères),

■ comme aussi un des organes quelconques de la fleur peut être transformé en feuille foliacée , ou en l’une des autres parties de la fleur* C’est ainsi que des sépales prennent l’apparence de pétales, que les pétales se transforment en étamines, et les étamines en carpelles. Ces transformations démontrent que tous les organes appendiculaires, ceux qui constituent la fleur comme les autres, ne sont autre chose que des feuilles susceptibles de revêtir des formes variées.

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