ANGLAIS—FISHER MARTIN—MONTAGNAIS—AN-SHI-KUT
Le pékan—Wystela Canadensis-—1 nn. quotque possédant un instinct assez développé, continue la série des animaux qni n’on rien à contester à l'intelligence proprement dite. Cependant l'expérience produit sur lui une impression très-vive. Le prendre une première fois est chose assez facile, mais sil echappe au piège, il devient malaisé de l'y rattraper énsuite, car 1l se fûte très-rapidement. Il sait alors démolir les cabanes du trappeur en les attaquant du côté opposé au piège. Il sait enc re mieux, cette tâche accomplie, s'emparer sans dangers de l'appât, objet de sa convoitise.
l'est três-gourmand, presque gourmet, si l’on en juge par les garde-manger abondamment garnis des comestib'es de sa prédilection, qu'il se construit à l'extrémité des chicots de pin ou sur certaines épinettes à tête élargie. La perdrix, le lièvre, l’écureuil, les petits oiseaux, les œufs, et ies baies de Mascamina etc., lui servent à varier ses menus. Au milieu de ces mets de choix, le poisson semble avoir toutes ses préférences. Je me suis laissé dire cependant qu'il partageait :e goût dépravé de tous les animaux carnivores qui peuplent les bois pour la chair épouvantablement nauséabonde de la bête puante (Wéphitis Américana—Desm.)
Il grimpe dans les arbres, où il se plait à chasser et où 1l seréfugie lorsqu'un danger le menace.
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Ses fumées, assez semb'ables à celles du loup-cervier mais moins volumineuses, sont quelquefois caractérisées par les écailles de poisson et les graines de mascamina et de bluet,
On ne le chasse jamais au fusil, il faut une chance exceptionnelle pour le voir par corps et le tuer avec cette arme. One prend surtout à l’attrape et au piège.
Je ne décrirai pas l'attrape, qui est en tout semblable à celle dont on se sert pour s'emparer de la martré, mais, Contrairement à ce qui se fait pour celle-ci on tend quelquefois une attrape à pékan au pied d’un arbre. Dans ce cas on construit une tenture comme celle qu'on emploie pour le renard, en ayant soin d'adopter des dimensions un peu moins grandes, et par suite, mieux appropriées à la taille du pékan. On se sert du piège No 2 et même du N° 4— On l'établit a terre au pied d’un arbre et sous cabane-—-Ta partie postérieure de cette cabane doît être solidement charpentée, car, ainsi que je l’ai dit, le pékan futé sait fort bien en disjoindre les piquets et se saisir impunément de l'appât. On défend la partie attaquée de la cabane au moyen d'un second piège bien dissimulé, ou bien l'on attache sur un arbre à proximité, et à une certaine hauteur, un appât três-séduisant, une truite par exemple, et l’on tend en-dessous un piège soigneusement caché. L'animal, en sautant sur l'arbre ou en le quittant, s'y prend quelquefois.
Le pékan ressemble à la martre mais il est plus gros et plus gris de pelage, quoiqu'il s'en rencontre
de très noirs. Ses pistes sont allongées et caractéri-
sées par l'impression très sensibles que les ongles an
térieurs laissent sur la voie.
Le pékan s'écorche en incisant, soit autour des lèvres, soit en dedans des cuisses et la peau s'étend sur moule (fig 7). Sa fourrure très belle et très recherchée se paie de 6 à 8 dollars et quelquefois plus. Rapace, destructeur et nuisible à légal du renard, de l’ours et du loup-cervier, il a de plus que ceux-ci, la chance sans égale d’être de par la loi, à l'abri des poisons délétères toute l'année et des entreprises des chasseurs du rer Avril au rer Novembre, ce qui est du reste, sagement conçu. Cet animal devient de plus en plus rare dans nos bois et semble tous les ans reculer davantage vers le nord. Cette rareté est devenu telle que je n'ai pris depuis que je chasse que deux pékans et encore voilà-t-1l plusieurs années de cela. Aussi cet animal est-il de tous ceux qui habitent les bois, celui dont je connais le moins les mœurs.
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