DES VOIES DE FAIT
a simple provocation par parole n*a de chance de réussir, que si on s'adresse aux per- I sonnes d'élite qui ont l'honneur à fleur de peau.
Elle est insuffisante avec les
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gftujats. Avec ces derniers, il est de toute nécessité de passer aux voies de fait. Seulement, pour ne pas avoir l'air d'un fou, pour ne pascalottersans raison un monsieur qui ne vous dit rien, il faut agir avec une certaine délicatesse, et trouver au moins un semblant de prétexte.
Si on ne trouve pas le prétexte avant, on se contente de le trouver
après voilà tout, mais il en. faut un.
Le. prétexte se trouve avant^ quand le provoqué par parole, se contente de hausser les épaules ; on le giflfle, ça c'est de règle.
On le trouve après dans les cas suivants :
Vous rencontrez dans la rue, au bois, sur les boulevards, n'importe où, un individu que vous reconnaissez pour avoir complété l'omnibus devant votre nez un jour de pluie.
Vous ne faites ni une ni deux, vous lui tombez dessus, et-..yous lui administrez votre pied entiSé* les pans de sa redingote.
Le monsieur se retourne furieux, il veut une explication cet homme.
Alors vous prétendez l'avoir pris
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pour votre notaire, mais puisqu'il prend les choses comme ça, vous ajoutez : « Je suis d'ailleurs tout prêt à vous rendre raison, vieille brute. »
Au café, un habitué vous déplaît à cause de sa manie de renifler.
Vous vous placez près de lui, et vous mettez du fil à votre pipe tout simplement.
Seulement au moment de tirer le fil, vous feignez de l'échapper, et vous envoyer votre coude dire un petit bonjour à l'œil de ce monsieur.
L'habitué se fâche, vous n'avez pas l'air d'y faire attention ; il crie plus fort, cela vous contrarie : vous rappelez mauvais drôle, et vous
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lui demandez de quoi monsieur se mêle.
Il se rebiffe, alors vous n'y tenez plus, vous lui fourrez votre pipe dans le nez en ajoutant : Puisque ça ne vous convient pas, bonsoir, nous nous reverrons demain.
Autre cas :
Vous jouez aux cartes avec un monsieur que vous connaissez de vue ; vous commencez par lui gagner tout son argent, et lorsqu'il n'a plus le sou, vous lui jetez les cartes à la figure en le traitant de voleur.
Il faudra que cette personne vous donne satisfaction ou bien qu'elle reconnaisse son indélicatesse.
Maintenant, si vous ne trouvez pas d'aussi bonnes raisons que les précédentes, vous avez la ressource de causer tranquillement avec le monsieur qui vous ennuie, et quand vous êtes sûr qu'il n'y a pas de danger d'être entendu, vous l'appelez vieux crétin ou bien vous lui dites : Dites donc, pourquoi donc
avez- VOUS l'air d'un coc... her de fiacre ?
C'est alors lui qui vous saute
dessus. Vous affirmez devant les gens qui accourent que vous n'avez rien dit à ce butor, et vous le pro-
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vpqiuz raide comme balle. S'il .refuse, on le roue de coupe et la galerie vous donne raison.