LYNNANGLAIS-—(LIS BOREALIS—=TEMM) PAY-SH0 DÉS MONTAGNAIS
Si l’on établissait une échelle de la valeur comparative des facultés intellectuelles ou instinctives que possède chaque animal, on pourrait classer le loup-
cervier très près du dernier échelon. Son instinct
semble peu développé. Il méprise la fidélité et comprend la paternité ainsi que la comprenait le comte Ugolin et comme lui dévore ses enfants pour leur conserver un père. Il est aussi léger dans ses allures qu'il est léger daris ses mœurs. L’élasticité de ses muscles est complète. Il grimpe sur les arbres par plaisir et par prudence. Il y grimpe aussi pour satisfaire ses instincts de voracité. Quelques chasseurs, 1] est vrai, prétendent qu'il ne saisit sa proie que sur les voies solides, ce qui est exact quand il s'agit du lièvre et du rat musqué qui perchent peu, mais, Ce qui est en antagonisme avec la vérité la plus élémentaire, lorsqu'il s'agit des grouses et autres oiseaux que ses yeux lui permettent de voir la nuit et qu'il semble trouver d'un goût délicat et de digestion facile. D'ailleurs, essentiellement carnassier et mangeant sans répugnance de toute chose, quoiqu'ainsi que je l’indiquais, il soit surtout friand de lèvres, de perdrix et de rats-musqués.
Er été, la présence de l’homme ne parait pas lui causer la moindre impression.
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les bo:ds de la rivière Calumet, l'autre sur les rives de la rivière Watichou, ‘Tous deux se laissérent occir à bout portant, ne voulant, sous aucun prétexte, me céder le milieu du chemin, malgré la plus mena çante et la plus expressive des pantomines qu'il m'eût été possible de concevoir. ‘Fous deux res tuent en face de moi, immobiles à quelques mètres à peine, sans manifester la moindre émotion. Etait ce mépris de la vie, ignorance où simple stupidité ? Je l'ignore.
Fous deux sont morts sans profit pour personne, tant l'amas hideux de poils délabrés qui entourait leurs muscles prodigieusement amaigris, était indigne du nom de pelleterie.
En hiver, le loup-cervier engraisse et son poil devient très beau. Sa chair, dont j'ai mangé quelquefois, est excellente et se rapproche un peu de celle de lagneau.
Cet animal se sépare des chats, dont 1} est néanmoins proche parent, par la grandeur de ses pattes. par ses oreilles garnies de pinceaux et par la petitesse de sa queue qui se réduit à un appendice de quelques centimètres de longueur, à peine visible au milieu de la fourrure qui embellit et protège les parties voisines.
Cependant, quelque quasi-rudimentaire que soit ce prolongement des vertèbres coccygiènes, 1l est quelquefois, paraît-il, une cause de perdition pour le loup-cervier. M. Th... , que j'ai déjà eu le plaisir de citer, et dont je tais le nom pour éviter de trop
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