‹ Guide du forestier (volume 2)Chapitre 21 sur 52 · TAILLIS · texte numérisé non relu

TAILLIS

ployés, 1l sera très-avantageux et très-économique de profiter des temps de neige pour enlever les bois à l’aide de ce moyen de transport. |

En définissant l'opération qui porte le nom de balivage , nous en avons signalé l'importance. C’est, en effet, de la manière dont on procède à la marque des réserves que dépendent le bon état et la richesse d’un taillis sous futaie.

Un balivage bien fait doit tendre à conserver toujours la valeur de la futaie sans diminuer celle du taillis. Ce but est difficile à atteindre. La physiologie, végétale nous apprend, en effet, que tout obstacle apporté à l’accès de la lumière est une cause de ralentissement de la végétation. Les arbres réservés sur les taillis doivent. donc arrêter sa croissance. D'un autre côté, si l’on tient à ne pas diminuer la richesse d’un peuplement, il faut toujours réserve: des baliveaux, des modernes et même des ancien en assez grand nombre pour remplacer ceux qu ..: sont abattus à chaque exploitation. Voici les règles indiquées par la théorie et confirmées par l’expérience, qui permettent de satisfaire à peu près à ces deux exigences contraires.

Choisir autant que possible les baliveaux parmi les brins de semence, sans exclure les rejets de souche qui ont le pied sain. Ne marquer que des sujets dont la tête est vive et bien venante. Plus un arbre est

élancé, moins 1l est nuisible à ceux qu’il domine. On “devra néanmoins ne pas réserver des brins trop grêles, car 1ls se courbent et se brisent lorsqu'ils se trouvent isolés. On préférera les essences qui donnent un couvert léger, comme le chêne, le frêne, le bouleau, sans exclure cependant les hêtres et

+ autres arbres à couvert épais; mais on évitera de. réserver les trembles, les bois blancs, qui donnent des semences légères, abondantes et d’une reproduction Si facile que les taillis seraient bientôt envahis par les nombreux semis de ces essences de qualité inférieure. Dans les taillis de chêne, on pourra réserver, au besoin, quelques pins destinés à servir de porte-graines pour propager cette essence dans les clairières. |

Les modernes devront être marqués parmi les baliveaux les mieux venants et les plus élancés des es-

AS. TR Le ;

1 sences à couvert léger. On exclura de cette catégo- “rie de réserves ceux des arbres conservés dans les exploitations précédentes qui donnent des marques de dépérissement, ainsi que ceux qui s’élalent et écrasent le taillis.

Les anciens seront choisis parmi les modernes les plus beaux. On évitera en général de marquer comme anciens les charmes et les hêtres, qui donnent un

. couvert trop compacte. À l’état de baliveaux ou de modernes, ces arbres ont pu être réservés sans

DATRLTS. P49 nuire à la croissance du taillis, mais lorsqu'ils ont acquis un grand développement, ils arrêtent sa vésétation sur toute la surface qu'ils recouvrent de leurs branches.

Les réserves devront toujours être espacées de manière à ne donner en aucun point un couvert trop épais; on les espacera d'autant plus qu’elles seront plus touffues. Si le sol offre des pentes prononcées , la réserve sera moins abondante que dans les terrains plats. Elle sera plus serrée si l’exposition est chaude, et si le sol léger demande à être abrité.

Certains propriétaires, dans un but mal entendu de conservation, réservent dans leurs coupes tous les arbres qui leur paraissent propres à fournir de belle futaie; ils arrivent ainsi à transformer leurs tallis en futaies batardes dont la régénération est tout à fait compromise; c’est un écueil à éviter. Les taillis composés doivent toujours être traités comme taillis. Une réserve bien entendue ne doit pas empécher la production des rejets de souche, elle doit, au contraire, la favoriser par l’abri qu’elle leur prête.

Dans les sols fertiles, où le tallis a une rapide croissance, on peut d'autant mieux multiplier le nombre des modernes et des anciens’ que ces arbres, ayant une grande hauteur, gèneront moins le développement du sous-bois.

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Dans les terrains maigres et secs exposés au midi on marquera au contraire beaucoup de baliveaux, mais l’on conservera peu de modernes et encore moins d'anciens, parce que ces arbres ne prenant pas de hauteur, la valeur qu'ils acquièrent en restant sur pied ne compense pas celle qu’ils font perdre au taillis.

Entretien des taillis. — Les grands taillis et surtout ceux qui doivent être écorcés gagnent beaucoup s’ils sont nettoyés. Dans ces nettoiements on enlève les épines, les morts-bois et les brins trainants; on ébranche les perches de chaque cépée de manière à favoriser leur croissance en hauteur; on extrait les bois blancs s’ils sont en trop grand nombre. Ces opérations s'effectuent versles deux tiers de la-révolution. On avance ou on retarde le nettoiement suivant la vigueur de la végétation et la valeur des produits qu’on en pourra obtenir. |

Les taillis de chêne situés sur des sols maigres et sans profondeur, comme on en rencontre tant dans les montagnes granitiques ; deviennent souvent trèsclairs. Lorsque ces bois ont été soumis à des exploitations réitérées et parcourus par les bestiaux, ils s’appauvrissent, la bruyère les envahit et les repeuplements par voie de semis naturels n’y réussissent plus. Les vieilles souches meurent alors les unes après les autres, et comme elles ne sont pas rem-

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placées , le bois finit par ne plus se composer que de cépées éparses au milieu de clairières couvértés de bruyères, d’ajoncs ou de genêts.

Ces taillis clairiérés occupent en France de vastes étendues; ils témoignent de l’incurie de leurs possesseurs et de la négligence des personnes préposées à leur surveillance. Il n’est pas facile de restaurer des bois arrivés à cet état. Le premier soin à prendre, c’est de supprimer la cause première de lappauvrissement du sol, le pâturage. Si cette suppression ne peut se faire en une année, on se bornera à mettre en défens les coupes au fur et à mesure de leur exploitation; mais on ne permettra pas aux troupeaux d'y rentrer plus tard. On s’occupera ensuite de regarnir les vides. | |

Il paraît tout naturel de prendre pour cela des plants ou des graines de l’essence qui forme les taillis, et de s’en servir pour reboiser les clairières. Ce procédé n’est cépendant ni le plus simple n1 le plus économique. Dans les sols appauvris, comme ceux dont il s’agit, les plantations d’essences feuillues réussissent mal, et les semis sont étouffés par la bruyère.

Le seulmoyen qui ait presque constamment été suivi de succès consiste à adjoindre aux chènes des pins, dont le couvert fait disparaître la bruyère, et dont les aiguilles fertilisent le sol appauvri. Voici

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comment on procède à cette opération : à l’automne qui $uit la vidange de la coupe à regarnir, alors que tous les bois on été enlevés et que le sol est encore sillonné par les ornières des voitures employées à la

vidange, on ouvre, dans toutes les parties clairiérées,

des potets séparés Pun de l’autre par un intervalle de 1,50 dans un sens et de 2 mètres dans l’autre. La dimension des potets sera déterminée par l’âge des plants qu'on aura à sa disposition. Au commencement du printemps, on plantera dans ces potets des pins de 2 à 3 ans, extraits de pépinières et soisneusement tenus à l’abri du soleil. Si l’on a eu la précaution d'établir à portée une pépinière volante d’où l’on puisse extraire les plants en mottes, le succès sera presque assuré.

En même temps que l’on plante les pins dans les trous préparés à l’avance, un ouvrier muni d’une pioche et d’une gibecière pleine de glands sémera, au milieu de l'intervalle de 2 mètres qui sépare les

lignes des plantations, une ligne de glands espacés .

de 1m,50. On ne fait pas préparer à l’avance les trous destinés à recevoir les glands, parce qu'ils se remplissent souvent d’eau qui fait pourrir le germe. Il suffit d’ailleurs de deux ou trois coups, de pioche pour bien ameublir la terre dans laquelle on place

les glands.

Il vaut mieux semer au commencement du prin-

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temps qu’au commencement de l’hiver. A la vérité, on a l’embarras de conserver les glands pendant trois mois; mais comme ils germent peu de temps | après le semis ils ne courent pas autant de risques | d’être mangés par les mulots et les sangliers que lorsqu'ils passent cinq mois en terre. Au mois de jum, après les pluies du solstice, il est très-utile de faire donner un binage aux plantations pour dégager les jeunes plants des herbes qui pourraient les gêner, On répétera cette opération au commencement de l’automne, époque où l’on remplacera les plants manquants. |

L'année suivante on binera de nouveau la plantation à la fin du printemps et de l'été; l’on pourra ensuite se dispenser de tout autre travail d'entretien. Si l'opération a été bien faite, et si d’ailleurs les ac-cidents météoriques n’en ont pas compromis le succes , les pins doivent être assez vigoureux pour lutter contre la bruyère, qi’ils finiront bientôt par dominer. La végétation des chênes restera assez languissante tant que les pins seront petits; mais aussitôt que ceux-ci commenceront à s'élever, les chènes entreront en lutte avec eux et ne se laisseront pas dominer. À la révolution suivante , on pratiquera dans les pins une forte éclaircie, afin de laisser les chênes prendre le dessus, et, plus tard, on pourra reprendre l'exploitation en taillis, avec la précaution

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de garder comme réserves quelques pins destinés à donner des semences.

Ces repeuplements continués après la vidange de chaque coupe feront peu à peu disparaitre tous les vides. Les cépées anciennes prendront une nouvelle vigueur, et la bruyère sera partout chassée par le pin qui couvrira bientôt le sol de son ombre et de ses aiguilles.

L'espèce de pin à employer comme essence accessoire pour la restauration des taillis dégradés variera suivant la région et la nature du terrain. Dans les plaines de l’Ouest et du Sud-Ouest de la France, on pourra se servir de pin maritime; mais lorsqu'on avance vers l’Est ou qu'on s’élève dans les montagnes, cette essence doit être remplacée par les pins sylvestre et d'Autriche. On préférera ce dernier pour les repeuplements à faire dans les terrains calcaires. Quant au sylvestre, il sera toujours employé avec grand succès dans les terrains siliceux et surtout dans les granits, pour lesquels il paraît avoir une prédilection marquée.

Dans tout ce qui précède, il n’a été question que de la restauration des taillis de chêne dans les terrains pauvres. Certains taillis de bois durs, situés dans des terres argileuses, fortes et de bonne qualité, présentent bien souvent aussi de vastes clairières. Cet état est souvent dû au pâturage, qui détruit les

TAILLES: à 125 semis à mesure qu'ils se produisent. Dans ces conditions , il suffit le plus souvent de mettre le bois en défens pour voir les vides se repeupler naturellement. Ils se garnissent d’abord de morts-bois, tels qu'épines noires-et blanches, marceaux, viornes, cornouillers, puis, au bout de quelques années, on voit surgir des chênes, qui, après avoir longtemps langui sous le couvert épais de ces broussailles, finissent par prendre le dessus. On facilite la croissance des chênes en étêtant les morts-bois qui les entourent. Il faut se garder de les couper par le pied, car ils n’en prendraient que plus de vigueur.

Quand le chêne a disparu du peuplement, on ly introduit de nouveau au moyen de plantations par placeaux faites après la vidange. On appelle placeau un cercle d’un mètre environ de rayon qu’on cultive soigneusement, et dans lequel on plante trois ou quatre brins de chène. Les placeaux sont épars dans la coupe, mais l’on a soin de ne pas les mettre sous le couvert des réserves; ils sont piochés deux fois par an ; les fourneaux à charbon font de très-bons placeaux. |

Cultures spéciales. — On désigne sous le nom de furetage réglé un mode de traitement qui consiste à enlever sur chaque cépée les brins les plus gros, en réservant les autres pour être coupés aux exploitations suivantes. Ce système n’est guère appli-

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qué qu'aux taillis de hêtre, dans les montagnes du Morvan et du Rouergue. Il offre cet avantage de ne pas dénuder le sol, et de maintenir l’activité de la végétation dans les souches de hêtre, qui perdent souvent la faculté de produire des rejets lorsqu'elles sont coupées à blanc étoc.

Pour régulariser le furetage, on partage la révolution en deux ou trois périodes, pendant chacune desquelles les exploitations parcourent toute la forèêt. Si, par exemple, la révolution est de 50 ans, on la partagera en trois périodes de 10 ans et on divisera la forêt er 10 coupes; dans chaque coupe on ne prendra que le tiers des brins, en choisissant les plus âgés de manière qu'il reste sur chaque cépée des brins de 10 et de 20 ans; à la coupe suivante, qui revient 10 ans après, les brins qui avaient 20 ans en ont 30, ceux de 10 en ont 20 et les jeunes rejets remplacent les brins de À à 10 ans. Par ce procédé on assure la perpétuité du taillis, mais à condition toutefois de remplacer par des plantations les souches qui meurent. |

Si l’on néglige ce soin, 1l ne tarde pas à se former des clairières , car les faines produites par des brins de 30 ans sont trop rarement fertiles pour pouvoir assurer un repeuplement naturel efficace.

— Le sartage est un mode d'exploitation à la fois forestière et agricole qui consiste à couper les taillis à

PAÉBÈLIS. 127 blanc étoc, à brüler les bruyères et les branchages et à ensemencer en céréales le sol ainsi écobué. Ce système de culture n’est guère usité qu’en Ardenne. Il permet aux populations de cette contrée d'obtenir sans engrais et presque sans culture les grains dont ils se nourrissent; 1l active la végétation du chêne qui forme le peuplement des taillis sartés, et permet d'en tirer d'excellentes écorces. Le sarage se fait à feu couvert ou à feu courant.

Pour essarter à feu courant, on pèle le sol à la houe sur une épaisseur de 10 centimètres, et l’on forme, avec les mottes de terre et de gazon, des fourneaux qu'on allume dès qu'ils sont suffisamment desséchés. Le feu dure plusieurs jours. Quand les cendres sont refroidies, on les répand sur toute la coupe. Le |

On pratique le sartage à feu courant en brülant sur le parterre même de la coupe tout:s les menues branches qu’on y a laissés sécher jusqu’au mois de septembre. On allume ces branchages, en prenant la précaution de garantir les taïllis voisins par une bande gazonnée d'environ 20 mètres de largeur. Pendant la durée de la combustion, des hommes placés sur cette bande gazonnée empêchent le feu de la franchir. |

Lorsque les cendres produites par la combustion des fourneaux ou des raunilles ont été répandues sur la

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coupe, on donne une culture à la houe et l’on sème du seigle.

Le sartage à feu couvert est plus nuisible que celui à feu courant. Le feu courant effleure seulement les souches, et ne les empêche pas de produire l’année suivante de vigoureux rejets. L’enlèvement de toute la couche superficielle du sol, pour former les fourneaux, amène la destruction de l’humus, et, par suite, l’appauvrissement du terrain. On atténue les inconvénients de ce mode en formant les fourneaux avec lés herbes , la mousse et les gazons , sans enlever des mottes de 10 centimètres d'épaisseur, comine cela se fait ordinairement. Les fourneaux faits ainsi brülent vite, produisent une cendre fertiisante, et leur confection n’entraine pas la destruction de toute la couche d’humus: ia

Les tallis soumis au sartage s’exploitent ordinairement sans réserves: Leur régénération ne peut donc se fre que par des repeuplements artificiels.

On emploie au tannage des cuirs Pécorce de beaucoüp d'espèces d'arbres ; mais, en France, on ne se sert guère, pour cet usage, que de l’écorce du chêne:

Les meilleures écorces sont minces, blanches et

fermes. Celles qui proviennent de taillis de 12: à 20 ans sont les plus estimées.

L'exploitation des taillis destinés à -être écorcés ne peut se faire qu'en temps de séve; c’est-à-dire

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depuis le moment où le bourgeon s’entr'ouvre jusqu'à celui où la feuille développée commence à prendre de la consistance. L’écorcement est d’autant plus facile que le mouvement de la séve ascendante est plus actif; il devient impossible quand, ce mouvement ayant cessé, le bois et l’écorce se trouvent soudés par la couche de cambium qui s’est interposée.

Dès qu’ils reconnaissent que l'écorce se détache aisément, les ouvriers se hâtent d’abattre le taillis et de couper les branches trop faibles pour être écorcées. Chaque brin est placé sur un chevalet, et l’on procède de suite à l’écorcement; cette opération doit se faire dans un délai de 4 à 5 heures après l’abatage.

L’écorce est.coupée circulairement, à la serpe, de manière à former des fourreaux de 1,16 de lonœueur; puis, chacun de ces fourreaux, fendu en long, est détaché de l’arbre au moyen d’un os taillé en . forme de coin. Aussitôt que le fourreau est détaché, on le met sécher à l’ombre sur des branchages. Quand le séchage est complet, on forme, avec plusieurs fourreaux, des bottes, dont les dimensions varient suivant l’usage du pays. Dans le bassin de Paris, on donne aux bottes 1m,14 de long sur 1,14 de circonférence. Chacune est liée aux deux bouts et doit peser de 18 à 20 kilogrammes.

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Il est frès-important de ne pas laisser mouiller l'écorce, car l’eau dissout une partie du tannin qui est la substance à laquelle elle doit ses propriétés industrielles ; aussi certains fabricants font construire, à l’aide de planches ou de toiles, des hangars pour mettre leurs écorces à l’abri de la pluie.

On ne se borne à pas à enlever l’écorce des brins du taillis ; on profite aussi de celle des réserves abandonnées à l'exploitation; quoique de qualité inférieure, elle trouve encore son emploi.

On compte qu’un ouvrier peut, par jour, en bonne saison, fabriquer de 6 à 9 bottes des dimensions indiquées plus haut. Quand l’écorcement se fait bien, on tire d’un stère de bois taillis 50 à 60 kilogr, d’écorce. - |

Les jeunes taillis de 15 ans donnent-én poids moins d’écorce que ceux de 20 et 25 ans ; maï$ sa qualité est bien préférable. Au reste , la valeur commerciale de l’écorce varie très-sensiblement suivant la provenance et surtout suivant les soins apportés à la fabrication. | — Le liége n’est autre chose que l’écorce d’une es-

pèce de chêne que l’on trouve dans le midi de la France, en Espagne, en Italie et en Algérie. L’écorce de ces chênes-liége est très-épaisse, légère, élastique; mais elle n’acquiert toutes ces qualités qu’au moyen d’une opération qu’on désigne sous le nom de

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