GNIDE DU
rudes atteintes à sa modestie, prétend avoir pris un de ces derniers dans un collet et cela par la queue.
Cet animal est très sensible à l'odeur de la drogue, mélange de whisky, de rognon de castr et de valériane, mais, au lieu de manifester le plaisir qu'il éprouve, ainsi que nous le manifesterions, vous ou moi, il s’y abandonne en se roulant et en se frottant sur l’objet imprégné du parfum de son choix. Il n’est
personne qui n'ait vu les chats en user de pareille
façon sur les plants de cAataires qui semblent Îles attirer imvinciblement.
Le Joup-cervier de T …, se laissant donc aller aux instiucts de sa race, se frotta avec tant d'ach :rnement et de malheur tout à la fois, que le collet, se resserrant peu à peu, il resta pris par lornement terminal auquel ja ne donne qu'à regret le nom de queue.
Je ne crois pas avoir jamais entendu dire qu'un autre animal du bois eut été victime d’une semblable fatalité. J'ai cru longtemps que le récit, d'apparence si prestigieuse, des malheurs de ce loup-cervier plein de guignon, ne dissimulait qu'imparfaitement l'ironie d'un vieril adepte pour un catéchumène qu'il jugeait plein de candeur. Il n’en était rien. Th... m'a aftirmé l'exactitude de son récit, à plusieurs reprises, et toujours avec cet accent qui ne saurait tromper, avec l'accent de la vérité, de la plus pure vérité. Th... est un très brave homme, un excellent homme, dont l'honnêteté en tout est pro-
pris ir la
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donc
verbable, et il croit à son histoire, il y croit ! Ce dernier fait, que j'affirme à mon tour, n'est-il pas plus inmvraisemblable que le premier ?
Prendre un loup-cervier par la queue, passe en core, mais, l'avoir assez pris pour le raconter, quelle abnégation
Le loup-cervier se chasse au collet, nous venons de le voir, au piège, à l'attrape, et rarement au fusil.
Cependant, cette dernière chasse pourrait se faire à l'affût, avec d'autant plus de succès, que le loup cervier affectionne certaines zônes et qu'il serait
assez facile de se placer sur ses voies Mais Île
prendre au piège, à l’attrape et au collet est une
œuvre si facile que l'on ne se sert d'armes à feu que lorsque le hasard vous meët inopinément en sa pré sence.
Dans ce cas, lorsqu'on juge qu'il sera plus sûr de le tirer sur un arbre qu'à terre, ce qui peut se pré senter dans les bois où le sol est couvert d'une épaisse broussaille, on pousse un cri en sautant brusquement. À ce cri, à la vue de cette gambade. l'animal jusqu'alors immobile et les veux fixés sur vous, obéissant à je ne sais quelle terreur, se précipite vers un arbre, en gagne le sommet sans perdre une minute, et de lt reprend sa contemplation d'un air entièrement ahuri. Il ne reste plus qu'à viser juste et ensuite à lever la peau, st lPaventure vous survient en hiver
Le loup-cervier se tue raide avec la plus grande
facilité, contrairement à ce qui se passe d'ordinaire pour les espèces de la race féline qui sont /»mour«bles comme le disent nos chasseurs.
L'attrape, que l’on construit pour le prendre, est semblable à toutes les attrapes (fig. 2, 3, 4). Seule, la cabane qui défend l'accès postérieur de la tombe doit être plus élevée et un peu plus profonde que celle que l'on érige pour prendre le renard. Le loupcervier se sert presque toujours de l’une de ses pattes antérieures, armées d'ongles rétractiles, pour se saisir de l'appât, et n'engage une partie de son corps dans la cabane que lorsque celle-ci est assez profonde pour le forcer à y pénétrer. Généralement, on rétrécit l'entrée de cette dernière au moyen de deux branches de bois que l’on croise à six ou huit pouces au-dessus du sol.
S'il s'agit du piège de fer, on le pose à l'entrée de la cabane, plutôt un peu à l’intérieur. L'appât est fixé en arrière du piège et solidement attaché à un piquet de bois enfoncé en terre. On ne doit pas négliger ies deux branches croisées au seuil de la cabane.
Prés du piquet qui porte l'appat ou sur l'appât lui-même on verse un peu de la drogue du loupcervier, dont la base, ainsi que je l'ai déjà dit, est la valériane ou la chataire infusée dans du whisky en esprit contenant déjà une solution de rognon tondreux où huileux de castor. A défaut de valériane ou de chataire, un fragment de rognon tondreux fixé à l'extrémité d’une baguette fendue suffit pour attirer
le loup-cervier.
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Le piège le plus usité pour la chasse de cet animal est le piège numéro 4 qui s'emploie pour le castor. La chaîne doit être visible et fixée par son organeau à un pieu planté contre l’un des poteaux d'entrée de la cabane. [Il n’est pas absolument nécessaire de recouvrir le piège de feuilles sèches ou de toutes autres matières légéres propres à le dissimuler, et beaucoup de chasseurs négligent cette précaution. A mon sens,ils ont tort, et j'ai toujours eu sujet d'être content d’avoir pris autant de soin pour mes tentures à loup-cervier, que pour celles que je destinais à des animaux moins légers de cervelle. En ne négligeant aucune précaution, une tenture à loup cervier devient en quelque sorte bonne à prendre tout animal du bois. Que de fois j'ai trouvé des miartres, des visons et jusqu'à des renards dans mes tentures à loup-cervier. Il est un autre soin sur lequel je ne saurais trop insister : c'est de ne jamais placer un piège ou un collet sans le munir d’une argiboire, en tout semblable, sauf les dimensions, à celle que j'ai décrite pour la capture de l'ours. Plus l'argiboire est robuste, plus vous avez de chance de réussir, [Les collets se font soit avec de la ligne à morue, soit 2"ec du fil de laiton. Trois fils de laiton de la grosseur de celui des lacets à prendre les lèvres- tressés ensemble, sont très suffisants pour retenir un loup-cervier, surtout lorsque l’extrémité du collet est attachée à une argiboire. Le collet se place à l'entrée de la cabane, entre deux poteaux additionnels de bois sec, mais à une hauteur suff-
sante pour que l'animal puisse y engager la tête sans difficulté. Le diamètre du nœud coulant doit mesurer environ six à sept pouces. Au pied des deux poteaux et tangentiellement à la circonférence du collet, on
dispose les deux branches de bois croisées dont il à
été parlé plus haut. L'appât se met en arrière comme dans les autres tentures. Les meilleurs appâts pour le loup-cervier sont les lièvres, les perdrix, les rats-musqués, que l’on place au naturel ou dont on bourre les peaux, si on veut en avoir la chair, et auquel on donne, au fond de la cabane, la position qui doit rappeler le mieux l'attitude de l'animal vivant. Lorsque le loup-cervier s'est pris dans un piège non muni d’une argibotire, 1] est bon de ne grande prudence.
s'approcher de lui qu'avec la plus £ Il est difficile de se faire une idée exacte du ressort de ses longues pattes armées d'ongles rétractiles et tranchants. Les blessures qu’il fait sont cruelles et fort lentes à guérir.
Ses fumées dures, blanchâtres et qui ressemblent un peu à celles du renard et du chien, fournissent de précieux documents sur son Æabitat et sur les animaux dont il se nourrit. ce qui permet de choisir, à coup sûr, lappât qu'il apprécie le plus au moment où on le chasse. Malgré les vices inhérents à sa race, la femelle du loup-cervier, qui met bas de quatre à six petits, suivant qu’elle est jeune ou vieille,-est bonne mère. La peau de cet animal est estimée. Elle vaut de $2.50 à $4.00. Mais ce dernier prix est rarement obtenu, du moins sur la côte. On étend