‹ Guide du duelliste indélicatChapitre 2 sur 38 · DE LA PROVOCATION · texte numérisé non relu

DE LA PROVOCATION

n ne peut se battre avec quelqu'un «an»

l'avoir régulièrement provoqué, ainsi que cela se fait toujours d'ailleurs entre gens distingués. Les motifs? Quand il n'y en a pas, ce sont les meilleurs, ainsi :

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Un homme ne vous a cjen fait, comme il ressemble à votre, pro-

priétaire, il vous déplaît, c'est tout naturel . Si vous êtes honnête, loin de renfermer en vous tout le

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mépris -qu'il vous inspire, vous allez carrément le provoquer.

Ainsi, par exemple, il est en train de lire une affiche, vous l'abordez :

— Que signifie cette manœuvre, Monsieur ; ailKéz-vous l'intention dem'éviter? -

— Moi ! mais... mais, Monsieur je ne vous connais seulement pas !

— A plus forte raison, Monsieur, je ne permettrai pas à un inconnu... ridicule, d'affecter des airs qui me déplaisent.

— Votre carte malotru, voici la mienne, demain vous aurez de mes nouvelles.

Un monsieur fredonne en marchant.

6 GUIDE DU DUELLISTE IN&ëLlC&T

Venez vous planter raide devant lui:

— Que signifie cette stupide gaîté î serait-ce pour insulter à mon

malheur ?... Je vouspréviens qu'une pareille audace m'échauffe singulièrement l'économie animale !

— Ah çà ! mais de quel malheur me parlez- vous?

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^- Je n'ai pas de comptes à vous rendre, entendez-vous ? Seulement je vous défends de me ricaner bêtement au nez.

— Mais...

— Allons, allons, pas de ces mines effarées, votre heure, Monsieur ?

Une autre fois, c'est un habitué

de votre cercle qui s'avance en se tenant la mâchoire.

Cet homme, c'est un pome qui tire à cinq !!!...

— Tiens qu'avez-vous donc, vous souffrez ?

— Oh I... j'ai... un mal... de dents... !

— ■ De dents, de dents, parbleu !

je vois bien que vous n'avez pas mal au coude, vous me prenez donc pour un imbécile ?

Pardieu, monsieur, je ne le souffrirai pas !

Vous m'avez insulté, demain mes témoins iront prendre de vos nouvelles.

Un autre jour, c'est un ami qui s'avance vers vous, un ami qui bégaie.

11 vous tend la main :

— Co... co... co... oment... va la san... san... an... té, et chez... et chez chez. . . et chez chez. . . ez vous ?

— Et chez moi ! comment et chez moi ! est-ce que cela vous regarde ?

Vous vous intéressez à Léocadie

d'une manière insolente, mon cher;

seulement je ne suis pas un mari

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complaisant, moi ; je ne suis pas un idiot, mot ; vous me provoquez en ridiculisant mon honneur, soit I vous m'en rendrez raison.

Ces simples indications suffiront aux personnes sensées, c'est évident, cependant pour les cas parti-

cuUers, écrire à mon éditeur {affranchir).

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