MÉTÉORIQUE. — MILLIMÈTRE
météorique, meteoricus. Oq a nommé "fleurs météoriques celles dont l’épanouissement est subordonné U l’état de l’atmosphère. Chez les Chicoracées, l’épanouissement est soumis à l’influence de la sécheresse ou de l’humidité : les capitules se ferment (se contractent) pendant la pluie et se rouvrent au soleil*
, Méthodes. (Voir le mot artificiel.) - * * * *
Mètre, Metrum | mesure de longueur (le mètre correspond à trois
pieds onze lignes). Le mètre se divise en dix parties ou déci-
mètres , en cent parties ou centimètres , et en mille parties ou millimètres. * •
Métrophore, Metrophotum (inusité), =* Gynophore , *=* Car po* phore. * * • r /•
Microbase, Microbasis J nom donné au gynobase chez les Labiées.
Micropyle ,. Micropylus. On désigne sous ce nom le point qui ; correspond chez la graine U l’ouverture du testa ( Èoèostome) chez l’ovule. Le micropyle* quelle que soit sa situation ( en raison des diverses courbures ou de l’inégalité d’accroissement dans les diverses parties de la graine), représente le sommet
• organique de la graine, comme l’endostome représentait te sommet organique de l’ovule. Le micropyle est souvent peu visible chez la graine mûre, mais il est toujours facile de déterminer le point qu’il occupe par la situation de l’embryon; en effet, l’extrémité radiculaire ou radicule de l’embryon est toujours dirigée vers le sommet organique de la graine ou micropyle, et par conséquent une coope longitudinale de la graine, qui montre la situation de l’embryon, indique en même temps la situation du micropyle, et par suite fait connaître,
* selon la situation de ce micropyle relativement au hile et à la chalaze, si la graine résulte d’un ovule droit, courbé, réfléchi
ou semi-réfléchi. (Voir les mots Ovule, Graine, Chalaze, etc.)
micros , dans les mots dérivés du grec, signifie : petit; en latin par vus, minutas.
miellé, melleus; qui a la saveur et la consistance du miel.
miliaires. Le nom d eGlandes miliaires a été donné jadis (Guettard) aux Stomates , dont on ignorait alors la nature et les fonctions.
Millimètre, Millimetrum;]* millième partie du mètre, la ceii-
MINCE. — MONADELPHE.
tième partie du décimètre, la dixième partie du centimètre, mince, tennis ,*^t, dans les mots composés dérivés du grec, psilos. Se dit d’un organe qui a peu d'épaisseur relativement aux organes analogues. Tennis a été quelquefois employé comme synonyme de gracilis , grêle.
miniatus, rouge de corail; qui a la couleur rouge du minium (oxyde intermédiaire de plomb); par exemple les baies du Solanum miniatum f du Sambucus racemosa , de l’Alkekenge, etc. minimns ; superlatif de parvns. Très petit, le plus petit de tous. minor; comparatif de parvns . Plus petit qu’un autre. minutus, *= parvns ; petit. Dans les mots composés dérivés du grec, micros .
mixtes (Inflorescences). On désigne sous ce nom les inflorescences qui appartiennent en même temps, par leurs différents axes, aux inflorescences indéfinies et aux inflorescences définies, mixte, mixtns, mêlé ; gemma mixta , bourgeons mixtes, c’est-àdire émettant à la fois des fleurs et des feuilles.' mobile, mobilis ; qui se meut très facilement. L’anthère est dite * mobile ou versatile , lorsqu’elle est portée par un filet atténué en pointe; par exemple chez les Graminées.
Moelle, Medulla. On donne le nom de moelle au tissu cellulaire qui , chez les végétaux dicotylédonés , constitue un cylindre central entouré par les faisceaux ligneux disposés en cercle. De la moelle partent des expansions en forme de lames verticales qui sont dirigées vers la périphérie de la tige et sont par conséquent disposées, relativement à la colonne médullaire ou moelle proprement dite, comme les rayons d’une roue autour' de l’essieu ; ces expansions médullaires, qui séparent longitudinalement les faisceaux ligneux * ont reçu le nom de rayons médullaires. — Chez lés végétaux monocotylédonés, le cy~
' lindre médullaire n’est point circonscrit par des cercles de faisceaux ligneux; les faisceaux ligneux le criblent isolément dans toute son épaisseur, de telle sorte que, chez ces plantes, les éléments de la moelle et de la partie ligneuse sont en quelque sorte dispersés dans toute l’épaisseur de la tige. (Voir le mot tige.)
monadelphe, monadelphus; se dit d’organes de même nature
MOXAISDKE. — MONOCLLNE. 669
soudés en un seul faisceau. Les étamines sont monadelphes dans la famille des Malvacées.
monandre, monandrus ; se dit d’une fleur à une seule étamine.
moniliforme, moniliformis ; qui a la forme d’un chapelet, c’està-dire qui se compose d’articles globuleux superposés sur une même ligne.
monoearpiennes (Tiges). De Candolle a donné cette épithète aux tiges qui ne fleurissent qu’une fois et meurent ensuite, et, par opposition , il a nommé polycarpiennes les tiges qui fleurissent pendant un nombre d’années indéfini. Les tiges monocarpiennes sont des tiges herbacées, soit qu’elles appartiennent à une plante annuelle ou bisannuelle, comme chez la Fumeterre officinale ( Fumaria officinalis ) ou chez le Bouillon-blanc (Verbascum Thapsus ); soit qu’elles appartiennent à une plante à souche vivace comme chez le Chiendent ( Triticum repens) et chez la Saponaire ( Saponaria officinalis). Les tiges monocarpiennes ne sont cependant pas nécessairement annuelles comme celles que nous venons de citer; il en est qui végètent pendant plusieurs années avant que la floraison vienne mettre un terme à leur existence; telles sont les tiges de certaines Graminées qui habitent les tropiques, les tiges des Bambous par exemple. Certaines plantes bulbeuses de nos climats présentent un mode de végétation analogue : telle est la Tulipe ( Tulipa sylvestris ), dont le bulbe ( tige raccourcie) fleurit plusieurs années seulement après la germination de la graine , et meurt après cette floraison; ce bulbe est remplacé par des cayeux latéraux (tiges axillaires) qui fleurissent ou non l’année suivante, selon qu’ils sont plus ou moins robustes et volumineux. Les tiges monoearpiennes peuvent donc être annuelles, ou végéter pendant un certain nombre d’années.
monocéphales, monocephalus;se dit d’une tige qui né porte qu’un seul capitule.
monochlamydé, = apétale; chez les dicotylédonés, se dit d’une fleur qui ne présente qu’une seule enveloppe florale.
monocline, monoclinus — monoclinicus ; dont l’androcée (étamines) et le gynécée (carpelles ou ovaire) sont situés sur un
MONOCOTYLÉDONÉ. — MONOPÉTALE.
même réceptacle ou dans une même fleur; monocline est donc synonyme d’hermaphrodite. On applique fréquemment cette qualitication k un capitule dont toutes les fleurs (fleurops) sont • 'hermaphrodites. '
monocotylédoné, monocotyledoneus , = monocotylé ; se dit d’un embryon qui présente deux cotylédons. (Voir le mot embryon.) Monocotylédonés (Végétaux) ; nom donné h l’un des embranchements des végétaux phanérogames et caractérisé par : Embryon . à un seul cotylédon. Enveloppes de la fleur (périanthe) k parties ordinairement en nombre ternaire, colorées, herbacées ou sca rieuses, ordinairementdisposées sur deux rangs, souvent remplacées par des soies, réduites h des bractées, ou complètement nulles. Tige herbacée (dans nos climats), herbacée ou ligneuse dans les contrées tropicales; non séparable en deux zones distinctes de bois et d’écorce, composée de faisceaux qui sont constitués par des fibres ligneuses et des vaisseaux, et sont épars dans la masse du tissu cellulaire, ne formant jamais par leur réunion un cylindre creux; la tige ne s’accroissant pas par des couches concentriques, et la solidité diminuant de la circonférence vers le centre. Feuilles souvent engainantes k la base, entières ou divisées, k nervures parallèles et simples chez les feuilles entières, rarement k nervures ramifiées, monogame, monogamus , = monogamicus. Ce mot est synonyme de dicline.
monogyne* monogynus ; se dit d’une fleur k un seul carpelle. — Autrefois monogyne s’entendait d’une fleur k un seul pistil , que ce pistil fût constitué par un seul carpelle ou par plusieurs carpelles soudés, et s’opposait k polygyne qui signifiait k plusieurs pistils constitués chacun par un seul carpelle, monoïque, monoicus ; se dit d’une plante k fleurs unisexuellcs portées par un même individu.
monopétale, monopetalus. Ce mot est synonyme de gamopétale et antérieur k lui. Par l’un ou par l’autre de ces deux mots, on désigne une fleur, non pas k un seul pétale, comme semblerait l’indiquer le mot monopétale, mais k plusieurs pétales soudés entre eux, au moins dans leur partie inférieure, en
MONOPHYLLE, « MOU.
une corolle qui se détache en une seule pièce, comme l’indique le mot gamopétale auquel nous donnons la préférence pour cette raison. w
monophylle, monophyllus, à une seule feqille ; ex. : Spathe monophylle. Est employé quelquefois comme synonyme de gamophylle (à plusieurs feuilles soudées entre elles); par exemple pour désigner les périanthes à pièces soudées entre elles. monos ou mono, dans les mots dérivés du grec, signifie : un seul ;
en latin unus , et dans les mots composés uni. monosépale, monosepalus = gamosépale. Se dit d’une fleur noa pas à un seul sépale, mais à plusieurs sépales soudés entre eux. (Voir le mot monopétaie.)
monosperme, monospermus , à une seule graine; se dit d’un carpelle, d’un fruit, d’une loge de fruit. S’oppose à oligosperme (à plusieurs graines) et à polysperme (à graines nombreuses). monostachyus , à un seul épi.
Monstruosité, Monstrositas , Anomalie, phénomène tératologique. monstrosus, monstrueux, déformé, anormal, montanus, qui habite les montagnes; alpestris, qui croît dans les montagnes peu élevées ou à la base des hautes montagnes; alpinus , qui croit dans les parties élevées des Alpes, morphe, morphus , dans certains mots corn posés dérivés du grec, signifie : en forme de; ex. ; rhizomorphe ( rhizomorphus)i en forme de racine. La terminaison grecque oides a presque le même sens; ex. : ranunculoides , qui ressemble ù une Renoncule; cyperoides, qui ressemble à un Cyperus. La terminaison forme ou formis correspond pour les mots dérivés du latin à la terminaison morphe , morphus , pour les mots dérivés du grec; ex. : radiciforme, en forme de racine; calyci formis, en forme de calice, etc.
Morphologie. On a désigné sous ce nom la science qui a pour objet l’étude des formes que chaque organe est susceptible de revêtir dans les divers groupes des végétaux. La morphologie est une des branches de l’organographie.
moschatus , musqué ; qui exhale une odeur de musc, mou, mollis; de consistance molle. — Dans les mots dérivés du grec : amalos.
BIUCILAGINEUX . — M.ULTIPÀRTI.
Mousses, Musci. (Voir le motMuscinées.)
niucilagineux , mucilaginosus ; se dit d’un liquide visqueux et
filant. Le suc contenu dans la racine, la tige, les feuilles et les
fleurs des plantes de la famille des Malvacées, est mucilagineux; la plupart des bulbes renferment un suc mucilagineux.
Mucron , Mucro; pointe roide terminant brusquement une extrémité plus oir moins large. — mucroné, mucronatus , qui se termine par un mucron. Une feuille, une capsule, etc., peuvent être mucronées.
multiy ef, dans les mots dérivés du grec, poly; nombreux, en grand nombre.
multicaule, multicaulis ; se dit d’une plante dont la souche émet des tiges nombreuses.
multicéphale , multicephalus ; se dit d’une plante dont l’inflorescence est constituée par un grand nombre de capitules.
multiceps ; se dit d’une racine qui, dès son origine, se divise en plusieurs branches.
multicoccus ; se dit d’un fruit qui se compose de plusieurs coques devenant libres à la maturité.
multicostatus ; se dit d’un fruit qui présente un grand nombre de côtes : de certains fruits d’Ombellifères par exemple.
multidentatus , qui présente un grand nombre de dents.
multifer; se dit d’une plante qui fleurit plusieurs fois par an: par exemple la variété du Fraisier ( Frayaria vesca ) dite : detous-les-mois. '
multifide, multifidus ; se dit d’une feuille dont les divisions sont nombreuses et s’étendent environ dans la moitié de sa largeur (chez les feuilles penninerviées), ou dans sa moitié supérieure (chez les feuilles palminerviées). (Voir la terminaison : fide, fidus.)
multiflore, multiflorus ; se dit d'une tige ou d’un pédoncule portant un grand nombre de fleurs.
multilobé , multilobatus et multilobus ; qui présente un grand nombre de lobes.
multiloculaire, multilocularis ; qui présente un grand nombre de loges.
multiparti , multipartitus ; se dit d’une feuille à divisions nom-
MULTIPLE. — MURIQUÉ. 673
breuses atteignant presque la nervure moyenne chez les feuilles penninerviëes, et le pétiole chez les feuilles palminerviées. multiple, multiplex ; un organe composé est dit multiple lorsqu’il résulte de la réunion dé plusieurs organes libres : ainsi un ovaire ou un fruit multiple est celui qui est composé de plusieurs carpelles libres, les carpelles ne fussent-ils qu’au nombre de deux. L’ovaire ou le fruit est symétrique si les carpelles sont en même nombre que les pétales , et asymétrique par excès ou par défaut, si les carpelles sont plus nombreux ou moins nombreux que les pétales, multiplié, multiplicatus ; De Candolle a nommé fleurs multipliées (flores multiplicati) les fleurs doubles ou pleines , c’est-à-dire dont les pétales sont très nombreux, soit en raison d’un dédoublement des pétales, soit par la transformation des étamines en pétales. (Voir le mot : double.) mulliradiatus ; on nomme Capituli multiradiati les capitules qui présentent à leur circonférence plusieurs verticilles de fleurons ligulés ou tubuleux étalés ert rayonnant. — Se dit aussi en parlant d’ude ombelle qui présente un grand nombre de rayons. — S’oppose à pauciradiatus , qui présente un petit nombre de rayons.
multisérié, multiserialis ; qui est disposé sur plusieurs rangs : Stamina multiserialia, étamines disposées sur plusieurs rangs. multisuturatus ; à plusieurs sutures ou lignes de jonction, multivalve, multivalvis ; se dit d’un fruit qui s’ouvre en plusieurs valves.
munientia ; on a nommé Folia munientia , les feuilles qui abri-
tent les fleurs inférieures. (Inusité.) muriqué, muricatu8 f qui est couvert de pointes robustes et courtes comme par exemple les carpelles mûrs du Ranunculus mûri catus ; — muricatus signifie: qui a des pointes comme une chausse-trape , en latin murex. (La chausse-trape était une machine de guerre à laquelle on a comparé les coquilles char- gées de tubercules épineux du genre Murex.) muscariiformis ( Rich. ) en forme de Muscarium (plumeau à chasser les mouches), signifie qui est en bouquet terminal ou en corymbe. (Inusité.)
67 /* MUSCINÉES (CLASSE DES).
Muscinées (Classe des); cette classe renferme les familles des Mousses et des Hépatiques : elle appartient à l'embranchement des végétaux acotylédonés (Cryptogames) , division des Acrogènes. Nous avons décrit (voir les articles Archegonium et Urne) les organes de la fructification chez les Mousses aux diverses périodes de leur développement, nous n’y reviendrons pas; nous ajouterons seulement queM. Ad. Brongniart regarde ( Dictionnaire classique d'histoire naturelle ) l’urne des Mousses comme pouvant être comparée à une graine nue renfermant de nombreux embryons très simples (spores). VEpigonium (coiffe) correspondrait au testa ; Y Urne correspondrait ail nucelle , sa Membrane interne au sac embryonnaire ; le Pédicelle serait un développement du funicule; et la Columelle (axe central autour duquel sont situées les spores), serait une extension de la chalaze. Il nous reste à dire quelques mots des organes connus sous le nom d 'Anthéridies; on a donné le nom d’anthéridies chez les Mousses, les Hépatiques, et plusieurs autres familles cryptogames à des organes que l’on regarde comme présentant une certaine analogie avec les an- . thères des phanérogames. Au point de vue de la structure , une anthéridie ressemble à un grain de pollen autant qu’à une anthère. Une anthéridie est un petit sac membraneux composé d’un réseau de cellules, et ordinairement porté sur un pédicelle constitué par une cellule ou par plusieurs cellules surperposées ; ce sac contient de petites utricules dans chacune desquelles est renfermé un animalcule doué de mouvements spontanés, qui devient libre par la rupture de l’utricule, et auquel on a donné le nom de Spermatozoaire. Ce liquide, et les corpusculesanimés qu’il renferme ont été comparés à la substance désignée chez les grains de pollen sous le nom de Fouilla ; on ignore , encore la manière dont cette sqbstance est mise en rapport avec les organes désignés sous le nom $ Archegonium, néanmoins on a lieu de croire que le rôle des spermatozoaires n’est pas sans analogie avec le rôle de la Fouilla. Les anthéridies sont situées à l’aisselle de feuilles dites périgoniales, rarement elles sont solitaires : elles sont ordinairement au nombre de deux à cinq à l’aisselle de chacune de ces feuilles. Danscertains groupes