LE PIN LARICIO
Jeune pousse avec chatons mâles. — Floraison, mai; maturité, octobre
de la seconde année; dissémination, printemps suivant.
CN
Fig. 69, — LE PAIN LARICEO.
(Pinus Laricio.)
Le laricio diffère du pin sylvestre par ce qu’il a les pousses plus vigoureuses , les aiguilles plus longues et plus fortes , les cônes plus grands. Son tempérament est robuste, sa croissance rapide. Il s’exploite comme ce dernier. |
La variété connue sous le nom de pin noir d’Autriche est remarquable par sa vigueur et par la facilité avec laquelle elle croît sur des sols de qualité inférieure. Les terrains calcaires secs, qui conviennent à très-peu d’essences, ne lui sont pas aussi défavorables que les fonds argileux et humides.
La culture du pin laricio est la même que celle du pin sylvestre; ses jeunes plants se passent de tout abri. Les racines, très-traçantes, s'étendent au loin.
Le pin noir a la tête fournie ; dans les contrées mon- . fagneuses où les neiges sont abondantes, ses branches sont souvent brisées. Si le sol est peu profond, l’arbre tout entier est souvent renversé par le poids des neiges qui s'accumulent sur son épais feuillage.
Le bois du laricio est très-bon pour la charpente. On extrait aussi de cet arbre une résine qui sert aux mêmes usages que celle du pin maritime. Les procédés d'extraction sont à peu près les mêmes. .
Fig. 70, — LE MÉLEZE.
Jeune branche portant une galle à la base d’un rameau secondaire. — Floraison, mars; maturité, novembre; dissémination, juin-juillet suivant.
Fig. 70. — LE MÉLÈZE.
(Larix Europæa.
Le mélèze est le seul des résineux de nos climats qui perde ses feuilles chaque année. C’est un arbre éminemment montagnard ; 1l ne prospère qu'à de hautes altitudes et dans les sols frais et profonds des vallées supérieures. Transporté dans les plaines et les montagnes du centre de la France, il croit rapidement jusqu’à 30 ans ; mais vers cet âge 1l se couvre de mousse ef dépérit promptement ; son bois reste mou et spongieux. Dans les Alpes, il vit jusqu’à 900 ans et produit un bois comparable au chêne pour la durée et la force. |
Les repeuplements naturels de mélèze se font par petits bouquets. Il est difficile d'obtenir des massifs réguliers avec cet arbre, qui ne supporte pas le couvert; aussi ne peut-on lui appliquer le système de la futaie pleine. Le mélèze aime à croître isolé, en pleine lumière; c’est Parbre qui convient le mieux pour garnir les pâturages des montagnes, car son eouvert léger laisse croître l'herbe. Le jardinage est le mode d'exploitation qui paraît le mieux lui convenir.
On emploie le bois de mélèze au chauffage, mais il est surtout précieux pour les ouvrages de charpente. et de menuiserie.