__ LE PIN MUCHO
Fig. 67.
Rameau avec chatons mâles. — Floraison, mai-juin; maturité, octobre de la seconde année; dissémination, mai suivant.
Fig. 67. — LE PIN MUGHO.
(Pinus Mugho.)
Le mugho, appelé aussi pin de montagne, torche-pin, ressemble beaucoup au pin sylvestre; mais ses aiguilles sont plus courtes; ses cônes, plus petits, pendent aux branches et sont recourbés vers le sol.
Le mugho croît sur les hautes montagnes vers les limites de la végétation forestière, et se trouve à l’état d’arbuste dans les pâturages élevés, sur les terrains tourbeux et marécageux.
Le mugho, dont la constitution est très-robuste, résiste à toutes les intempéries. C’est une essence précieuse pour fixer le sol sur les versants élevés où aucune autre essence ne peut prospérer.
Son bois n’a de valeur que pour le chauffage.
Fig. 68. — LE PIN MARITIME.
Floraison, mars-avril; maturité, octobre de Ia
seconde année ; di
mn
alneau avec un COnNe. =——
tion, printemps suivant.
sseminat
Pic. 68. — PAIN MARITIME.
(Pinus Pinaster.).
Le pin maritime habite de préférence les contrées voisines de la mer. On le trouve aussi dans les plaines du centre de la France ; mais comme 1l redoute beaucoup la gelée, il y atteint rarement de belles dimensions. La semence met deux années à mürir, elle se dissémine en mal. Croissant sous un climat très-régulier, le pin maritime produit des graines presque tous les ans; aussi sa régénération est-elle facile,
C’est avec ce pin qu'on est parvenu à fixer la srande bande de sable qui longe les côtes de” l'Océan depuis Bordeaux jusqu’à Bayonne.
Les jeunes plants sont assez robustes pour se passer d’abri quand le sol est un peu garni; mais dans les sables purs comme ceux des Landes, on est obligé de faire les semis sous une couverture de branchages à moitié ensablés. Les graines germent sous ces abris, et les jeunes plants, passant à travers leurs interstices, ont bientôt couvert et fixé le sol.
Le bois du pin maritime n’est guère propre qu’au chauffage. Au reste, la production du bois n’est pas l'objet le plus important de la culture de cet arbre, * qui est en général destiné au gemmage. Dans les pays du centre, où le gemmage est peu lucratif, on fait avec les jeunes pins du bois de four dont l'emploi est considérable. :
Fig.