LA VILLE HAUTE
L'enceinte et les portes
L’enceinte de la ville haute, bâtie presque entièrement au XIIIe siècle, présente la figure d’un pentagone irrégulier de 2 kilomètres de tour. Au sud et à 1 est, la colline défendue par des pentes rapides n était
GUIDE AUCHEOLOGIQUE
protégée que par un simple rempart dont la trace est difficile à reconnaître, mais à l'ouest et au nord, du côté du plateau, les murailles très hautes et très épaisses sont flanquées de vingt-ci nq tours alternativement rondes ou carrées. Un fossé large et profond est creusé au pied de l'enceinte au sud et à l’ouest.
I,a tour carrée, dite du Bourreau, s'élève au sud. près de la route de Paris : sa porte murée, qui donnait sur la courtine, a été convertie en fenêtre. En partant de ce point, le mur d’enceinte formait un retour d’équerre occupée par la tour ronde du Luxembourg. On rencontre ensuite le Pinacle, grosse tour carrée où les maires de Provins habitaient au moyen Age, puis une longue ligne de murailles qui aboutit à la grosse tour ronde, dite des Pourceaux, à l’un des angles du pentagone. Une tourelle en saillie sur le mur précède la porte Saint-Jean.
Cette porte en tiers-point, du XIIIe siècle, est flanquée de deux tours rondes dont l’appareil en bossage mérite d’attirer l’attention. L’addition de deux contreforts plaqués sur les tours après coup est bien visible. Les deux salles du rez-de-chaussée, voûtées d’arêtes et éclairées par d’étroites archères, communiquent par un passage souterrain. Au premier étage de chaque tour, des salles identiques sont reliées par un couloir qui passe au-dessus de l'arc de la porte. L’étage supérieur est en ruines depuis longtemps. Cette curieuse construction militaire vient d'être habilement restaurée par M. Nodet.
Les quatre tours rondes et les quatre tours carrées qui font saillie sur le mur d’enceinte, entre la porte Saint-Jean et la grosse tour ronde, dite des Engins, sont divisées en deux étages. La tour des Engins, dont