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A l'article 3, sous le vocable de frovso, on autorise les sauvages à se soustraire au frein de la loi S'ils ont besoin de manger. J'applaudis à ce proviso, puisque cette mesure paternelle se désigne par cette épithète prestigieuse.
Cependant, je me demande pourquoi seulement les sauvages ? Les chasseurs blancs ont-ils lappareil digestif autrement constitué que leurs collègues à peau bistrée ? Sont-ils moins utiles à la prospérité de l'Etat ?
N’eut-il pas mieux valu supprimer ce proviso et laisser la loi suivre son cours avec la même impartialité pour tout le monde, sans distinction de race ? [L est bien entendu que cette critique n’a de valeur qu'autant qu'il n'existe aucun traité accordant aux sauvages un modus vivendi différent de celui qui nous régit. S'il n’en est pas ainsi, cette disposition est une faute. Elle donne aux sauvages des immunités particulières dont ils sont quelquefois disposés àtrop user, au détriment des chasseurs blancs, et dont ils mésureraient, sans aucun doute, plus souvent, si leur douceur naturelle et ler honnêteté n’atténuaient le très vif désir qu’ils on‘ de se débarrasser d'une rivalité qu’ils sont portés à considérer comme attentatoire à leurs droite sur la forêt et sur les ani-
À maux qui la peuplent.
L La chasse des oiseaux semble avoir été mieux ! comprise des législateurs. Cependant il y existe Ë quelques lacunes et des dispositions invraisembla-
blement contradictoires.
CHASSEUR DE PELLEÆTERIE 175 at | C'est ainsi que la loi défend l'enlèvement des at l œufs de l'oiseau et qu'elle permet, à celui-là même pro- | qu'elle menace de toutes ses rigueurs, de tuer le
par mâle qui féconde et la femelle qui pond, sur le nid même qu'elle à voulu protéger. A quoi bon dé- Re fendre l'œuf, si vous autorisez le meurtre de l’ani- 1ppa- mal qui le produit ? Avez-vous donc pensé que ce ques dernier en prévision d'un trépas prochain placerait \étité ses œufs dans des appareils à éclosion artificielle ? | Les eiders surtout, dont la chair succulente est d’un nes lu puissant attrait pour les sauvages, quis’en nourris mpar- sent tout l'été, souffrent beancoup de cette étrange RASE contradiction, sileur Les époques d'ouverture et de fermeture de la Re chasse du canard, de la bécasse, etc., sont judicieuii qui sement choisies et l'on ne peut qu'y applaudir.
on Mais pourquoi ne pas permettre la chasse du )S ; canard ‘a nuit? Pourquoi prohiber l'emploi “es
immu- : :
filets et des fusils de gros calibre une fois sep- SpOsés RES tembre arrivé:
is, et : : À ‘ en La loi, qui dans sa mansuétude m'a permis encore, U , . .
ni par un proviso de l’article 7, de manger, sans être n’atté- Rte : passible d'aucune pénalité, les poulets les dindes et rrasser les canards, que j'élève dans ma basse-cour, a-t-elle -omme
js jugé que cette inqualifiable condescendance devait ES € * A ; 3 ‘ et à i
suffir à tous mes besoins? Si ce n’est point cela, quel est le but de ce proviso trois fois comblé, par le
mieux x \ de nom, par le ridicule et par le mystère ?
existe À Fa L bI Le canard nous arrive en avril et nous quitte en embla-
novembre. Pendant toute la durée de sa repro-
duction, nous ne saurions le tuer, d’autres soins impérieux nous tiennent au large et je comprends et j'apprécie la loi qui nous impose l'obligation de le laisser pulluler. Ce que je comprends moins, ce que je ne comprends même plus du tout, c'est qu'une fois que nous l’avons laissé venir à bien il nous soit interdit d'employer tous les moyens pour nous approvisionner de sa Chair délicate, saine et savoureuse, si facile à conserver dans nos régions froides.
Le législateur ne pouvait ignorer que cet oiseau ne voit dans notre Labrador qu'un lieu qui lui agrée momentanément et qu'aussitôt son œuvre reproductrice accoinpiie 1} nous abandonne pour alimenter les marchés de voisins moins scrupuleux que nous ? Certes, 1l est en soi on ne peut plus louable de saude son pro-
vegarder ainsi le ‘harnoiïs de gueule? chain, mais, ‘* Rabelais ” eut ajouté que rien ne pouvait être ant moult beste et insa/niteux
Pour en finir avec la loi de chasse 1l me reste à
exprimer la seule vérité agréable qui puisse lui être appliquée. Elle est heureusement pour elle, pour le législateur et pour nous, totalement impuissante ! Puisse le tardif flot de lait que je mélange à tant d’amertume lui faire pardonner ma trop inoffensive et trop inutile critique.
H. DE PUYJALON.
soins ds .et de le PO CC c'est en il pour 1e et SION
EAU agrée oducenter ous ?
e sau- | pro- > pou-
este à ui être jour le sante !
à tant fensive