‹ Guide du Forum romain et du Palatin, d'après les dernières découvertesChapitre 4 sur 4 · V. Urlichs, Codex Urbis Momae topogr. pag · texte numérisé non relu

V. Urlichs, Codex Urbis Momae topogr. pag

11 liment s'élevait vis-à-vis de la porte Capène, qui était placée de ce.'côté vis-à-vis du Palatin.

es --;

ce c

Kl §<

Enfin au pied de cette partie de la colline resta jusqu'au xvi'" siècle l'ancienne église de Sancfa Liicia in Septisolio qui tira son nom du Septizonium.

Quittant cet endroit, nous nous dirigeons maintenant vers les ruines qui y sont demeurées debout.

Il est bien difficile de se reconnaître dans ce dédale de murailles croulantes. Quelques restes de salles, des traces d'un escalier montant à un étage supérieur, c'est tout ce que nous pouvons distinguer. Cependant nous n'hésitons pas à voir là les ruines des Thermes, comme le montrent les conduites d'eau sous le pavé de marbre et les parietes tuhulatae, ou murs perforés, distribuant la vapeur dans les salles de bains. Les ruines qu'on voit plus près du Stade et de la grande loggia appartiennent probablement au palais proprement dit. On y a déblayé tout récemment quelques chambres qui étaient toutà-fait inaccessibles, au niveau inférieur, où on voit encore quelques traces de peintures.

Cette esplanade s'interrompt brusquement du côté du midi; un petit pont la fait communiquer avec une longue terrasse, portée ]:»ar trois ordres superposés d'arcades. Arrêtons-nous un moment sur le pont. Audessous, nous voyons un chemin que nous prendrons au retour, et qui aboutit à droite au mur courbe de l'extrémité du Stade, que nous avons déjà vu, et à gauche au soubassement du Septizonium (fig. 40). Le constructions se continuaient-elles jusqu'à cette porte? On pourrait le prétendre en constatant que la ligne des arcades se prolongeait autrefois vers l'est. On peut, du moins, affirmer avec certitude que le niveau des Thermes se continuait sans interruption jusqu'à la terrasse, que la faille brusque qui les sépare a été occasionnée par l'écroulement des voûtes, et que la terrasse était comme une loge dépendant des Thermes, et offrant une vue magnifique sur les lointains de la campagne. Pour jouir de cette belle vue le visiteur doit monter sur la terrasse. On y verra vers le sud la ligne de la voie Appienne avec le groupe colossal des Thermes de Caracalla; à gauche le Mont Coelius avec ses monuments, un peu plus à gauche, au fond de la voie Triomphale, l'Amphithéâtre Flavien; en regardant vers l'ouest l'œil s'arrêtera sur la vallée du Grand- Cirque, entre le Palatin et l'Aventin, et distinguera .les deux parties de cette dernière colline, le

petit Aventin (Ste-Balbine) et le grand Aventin (Ste-Prisque et Ste-Sabine).

co

kl

Après avoir "admiré ce spectacle, on doit descendre à la rue des arcades représentée dans la fig. 40 et. en traversant l'extrémité du Stade, on verra en sortant et presque vis-à-vis la partie postérieure d'une autre

131 DEUXlPîMK PARTIK

loge impériale qui donnait sur le Grand-Cirque et de laquelle on pouvait assister aux spectacles. En avançant, on voit en bas les traces d'une rue de communication entre le Cirque et le palais impérial. Après avoir traversé le pulvinar d'Auguste on arrive à une esplanade qui est de la plus grande importance.

Tro'sième groupe de monuments.

Le temple de Jupiter — les monuments primitifs — le temple de Cybèle — la maison des peintures — la maison des Flaviens — la maison de Tibère et de Caligula.

Cette partie correspond au Palatium proprement dit et on y voit des monuments de la plus haute importance.

Temple de Jupiter Vainqueur.

Le premier monument qui se présente à nous, au débouché du sentier, à côté de la petite maison de Farnèse, bâtie sur les ruines, est le temple de Jupiter Vainqueur, enregistré parmi les édifices sacrés de la X^ Région, dans la Notitia regionum urhis Eomae, sous cette désignation: aedes lovis Victoris.^ Bien que nous n'ayons aucun renseignement topographique précis sur l'emplacement du temple de Jupiter Vainqueur, nous pouvons, en procédant par élimination, lui attribuer les ruines situées sur le lieu où nous sommes arrivés. Nous avons la liste des principaux sanctuaires du Palatin ; et, à l'exception de Vaedes lovis Victoris. nous connaissons la position de chacun d'eux. De plus, Pline dit expressément que le temple de Jupiter Vainqueur était parmi les plus remarquables. Ce renseignement s'accorde parfaitement avec l'importance des

^ Qu'on se rappelle que la Notitia est un catalogue officiel des Bégions de Borne, qui fut dressé vers la fin du quatrième siècle.

restes que nous avons sous les yeux. Entiii, le uoyau principal des ruines est en opus quadratum de l'époque républicaine; or Tite Live nous apprend que le temple fut construit en action de grâces à Jupiter, à la suite de la victoire sur les Samnites, l'an 459 de Rome. ' On sait que la guerre Samnite eut une grande importance, puisqu'elle ouvrit l'ère des conquêtes dans la partie méridionale de l'Italie, et qu'ainsi elle mit les Romains en contact avec les colonies grecques. C'est alors que fut établie la voie Appienne, qui devint, pour ces régions du midi, le signe de l'hégémonie romaine.

Le temple était tourné vers la vallée du Grand- Cirque, au midi, du côté de la région habitée par les Samnites.

La cella du temple primitif fut construite en gros blocs de tuf. Des tronçons de colonnes en pépérin, trouvés à cette place, dénotent aussi une haute antiquité. Cependant, une maçonnerie qui masque, sur quelques points, le mur de la cella prouve que le temple fut restauré à une époque plus récente. On y remarque aussi des briques de l'âge des Antonins ; et c'est vraisemblablement de cette époque que date l'escalier monumental, qui s'élève, par plusieurs séries de degrés, de la place au temple.

Sur l'une des plates-formes de l'escalier, on a placé une base dédicatoire en marbre trouvée près d'ici. C'est un monument votif élevé par Gnaeus Dcmitius Calvinus, pontife, consul pour la deuxième fois et hn2)erator. Ce général, qui avait glorieusement figuré à la bataille de Pharsale, dans l'armée de César, fit graver cette base à la suite des victoires remportées en Espagne.

Groupe des monuments primitifs.

A gauche de la façade de ce temple on arrive à la partie supérieure de la montée dont nous avons vu

^ Tite Live, Hisf. X. 29, 14.

IBP) DEUXIÈME PARTIE

le^point dedé|)art au bas de la colline fprès de l'autel du ^énie de Rome) et (jue Plutarque dé.signe]°.sous le nom de « montée du Beau Rivage » et que Solinus appelle scalae Cad. ' Ce clivns antique, qui a gardé son dallage de lave, aboutit à la porte ajjjielée ])ar nous porte dit Vélabre ou du Liipercai. C'est la seule des quatre portes du Palatin qui n'ait pas été transformée en une entrée de palais. Elle fut, comme tons les vieux monuments qui couvrent cette partie du Germains, soigneusement entretenue. La dernière restauration qu'elle subit ne remonte pas à une époque bien reculée, si on en juge par le blocs de travertin qui en formaient la base. Les murs de tuf qui longent le cliviis et se reliaient à la muraille de fortification, sont au contraire d'une haute antiquité et appartiennent vraisemblablement à la période des Rois (fig. 4) ).

" Casa Romuli. „

I II faut attribuer à la même époque la construction rectangulaire, en opits quadratum, qui fait face à la porte. Ce monument est considéré comme la casa Romidi, le temple élevé au fondateur de Rome sur l'emplacement de la cabane de Faustulus. Nous avons plus d'un motif d'admettre cette identification. Denys d'Halicarnasse place le tugiirium FaustuU, qui était la même chose que la casa Bomidl, sur l'angle du mont qui regardait le Cirque. ' Le Catalogue Régionnaire la met en même temps près du temple de Cj'bèle, qui, comme nous le verrons tout à l'heure, est placé à côté. ' Mais surtout nous devons rappeler que le temple dont nous voyons les restes était bâti au-dessus de la grotte du Lupercal. Quant aux ruines situées entre ce monument de Romulus et celui de Jupiter Vainqueur, on ne saurait dire à quel édifice elles appartenaient.

' Scalae Cad (Solinus, Polyhist. I, 18); Plutarque, Romulus, c. 20.

^ Denys d'Halic. Antiq, Roman. II, 50.

^ Catal région. Reg. X.

Au cours de l'été 18'JG, les fouilles entreprises sur cette partie du Palatin ont mis au jour une citerne de forme conique, d'une construction très ancienne et

es

au

TS

-rJ

tt)

très curieuse. Sa haute antiquité est démontrée par ce fait que le soubassement du temple de Romulus. bâti en même appareil que le mur d'enceinte, c'est-àdire formé de gros blocs de tuf réunis sans ciment et portant des marques de carrières, est venu rompre les

DEUXIKME PARTIE

parois de la citerne (fi<^. 42). Si donc nous admettons que le mur d'enceinte et la casa Jiomuli. qui semble être de la même époque, remontent aux temps des Rois, il nous faut assigner h la construction de la ci-

Fig. 42. — Puits très ancien des habitants primitifs du Palatin.

terne une origine beaucoup plus ancienne, puisqu'elle était abandonnée à l'épcque où fut construit le soubassement du temple. On peut, par conséquent, sans témérité, la considérer comme un des très rares monuments de la civilisation purement latine, comme une relique précieuse du temps où Rome n'était pas encore gouvernée par les rois de race étrusque. Elle porte bien, en effet, toutes les marques d'une construction primitive. L'appareil du mur est Vopus quadratum, mais composé de cubes de tuf relativement petits; il rappelle une époque où, l'outillage étant rudimentaire, les matériaux devaient être transportés à bras. La voûte, comme dans les plus anciens monuments, est formée par la saillie, à l'intérieur, des assises de pierres qui tinissent par se rejoindre au sommet. Le travail, bien qu'accusant une haute antiquité, est parfaitement soigné, et témoigne, chez ceux qui l'entreprirent, d'une civilisation déjà avancée. La maçonnerie est protégée extérieurement par une épaisse enveloppe d'argile. L'intérieur, qui porte un enduit de stuc, se trouvait donc ainsi à l'abri de toute infiltration. De plus, l'eau, qui pénétrait dans la citerne par un trou d'accès, séjournait sur un lit de sable, et traversait une paroi poreuse avant d'arriver à un puits voisin, plus petit et muni d'une margelle par où on la puisait.

Après avoir examiné ce groupe si remarquable par son antiquité nous devons jeter un coup d'œil sur le temple de Cybèle qui est derrière nous et à une petite distance. '

Temple de Cybèle.

A l'ouest de la citerne, plus près du bo.'d de la colline, un gros cube de maçonnerie représente la cella du fameux temple de Cybèle, qui fut bâti au sixième

^ Voir Marucchi, Le origini di Roma e le recenti scoperte del Palatino dans le Giornale Arcadico, gennaio, 1898.

On fit récemment des fouilles entre la citerne et la porte primitive appellée du Lupercal.

Le prof. Yaglieri crut pouvoir y reconnaître les traces

siècle de Rome, après la deuxième guerre puni([ue. Les Romains avaient rapporté de Pessinunte Tidolej de la déesse, consistant en une j)ierrede couleur sombre, i qu'on disait tombée du ciel. La pierre mystérieuse fut enchâssée dans une statue d'argent représentant la déesse. On ne peut guère douter que nous n'ayons là les restes du temple de la Magna Mater. Le noyau de la cella, des fragments de décoration en pépérin, chapiteaux, angle du fronton, etc., semblent bien indiquer une construction de l'époque républicaine. Mais surtout une inscription trouvée à cet endroit fait disparaître toute hésitation. L'inscription gravée sur un cippe à côté du temple porte ces quatre lettres: M . D . M . I ., et doit se lire ainsi: Magnae Deorum Matrl Ideae. On sait que la Magna Mater se confondait pour les Romains avec la Cybèle des Grecs, la déesse du mont Ida. Enfin, on peut voir aussi près du temple une statue de femme assise entre deax lions; et Cybèle était précisément toujours représentée dans cette attitude et escortée de deux lions.

Les quatre côtés du temple répondent à peu près aux quatre points cardinaux, ce qui prouve l'antiquité du monument. Auguste dut le reconstruire ou le restaurer, car l'inscription d'Ancyre désigne le temple de Cybèle parmi ceux qu'Auguste releva. Une autre restauration eut sans doute lieu plus tard, puisque l'inscription de Cybèle que nous avons indiquée, où il y a même le nom d'un curator aecUum sacrarum, porte sur un côté du cippe la date de la dédicace qui eut lieu le 27 du mois de mars de l'an 192 de notre ère, sous le second consulat de Pertinax.

Derrière le temple de Cybèle, on voit des ruines qui appartiennent aux soubassements de la maison de Tibère, que nous étudierons plus loin; et en continuant à droite on descend pour visiter une ancienne et jolie maison romaine qu'on appelle la maison de Livie.

d'une nécropole latine primitive. La chose serait de la plus haute importance, mais cette opinion fut rejetée par le prof. Pigorini.

Maison appelée de Livie.

Cette maison, qui fut d'abord une propriété privée, fut englobée ensuite dans les palais impériaux. Mais les empereurs la conservèrent dans son état primitif. Elle devint pour eux, au milieu de leurs palais grandioses et somptueux, une sorte de casino où ils venaient se retirer et se reposer du souci des affaires. On pourrait la comparer au Belvédère qu'Innocent VIII construisit à l'extrémité du Vatican, au milieu d'un jardin, et qui fut relié plus tard par Bramante au palais qui domine la place de Saint-Pierre. Les empereurs réunirent de même, par de belles galeries couvertes, l'élégante maisonnette au palais de Tibère et au palais des Flaviens.

Plusieurs noms ont été proposés pour désigner cette maison. On l'a appelée maison de Livie, et aussi maison de Germanicus, sans pouvoir d'ailleurs donner un argument tout à fait certain qui justifiât ces appellations. La seule chose que nous savons, c'est que ces personnages avaient leurs habitations sur le Palatin; mais aucun indice sûr ne permet d'identifier la maison conservée avec la demeure de Livie eu de Geraanicus. Nous pouvons du moins, par le style des peintures, déterminer approximativement la date de sa construction Elle est du commencement de l'Empiie.

Sa découverte, qui remonte à l'année 1868, éucerveiila les fervents de l'antiquité. On ne s'expliquerait pas qu'elle nous soit demeurée dans cet état de conservation, en voyant tant de monuments plus considérables ruinés, si on ne se rappelait que les chercheurs de marbre ont été les plus grands destructeurs du Palatin. Les marchands de marbre et de chaux n'avaient rien à récolter dans cette maison, dont la décoration consiste seulement en ravissantes peintures.

L'&ménagement intérieur de la maison, comme du reste son apparence extérieure, n'a pas la forme ordinaire d'une maison romaine. Les différences s'accusent dès le vestibule. La porte d'entrée, au lieu de faire face au tablinum, s'ouvre sur le côté. Deux ou

trois marches et un pavé de mosaïque doucement incliné conduisent de la rue à la cour intérieure. Pas d'impliiviutn au milieu de cette cour, qui n'est pas décorée de pilastres. Le toit portait sur le mur et avait son écoulement à l'extérieur. Un bloc de maçonnerie, (ju'on remanjue à gauche, en entrant, a été pris pour la base d'un gros pilier soutenant une loggia. Mais de l'autre côté il n'y a pas trace d'un autre pilier. On y a vu aussi la ruine d'une fontaine; mais une telle opinion est inadmissible, car on ne retrouve aucune trace de conduits. On pourrait plutôt croire qu'il y avait à cet endroit un autel et que la base a appartenu à un lararium.

Trois chambres s'ouvrent au fond de Vatriiim: le tablhuim, Vala dextra et Vala slnistra. Toutes ont conservé la plus grande partie des peintures qui décorent leurs murs et qui font de cette maison la plus curieuse du Palatin (fig. 43).

Les murs de la salle de gauche étaient à fond rouge. Sur ce fond se détachent des colonnettes, qui reposent sur une plinthe imitant le marbre. Dans le haut, sont représentés des Génies aux ailes éploj'ées et assis sur des fleurs fantastiques. La décoration de cette salle, comme celle des autres, est de ce style que l'on appelle à tort Pompéien et qu'on devrait appeler Romain classique. On retrouve, en effet, ce genre de peintures dans toutes les maison romaines.

La salle du milieu, le tablimim, a des peintures remarquables (fig. 44). Le mur de droite présente, dans un décor plein de fantaisie, un grand tableau central, ou l'on voit un épisode de la fable d'Io. Junon a confié à la surveillance d'Argus sa rivale détestée. lo est assise au pied d'une colonne qui porte la statue de la déesse. Argus ne quitte pas des yeux sa captive. A droite, Mercure, envoyé par Jupiter, s'avance pour enlever la nymphe. Au-dessous de Mercure, on peut lire encore l'inscription grecque : EPMHC. Le nom d'io et celui d'Argus sont effacés. Un peu à gauche et audessus du même panneau, une petite fresque, simulant un tableau de chevalet accroché au mur et muni de

volets, nous montre les préparatifs d'un sacrifice. Une femme drapée dans un grand manteau et le front ceint

d'une bande d'étoffe, est assise à droite, tenant en main un flahellam. En face d'elle, une autre femme, debout et vêtue du péplum, verse dans un bassin qui repose sur un trépied le contenu d^une amphore. Au deuxième plan, un homme approche, portant un agneau

DKUXIÈME PARTIE

sur ses épaules. Près de l'angle, une autre grande fresque nous donne une idée de Taspert pittoresque d'une rue de Rome au temps d^'Auguste; Elle est poui-

cela même très précieuse, carjes ruines de Pompei ne nous renseignent guère que sur l'intérieur des maisons. La fresque représente une femme frappoâU à la porte d'iu\e maison ; d'autres, du balcon, regardent qui vient (fig. 45). •

La paroi du fond, dans un encadrement très artistique, porte deux sujets. Le petit tableau, à droite, doit être une scène d'initiation. Une femme debout de-

Fig. 45. — Détail d'une peinture dans la même salle. Extérieur d'une maison romaine.

Mabfccht, Forum Romain et Palatin 10

Vant un trépied, présente à une femme assise et couronnée de feuillage le bandeau sacré. Une troisième femme tient ses mains sur les é})aules de celle qui est assise. La grande peinture du milieu est très détériorée. Toutefois on peut se rendre compte encore du sujet qu'elle représente: V enlèvement de Galatée, em- })ortée par l'hippocampe, sous les yeux de Polyphème. Sur le mur de gauche, on a fixé des tuyaux de llomb portant des inscriptions. L'une d'elles n'a que ces deux mots : IVLIAE . AVG . {Iuliae Augustae). C'est là-dessus que se sont appu^^és ceux qui ont cru voir dans cette maison l'habitation de Livie. Mais ce nom, que Livie eut le droit de porter après son adoption dans la famille Iulia, peut se rapporter aussi à Julie, fille de Titus. Une seconde inscription, qui paraît de la même époque, ferait croire qu'il s'agit ici de la Julie de Titus, puisque l'empereur Domitien y est mentionné :

IMP . DOMITIANI . CAESAR . AVG . SVB . CVRA EVTYCHI . L . PROC . FEC . HYMN VS . CAESAR . N . SER . '

Cette inscription désigne l'empereur régnant, l'affranchi procureur Eutychius qui présida aux travaux, et l'ouvrier Hymnus, esclave de Domitien, qui les exécuta. Ces inscriptions sembleraient indiquer que ce fut sous Domitien que cette maison fut restaurée.

La salle qui est à droite du tabliniun est, comme les deux autres, décorée de très jolies j)eintures. Une lourde guirlande de fleurs, de feuillages et de fruits est comme accrochée aux colonnes qui font saillie sur les panneaux. A ces riches festons sont suspendus des attributs sacrés : des masques, une lyre, le tympanum de Cybèle. Mais c'est la frise de cette chambre qui est surtout curieuse. Sur un fond jaune, l'artiste a représenté des scènes champêtres pleines de fantaisie et de verve. Dans un grand et beau parc, des temples, des portiques, des statues, des habitations sont dis-

^ Tnipera^oris Domitiani Caesaris Augustin suh cura Eutychii liberîi procuratoris, fecit Hymnus Caesaris nostri servus.

posés avec un arfc très libre. De nombreux personnages animent ce décor enchanteur. Nous avons là, ^^ans doute, l'intérieur d'une grande villa romaine, peut-être la villa du propriétaire de la maison.

Une autre joJie salle s'ouvre aussi sur V atrium, à droite de la porte d'entrée. On y a reconnu le trlcUnhim (salle à manger), aux grands vases de verre, pleins de beaux fruits, représentés sur les murs. La décoration est toujours du même genre. Mais les deux tableaux conservés présentent une particularité très intéressante. Ce sont comme de fausses fenêtres donnant sur le jardin; et la fresque représente ce qu'on aurait vu en réalité si une vraie fenêtre avait remplacé la peinture. Le tableau qui fait face à la porte d'entrée représente un portique et des arbres auxquels sont cloués des têtes d'animaux. Ce détail tendrait à prouver que la maison avait été conservée au milieu d'un jardin. Nous rappellerons d'ailleurs que cet angle du Palatin, étant occupé par des monuments anciens, avait probablement ses petits bois sacrés. Les deux fenêtres du tricUnhim nous montrent ces ombrages. Ce genre de décoration, qui consiste à donner l'illusion d'un paysage avoisinant, n'est pas spécial à la salle où nous sommes. A Pî'iina Porta, la villa de Livie a une jolie chambre dont les parois disparaissent entièrement sous des peintures représentant un bosquet fleuri peuplé d'oiseaux. De même à Pompei, dans la domus Vettloriim récemment découverte, c'est une peinture de ce genre qui a servi pour reconstituer le jardin de l'intérieur.

Vers l'angle droit de Vatrlum on voit l'entrée d'une cave voûtée. Des amphores en terre cuite sont encore à leur place, à moitié enfoncées dans le sable.

Le péristyle de la maison de Livie se trouve à un niveau très supérieur à celui de Vatrlum. Aussi la communication, au lieu de se faire par les fauces, est-elle établie par un escalier attenant au mur du triclinum. Pour voir cette partie supérieure de la maison, il faut sortir d'ici et faire le tour de l'autre côté. Le péristyle

est très petit et n'offre aucun irtérêt, non plus que tonte cette partie de la maison.

En sortant de cette jolie maison, on a devant soi les ruines de la maison deTil)ère avec laquelle la maison était réunie par une galerie qui s'étend à droite. Kn l)assant par cette galerie et en tournant à droite, on peut aller visiter le groupe important de la maison des Flaviens.

Mais avant de pénétrer dans la maison des Flaviens, il faut remarquer cette sombre galerie (Cryptoportlcus) dans laquelle on croit que Caligula a été assassiné. Nous y reviendrons après la visite de la maison des Flaviens et nous y entrerons du côté opposé à celui où nous sommes maintenant.

Maison des Flaviens.

Cette maison avait son entrée principale sur la grande place qui s'étend entre la maison de Caligula d'un côté et la maison d'Auguste de l'autre. Cette area était appelée Area Palatlna. C'est là que devait passer cette partie de l'enceinte de la E,ome carrée où était la Porte Mugonia. D'ici on allait jusqu'à la Velia, où on éleva plus tard l'arc triomphal de Titus.

Intérieur de la maison des Flaviens.

Le palais que nous allons visiter fut très probablement à l'origine une partie de la maison d'Auguste rebâtie par les Flaviens. Toutefois c'est à Domitien qu'il faut attribuer le gros œuvre et la décoration de la domus Flavlorum. Plutarque donne une description du palais, et Suétone y fait allusion '. Mais ni l'un ni l'autre ne donne d'indications topographiques. Cependant, par la nature de la construction et les marques des briques, il est facile de reconnaître que le monument où nous sommes appartient à l'époque des Flaviens. Comme il n'y en a pas d'ailleurs sur le Pa-

^ Plutarque, Poplic. c. 15; Suétone, Domitianus, c. 14; Martial, Epigr. I. 70.

liitiii dont le plan demeure ])lus nettement accusé, nous sommes en mesure de constater que la description des auteurs répond parfaitement aux détails que nous avons sous les yeux. Bianchini, le premier, visita ces ruines. Dans la savante description qu'il en a laissée, il n'hésita pas à les attribuer au palais de Domitien. Le superbe édilice ne semble pas avoir été à proprement parler, une maison d'habitation. Il se composait de salles d'apparat destinées aux jurandes réceptions de la cour (lig. 4()).

Du vestibule nous entrons, par la «grande porte centrale, dans Vaula regici, ou salle du trône. Cette salle magnifique mesure 160 pieds de long, sur 120 de large; on peut, par ces chiffres deviner la hardiesse prodigieuse de sa voûte. Le ibnd se termine par une abside dont le pavé porte encore les traces d'un cube de maçonnerie. C'est la base d'une estrade de marbre qui portait le trône de César, Vaugustale solium, dont il est question dans la Chronique de Mont-Cassin relatant le couronnement de l'empereur Héraclius '. Huit niches énormes, alternativement rondes et carrées, régnent autour de la salle, et ont gardé le socle de briques, autrefois revêtus de marbres, des statues gigantesques qui les décoraient. Bianchini a pu jouir encore de la splendide décoration de Vaula regia. Seize colonnes, en marbres phrygien et numidique, supportaient l'élégante corniche. Deux autres colonnes de jaune antique flanquaient la porte d'entrée. Deux statues intactes étaient encore à leur place. Ces richesses inestimables furent dispersées. Les statues sont au musée de Parme. Plusieurs chapiteaux, des débris de la frise, ornent le musée de Naples. D'autres fragments furent déposés au palais Farnèse. Les deux colonnes de 'aune antique ont été vendues (fig. 47).

Dans la salle qui est à gauche de Vaula régla,

^ Dans cet hémic\'ole on lit une inscription qui rappelle les fouilles achevées en 1726 par le duc de Parme, François I, et dans laquelle on appelle cette salle AYLA PA- LATINA.

Visconti et Lanciani ont cru reconnaître le sanctuaire domestique des dieux Lares, le lararmm du palais.

Au fond de cette pièce, en effet, on a découvert un petit autel carré en marbre gardant des traces de feu. Il porte sur la face antérieure le Genius Augusti ^

}»ar derrière, une couronne ; sur chaque face latérale, un des Lares tenant un seau d'une main, et de l'autre la corne des libations.

v^r^saai^^

a ce

Une autre salle; à (droite de Vaula regia. est. à n'en pas douter, le tribunal de l'empereur. Elle a conservé la forme d'une basilique (fig.4:8i. Le mur du fond s'arrondit

en abside pour al)nter le podium, séparé du reste de la nef par une balustrade de marbre, dont un fragment est resté en place. Les côtés de la salle étaient flan- Cjués de colonnes dont on voit encore des restes. Cette disposition est tout-à-fait celle des basiliques chrétiennes du quatrième siècle. Ce n' est certainement pas par une coïncidence fortuite que les premières basiliques chrétiennes présentent la même forme que cette basilique privée. Durant les premiers siècles, les chrétiens s' assemblaient, dans les maisons des plus riches d'entre eux, et, naturellement, dans les pièces les plus spacieuses de la maison : le tablinum ou la basilique. Car les grands de Rome, les magistrats surtout, pouvaient avoir une basilique privée dans leur propre demeure, et juger chez eux les causes qu'ils connaissaient. Par conséquent il est tout-àfait naturel que les chrétiens à Tèpoque de la paix se soient inspirés pour leurs églises, non seulement de la forme de la basilique civile, mais aussi de la disposition des petites basiliques qui leur servirent si longtemps d'asile.

Deux grandes baies, autrefois ornées de colonnes, s'ouvrent de chaque côté de Tabside du trône, et établissent la communication entre la grande salle centrale et le péristj'le où nous entrons * (fig. 47). Cette vaste, cour, entourée d'une colonnade, couvrait une surface de 3000 mètres carrés. Un tiers reste enseveli sous les terres de l'ancien couvent de la Visitation. L'édifice n'a conservé que quelques maigres débris de sa somptueuse décoration. Les colonnes de portasanta ont disparu ; seules leurs assises sont encore visibles sur le sol. Le mur plein de l'ambulacre, en marbre numidique, avait des revêtements de plienglie, un marbre au grain très fin, dont les grandes plaques avaient le poli et le brillant d'un miroir. Il ne reste plus de ces murs que quelques fragments de la plinthe.

^ Dans les maisons particulières, le passage de l'atrium au péristyle se fait ordinairement par deux petits coulois contigus au tablinum et qu'on appelle fauces.

Sous ce portique interdit à la foule, Doinitien, vieilli et dévoré de soupçons, se sentait mieux à l'abri d'un

•sm

pCH

coup de main qu'il redoutait sans cesse. Suétone nous le dépeint passant là sa triste existence et guettant sur la glace des parois de phengite l'ombre de ceux qui auraient voulu l'approcher. *

^ Suétone, Domitianus, 14.

Au-dessous du péristyle, dont le niveau est artifi(!iel, existent des murs de substruction ou d'anciens édifices qu'on a remblayés. A l'endroit où on a disposé une barrière, nous pouvons descendre à une certaine profondeur, jusqu'au niveau d'une maison antérieure aux Flaviens, qu'on peut visiter et qui a conservé des stucs et de jolies peintures. On a, sans aucun motif, donné à cette maison le nom de bains de Livle.

Ce petit souterrain se compose de deux chambres. Dans la première il y a des peintures décoratives â la voûte; dans la seconde, des niches pour les statues et un arc avec des groupes de figures qui représentent peut-être une initiation religieuse.

Qu' on revienne maintenant au péristyle. Sur les côtés longs du péristyle règne une suite de chambres, qui n'ont d'intéressant que leur forme élégante et bizarre. Celles de droite sont seules visibles. Au fond du péristyle, une autre grande salle, terminée en abside, fait pendant à la salle du trône. C'est le triclinium, comme on peut le conjecturer par la forme de l'abside où était installée la table d'honneur, et par le voisinage du nymphaeiim, sur lequel s'ouvrent de grandes fenêtres. La décoration du triclinium ne le cédait pas en richesse aux autres salles que nous avons visitées. On y voit encore des fragments de colonnes de granit ; la base des murs est revêtue encore de ses plaques de pavonazzetto. Mais le pavé de l'abside surtout a conservé sa mosaïque; c'est un des plus beaux échantillons à^opus sectile marmoreum, qui consiste en une disposition géométrique de belles plaques de marbres précieux, aux couleurs riches et nuancées. ' Le nj^mphée est la pièce parallèle au triclinium.

^ Cette espèce de décoration est appelée aussi opus alexandrinum.

On donne souvent à tort le nom à'opus alexandrinum aux mosaïques chrétiennes du moyen-âge, faites de pierres plus petites, dont on ornait les chaires, les ambons ou le pavé des églises. Cette mosaïque doit porter le nom dCopus romanum, ou, dans certains cas, opus des Cosmates, car

Le bassin ovale et les restes de la fontaine ornée de niches et décorée de marbres, ne permettent pas d'hésiter sur cette attribution.

Nous sortons du triclinium par la porte à droite de l'abside, et nous débouchons dans un petit portique hexastyle, qui devait être la façade postérieure du palais des Fiaviens (fig. 49).

Au-dessous du portique, une excavation, dont l'orifice est bordé d'une balustrade, laisse voir de gros murs de substruction, qui exhaussent le niveau du sol et forment le plateau artificiel sur lequel est construit le palais. L'extrémité du plateau est occupée par deux salles, que leur fond en hémicycle et leurs côtés garnis ont fait regarder comme des salles de réunions littéraires. On leur donne le nom arbitraire de Bibliothèque et di Académie. Elles sont indépendantes de la domus Fiavioru7n, dont les sépare le petit portique.

Et maintenant revenons à la galerie qui met en communication la maison des Fiaviens et la maison de Livia et nous irons visiter un autre groupe de monuments (fig. 50).

La partie de ce Cryptoportique la plus voisine de la maison de Livie, (à droite pour nous qui descendons de l'escalier indiqué), a un pavé en opus splcatum ' et la voûte a conservé des stucs d'une grande finesse. On voit ici que la galerie se bifurque ; le plus long bras continue dans la même direction que celle que nous avons suivie ; tandis qu'un autre bras se détache perpendiculairement et conduit au palais des Fiaviens. A partir de cet embranchement, le pavé est en mosaïque, mais refait récemment. Sous la voûte,

les Cosmas, artistes romains du moyen-âge, ont souvent fait usage de cet appareil et l'ont employé d'une façon très ingénieuse. Voir mes Elém. d'arch. chrét. : Les basiliques pag. 27-28.

' Li'opus spicatum est un pavé fait de briques juxtaposées de manière à former des lignes brisées : deux lignes prises dans le sens longitudinal ressemblent à une arête de poisson.

à droite en '[revenant, s'ouvre une série de fenêtres [)oiir donner de la lumière à la galerie.

Ce cryptoportique a sa place dans l'histoire, parce qu'il fut le théâtre de l'assassinat de l'empereur Caligula. La scène est rapportée par Suétone et plus

LE Palatin

Fig. 50. — Cryptoportique de communication entre les maisons de Tibère, de Caligula et des Fiaviens.

exactement par Flavius Joseph. A gauche il y a les ruines du palais de Tibère qui fut continué plus tard par la maison de Caligula.

Groupe des monuments.

Palais de Tibère - Cr\-ptoportique - Temple de la Victoire - « Clivus Victoriae » - Graphites - « Porta Romana » - Temple d'Auguste.

Paiais de Tibère.

Tibère établit sa demeure sur le Palatin, où il était né, d'après une tradition acceptée par Suétone.* Les ruines en sont encore ensevelies sous l^s jardins qui

^ « Ut plures certioresque tradunt natus est Romae in Palatio ». SuÉTON., in Tiberio, V.

recouvrent le Palatin, def)uis le temple de Cybèle, qu'on a déjà indiqué, jusqu'à 1' angle nord vers le Forum. Il est probable que Tibère, tout en respectant la partie occidentale du Germains, occupée, comme nous l'avons vu, par un groupe de monuments très anciens et très vénérés, enferma cependant dans un portique dépendant de sa maison l'angle du (Termaliis qui regarde le Vélabre. Ce qui le fait supposer, ce sont les ruines en appareil réticulé, que nous avons remarquées au commencement de notre visite, en bas, sur tout le versant de la colline. La maison pioprement dite s'étendait, au nord, jusqu'au clivus VIctorlae, où nous retrouverons la façade septentrionale, masquée par les constructions de Caligula, I.e temple de Cybéle en marquait la limite au sud. Un Cryptoportique la séparait de Varea palatma (iig. 51). La domiis Tiberiana n'eût elle laissé aucun vestige sur le Palatin, nous pourrions en déterminer l'exacte position par deux passages. Tacite nous dépeint Vitellius, pendant un souper, regardant du palais de Tibère l'incendie du temple de Jupiter Capitolin '. Or le temple du Capitole faisait précisément face au sommet du Germains. Le même auteur, en décrivant la révolution qui détrôna Galba, nous montre Othon qui, pour rejoindre les émeutiers auxquels il avait donné rendez-vous au Milliariu'ni aureum, au-dessous du temple de Saturne, après avoir traversé la maison de Tibère, descendit au Yélabre et parvint au Forum : descendit per Tlberianam doynura in Velabrum.

Temple de la Victoire et maison de Caligula.

La terrasse ocmpe le point culminant de ce versant du mont. Une voie antique, à gauche, entièrement conservée, montait par une pente assez raide, de la, porta RoTuana au temple de la Victoire^ qui s'élevait à cet endroit. Du temple^ il ne reste aujourd'hui aucun vestige ; mais son emplacement est parfaitement connu. Outre les témoignages de Tite Live et de Denys

* Tacite, HisL III, 71.

d'Halicarnasse, qui désignent le lieu où nous sommes, nous possédons, du fameux plan de Rome ^ravé sur marbre, le fragment^qui correspond à cette partie du

câ O

tu

Palatin. Or cette plaque de marbre, qui montre le tracé de la route antique aboutissant ici même, porte ces mots: cZiVVS VICTORIAE (fig. 52). Bianchini découvrit les fondations du monument, mais sans re-

inO DEUXIÈME PARTIE

coiinaitre lo temple de la Victoire. Depuis, on a trouv/', prés du casino Farnèse, des débris d'inscriptions que M. Lanciani propose de grouper ainsi : Imp - CAE- SAR - DIVI - F - aedem vlCTORlAe - refecit.

D'après Denys d'Halicarnasse, le temple de la Victoire remplaça un autel dédié à la même divinité par Evandre, roi des Arcadiens. Ce temple, d'après Tite Ijive, fut reconstruit par le consul L. Postumiiis en l'année 460 de Rome. ' Le même auteur raconte que la pierre miraculeuse, rapportée de Pessinunte et dont nous avons parlé plus liant fut d'abord déposée dans le temple de la Victoire, avant d'être définitivement placée dans le sanctuaire de Cybèle. Enfin, l'une des deux inscriptions que nous avons reproduites })ermet de croire que le temple de la Victoire fut restauré à l'époque impériale.

Le clivus Victor lae, qui descend vers la porta Romana, passe sous des arcades de briques : d'énormes constructions en opus laterltlum du commencement de l'empire le flanquent à droite et à gauche. Ce sont les restes du palais de Callgida qu'on voit représentés sur le fragment du plan de Rome déjà cité et qui sont d'une grandeur étonnante (fig. 52).

On sait que cet empereur, se trouvant sans doute à l'étroit dans la maison de Tibère, étendit son palais jusqu'au Forum, que son palais arrivait jusqu'au temple de Castor et Pollux et qu'il le réunit aussi au temple de Jupiter sur le Capitole. La pente du mont assez rapide à cet endroit, l'obligea à bâtir de vastes substructions : et il est bien difficile de se reconnaitre au milieu de cet entassement de murs et dans ce dédale de salles. Cependant il est facile de distingr^"" deux étages principaux, mis en communication par un grand escalier qui part du clivus Victor lae et qui monte jusqu'au palais de Tibère. L'étage du bas est au niveau même du clivus. A gauche en regardant l'escalier, on trouve d'abord deux grandes pièces, puis

^ Denys d'Halic. Antiq. JRoman. I, 32; Tite Jjive, Hist. X, 33.

une série de chambres plus petites, éclairées par la voûte.

Du clivus Victoriae on peut monter à l'étage supérieur, étage qui garde encore une chambre dont le

IJK.

Fig. 52. — Fragment de la Forma urbis veo le Clivus Victoriae

pavé est décoré d'une mosaique. Il faut surtout remarquer une loggia étroite et longue, supportée par d'élégants arceaux et ornée de peintures et de reliefs de stuc, qui représentent de très jolies figures de femmes et de génies, Cette loge devait former la|[décoration de la façade du palais de Tibère qui se 'terminait ici; elle fut masquée ensuite par les constru-

Marucchi, Forum Romain et Palatin 11

étions de Caligula. On rai)pelle le pont de Caligula. dénomination qui n'est pas exacte. Il est possible du reste que cette loge fut en communication avec ce célèbre pont. Au rez-de-chaussée, au dessous de la loge, on voit des chambres qui ont servi très probablement comme logement aux soldats ou aux esclaves du palais. Sur les parois de ces chambres on voit des inscriptions tracées à la pointe par des soldats. Parmi ces inscriptions on voit un tableau très grossièrement dessiné aussi à la pointe et qui représente très probablement une scène de supplice de quelques esclaves, scène qui n'avait pas été remarqué avant l'an 1898 el qui donna lieu a des polémiques fantaisistes. '

La jjorta Romana est l'une des quatre portes de la Eoma quadrata. Son nom lui vient de son orientation, car elle regardait vers le Tibre que les habitants primitifs appelaient: Rumoii, le fleuve par excellence, d'où le nom de Ruma {Ro?na), comme nous avons déjà dit. C'est donc la porte du Rumoii, la porte du fleuve ; et en effet la porte qui lui correspondait dans l'enceinte de Servius s'appelait porta flumeiitmia.

Nous savons par Festus que la porta Romana était à l'extrémité du clivus Victor iae: In infimo cllvo Victor iae. Et Varron nous dit qu'un escalier mettait la porte en communication avec la via Nova, qui passe au-dessous, Romanulam [portamj ah Roma dictam qiiae habet gradus in via Nova. Il nous est donc très facile de reconnaître, dans cette entrée du palais de Caligula, l'emplacement de la porta Romana, car le clivus conduisant au temple de la Victoire subsiste encore. Il a dû être respecté par l'empereur qui, pour le laisser libre, construisit des arches de briques audessus desquelles il établit l'étage supérieur de sa maison. Mais la preuve la plus concluante nous est

^ L'auteur de ce livre avait tout simplement signalé cette scène comme une scène de crucifiement et il n'avait jamais publié les interprétations qu'on lui a attribuées. V. Le Forum romain et le Palatin, 1903, pag. 379.

fournie par les restes d'un escalier qui descend de la porte à la Kova via à cOt^ du lieu où était Ste-Marie- Libératrice: ce qui répond merveilleusement au texte de Varron : qiiae hahet gradus in via Xova. Un autre escalier conduisait de la via Xova à la via Sacra sur le Forum, en sorte que les trois voies parallèles se trouvaient réunies par un long escalier.

Temple d'Aug-uste.

Avant de terminer notre excursiou, il nous reste à dire un mot des deux grandes salles carrées, bâties yn briques, que l'on voit ici en bas, au-dessous de la } orta Romana, qui touchent le Forum et dont l'une devint l'église de Sainte-Marie Antique. Quelques archéologues ont voulu y voir le temple dédié à Auguste. Quoique il y ait de bons arguments en faveur de cette opinion, elle offre néanmoins des difficultés. La construction n'a rien de la forme d'un temple et du côté du vicus Tuscus on voit des traces de voûtes qui partageaient l'édifice, ce qui ne convient pas tout à fait à un temple. La forme et la décoration, que nous pouvons en partie reconstruire, donneraient plutôt l'idée de deux grandes salles du palais de Caligula, qui devait avoir une entrée de ce côté, près du temple de Castor et Pollux. On sait que Caligula se vantait d'être frère des Dioscures, que souvent il allait se placer entre les deux statues pour avoir sa part des hommages qu'on leur rendait et que leur temple devint le vestibule de sa maison. Ce détail que nous a conservé Suétone s'explique très naturellement dans l'hypothèse où le vestibule du palais impérial aurait été très rapproché du sanctuaire des Dioscures.

On a reconnu dans ces ruines grandioses le temple d'Auguste parce qu'on sait que le célèbre pont bâti par Caligula et qui allait du Palatin au Capitole passait sur ce temple : < Super templum divi Augusti ponte transmisse Palatium Capitoliumque coniunxit ». On a dit aussi que la grande salle devenue l'église de Sainte-Marie Antiqua était la Bibliothèque affectée au temple d'Auguste (Bibîiotheca palatina)

et que le temple était dans l'autre salle à côté. I] faut vraiment dire que cette opinion proposée par M Hiilsen est très ingénieuse. Mais on n'en pourrait pa.' déduire*d'une manière tout à fait certaine que le tem pie était dans l'autre salle à côté; car les deux salles auraient pu servir de Bibliothèque ou de dépen dances du temple qui aurait pu même être au dehors Concluons que, quoique les opinions de Lanciani el de Htilsen soient très séduisantes, il y a encore des doutes et des difficultés sur ce point; et qu'avant d( décider d'une manière définitive sur cette question il vaut mieux attendre encore le résultat des fouilles En arrivant à cet édifice, qui renferme Sainte-Marie- Antique et nous parle de la transformation chrétien n( du Palatin, nous sommes revenus au point initial dt notre course et nous avons achevé notre excursion parce que d'ici on arrive en quelques pas à l'entréf du Palatin à côté de St-Théodore par laquelle nous avons commencé notre visite.

Quelques indications sur les églises du Palatin.

Il faut compter parmi ces églises même Sainte-Marie Antique qui fut une vraie église Palatine, mais j'en ai déjà donné la description dans la première partie à cause de sa relation avec les monuments du Forum. J'ajouterai ici seulement quelques indicationc sur Sain1>Césaire, Saint-Sébastien, Saint-Théodore et Sainte- Anastasie.

Saint- Césaire.

Mgr Duchesne a traité de cette église. On connail une église du même nom sur la voie Appienne, appelée faussement in Palatio, soit à cause du voisinage des Thermes de Caracalla, que le moyen-âge appelait ^J»a latium comme tous les monuments antiques, soit surtoul parce qu'on la confondait avec le véritable Saint-Césaire-in-Palatio. ^ Ce dernier était la chapelle intérieure

^ Cf. Marucchi, Elém. d'arch. chréL: Les Basiliques, pag. 170

du palais impérial. Un passage du regeste de saint Grégoire y fait allusion ; en 003, on y transporta de Constantinople les portraits des empereurs Léonce et Phocas. Le Liber pontificalis rappelle aussi une élection pontificale qui y fut faite en 687. Mgr Duchesne dit qu'on en aurait trouvés quelques ruines en faisant des fouilles dans la villa Mills. Tout dernièrement dans les travaux faits au millieu des murs du monastère de la Visitation on trouva une salle avec des peintures byzantines, fresques effacées ou Mr Alphonse Bortoli, crut reconnaître l'église de St. Césaire.

Saint Césaire (fête le 21 avril) était un diacre Africain qui fut martyrisé à Terracine. Il est mentionné dans les Actes des Saints Nérée et Achillée. Au temps de A'alentinien III, ses reliques furent transportées à Rome et placées dans l'oratoire impérial. C'est dans cette chapelle qu'Eugène III fut élu pape (1147). Il y eut là aussi un monastère grec, comme auprès de Sainte-Marie Antique et de Saint Sébastien. Il fut peut être en rapport avec le souvenir d'une ancienne église dédiée sur le Palatin à un saint dont la fête coïncidait avec l'anniversaire de la fondation de Rome (21 avril).

D'après quelques archéologues l'église de Saint-Cé- .saire se serait installée au dedans de cet édifice placé sur la voie sacrée, au pied du Palatin, qui est vulgairement appelé « Bains d'Héliogabale »; mais cette opinion présente de graves difl&cultés.

Saint-Sébastien.

Cette église doit son origine au souvenir local du martyre de saint Sébastien. Sa légende très ancienne rapporte qu'il fut martyrisé sur le Palatin et qu'après le supplice le corps fut jeté dans un égout ; on plaçait jadis cet égout près de Saint- André délia- Valle, mais on en a retrouvé un au pied même du Palatin, le long de la voie Triomphale, ce qui confirme la légende. Sébastien subit un double supplice ; d'abord in cmnpo celui des flèches, puis in hippodromo celui des fouets. Son corps fut recueilli par la femme d'un employé du

DEUXIEME PARTJE

})alais iiin)érial nommée Irène, laquelle demeurait ai Palatin in scala excelsa. Il se peut que dans ce réci

campus et hippodromes désignent un même lieu, le Stade, qui fut après le quatrième siècle partiellement tranformé en hippodrome, tandis que le reste^demeurait libre, ou que campus soit une area^du palais, un

jardiu, peut être les Adonaea. ' Un <rrand escalier en effet mettait en communication le Stade avec le palais dont en aperçoit encore les ruines; détail qui confirmerait aussi cette indication des actes.

L'oratoire de Saint-Sébastien existait peut-être dès le cinquième siècle. Mais nous n'en trouvons aucune mention historique comme église avant Tan 1001.' Néanmoins on y conserve une inscription sépulcrale avec la date de l'an 977 ; elle est fixée à la paroi à droite en entrant. Au douzième siècle, il y eut là un monastère bénédictin très important, où fut élu Gélase II (1188), et où résidait Vobbas àbhatum du Mont-Cassin. L'église était dédiée en même temps à saint Zotique; l'histoire de son martyre était représentée avec celle de S. Sébastien dans des peintures détruites sous Urbain VIII, mais dont des reproductions sont conservées dans un manuscrit de la bibliothèque Barberini. Il ne reste plus dans l'église que les fresques de l'abside (onzième siècle), d'ailleurs en fort mauvais état (fig. 53). On y voit le Sauveur entre Saint Sébastien, Saint Zotique et les deux diacres martyrs, .Saint Etienne et Saint Laurent; au-dessous, V Agneau mystique sur une colline, au milieu des brebis; dans 9 une troisième zone, la Très Sainte Vierge entre deux "anges portant le monogramme du Christ, Sainte Agnès, Sainte Lucie et le SS. Pierre et Paul; enfin, plus bas encore, un autre groupe assez effacé. On y lit quelques traces de T inscription commémora tive.

EGO BENED/// PINGERE///

On a placé sur les parois du chœur des copies des peintures de la bibliothèque Barberini; elles représentent des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament, l'histoire de Saint Sébastien, celle de Saint Zotique et de ses compagnons.

^ Des Adonaea on a une reproduction sur l'ancienne Forma urhis.

^ Cf. Pertz, Monum. Germ. histor. IV, 768; VII, 692.

Saint-Théodore.

L'église de Saint-Théodore, martyr oriental, lut bâtie peut-être au sixième siècle, sur un ancien monument, et restaurée par Léon III. ' Elle est remarquable et digne d'être visitée à cause sortout des mosaïques byzantines du \i.^ siècle qui sont dans l'abside. Elles représentent notre Seigneur bénissant assis sur le globe au milieu des deux apôtres saint Pierre et saint Paul. A côté de saint Pierre, (à droite du spectateur), il y a la figure du saint titulaire qui porte sa couronne de martyr; à côté de saint Paul, un autre saint imberbe est représenté portant lui aussi une couronne. L'église de Saint-Théodore, soldat martyr, était probablement affectée au service religieux de la milice byzantine qui devait demeurer sur le Palatin. Cette église fut plusieurs fois restaurée et presque relâtie au quinzième siècle par le grand pape de la renais sance Nicolas V.

Sainte-Anastasie. ^

C'est aussi dans un édifice ancien, peut-être dans le vestibule même du Lupercal, qu'a été construite Saint- Anastasie. Cette église n'était pas une diaconie, mais un titre presbytéral. Il en est fait mention dans les Actes des Conciles tenus sous Gélase (492) et sous Symmaque (499). On prétend que saint Jérôme l'aurait eue comme titre cardinalice, on y montre même son calice : c'est une pure fantaisie. Légende aussi, la croyance que sainte Anastasie aurait assisté à la naissance du Sauveur; cette martyre mourut le 25 décembre dans l'île Palmaria en Illyrie, au temps de Dioclètien. La date de sa mort a fait placer dans l'église du Palatin la station et la deuxième messe de Noël, que le pape lui-même y célébrait, autrefois;

* Liber Pontif. in Vita Leonis III.

^ Cf. Crescimbeni, Istoria délia Basilica di S. Anastasia, Roma, 1722. Duchesne, Sainte Anastasie, dans les Mélamjes de l'Ecole française, 1887, pag. 387 et suiv.

saint Léon prononça en cette circonstance une de ses homélies. L'église fut restaurée sous Léon III (huitième siècle) et Grégoire IV (neuvième siècle) et complètement transformée au dix-septième siècle.

Elle renfermait autrefois le tombeau de famille du pape Jean VII (705-707), fils d'un administrateur du palais impérial nommé Platon. Saint-Anastasie dépendant du palais, les fonctionnaires l'avaient choisie pour le lieu de leur sépulture. L'inscription placée par Jean VII sur le tombeau de ses parents a été copiée au quinzième siècle par Pierre Sabin et publiée par de Êossi.^ Platon y est qualifié de vir lllustris et de cura palatli (c'était son titre officiel); Jean de rector viae Applae. Platon ayant été enterré en 686, sous Justinien II, et sa femme Blatta en 687, il est certain qu'à cette époque le palais impérial n'était pas encore abandonné.

Avec ces églises nous terminons la visite du Palatin qui peut être considérée comme le complément nécessaire de celle du Forum.

^ De Rossi, Inscript, christ. II, 150, nn. 18, 19.

AVANT-PKOPOS Page 3

IKUE PARTIE. — Le Forum Romain.

Introduction.

E.ésumé historique 5

Résumé de l'histoire des fouilles du Forum. ... 7

Topographie générale du Forum . ; 10

Vicus lugarius 12

Vicus Tuscus 12

Clivus Argentarius 12

Description des Monuments

Description des monuments du côté septentrional:

Le Comice 18

La stèle archaïque et le « lapis niger » . . . . 13 La Curie, les Rostra et les monuments placés dans

les environs du Comice 19

La Curie 20

Le Vulcanal 24

La prison 25

Les monuments placés sur le côté nord entre la Curie

et le temple d'Antonin et Faustine .... 26

La basilique Emilienne 27

Le temple de Janus .... 28

CôtA oriiîutal du Forum. Uftsori|)tioTi des iiionii monts du côté oriental, entre le t(;mpl(.' d'Aiittmin et Faustiue et le pied du Palatin :

Temple de Jules César Page 30

Aro de Fabius Maximus 34

.Arc d'Auguste 31

Côté méridional du Forum:

Temple de Castor et Pollux 36

Puteal de Libon 40

Basilique Iulia iO

« Vicus Jugarius '>.... 13

Le Côté occidental du Forum. Description des monuments du côté occidental sous le Capitole:

Les rostres et les monuments environnants . . 43

Les rostres 44

Arc de triomphe de Septime-Sévère 47

Les temples placés sur la pente du Capitole :

Temple de Saturne 48

Temple de Vespasien .... 49

Temple de la Concorde 50

Le « Tabularium » 51

Portique des dieux « consentes » 51

Le Capitole — Temple de Jupiter capitolin. , . 52

Temple de Jupiter Tonnant 53

L'acropole 53

Temple de « Juno Moneta » 53

Les monuments du centre du Forum 54

Bas-reliefs de Trajan ... 55

Colonne de Phocas 58

Le groupe des monuments de Vesta ..... 59

La « Regia Pontificis » 60

Temple de Vesta et maison des Vestales ... 61

Description de 1" intérieur du « locus Vestae ». 63

Le « lacus Juturnae » et la « statio aquarum». . 69

La voie Sacrée et ses monuments au dehors de la place du Forum jusqu'au Colisée et à l'arc de

Constantin Page 72

Temple d'Antonin et Faustine 74

Nécropole et prétendu « Carcer » 74

« Templum Sacrae Urbis — Templum Romuli » . 75

Basilique de Constantin 76

Souvenirs chrétiens du Forum romain .... 77

Sainte-Marie Antique 77

Saints-Côme-et-Damien 88

Oratoire des Saints-Pierre-et-Paul et souvenir de

la chute de Simon le Magicien 90

Sainte-Marie Nouvelle 91

Saint-Laurent-in-Miranda 92

Saint-Hadrien 92

Sainte -Martine (appelée aussi s. Lucas; .... 93 L'oratoire des Saints-Pierre-et-Paul dans la prison

appelée Mamertine 94

IIME PARTIE - Le Palatin.

Abrégé de l'histoire du Palatin 97

Résumé de l'histoire des fouilles 108

Bibliographie de quelques publications plus remarquables sur le Palatin 111

Description des Monuments.

l6r G-roupe de monuments 111

L'enceinte primitive de la Roma quadrata . . . 112

Autel de Calvinus 114

Le Lupercal 118

La « domus Gelotiana » et le « Paedagogium » . 119

2me Groupe de monuments Pag' l'^^S

Temple d'Apollon 125

Le stade 126

Maison de Septime-Sévère 128

Le « Septizonium » IBO

Troisième groupe de monuments 131

Temple de Jupiter Vainqueur 134

Groupe des monuments primitifs 135

« Casa Romuli » . . 13G

Temple de Cybèle 139

Maison appelée de Livie 141

Maison de Flaviens 148

Intérieur de la maison des Flavieas 118

Groupe de monuments .157

Palais de Tibère 157

Temple de la Victoire et maison de Caligula . . 158

Temple d'Auguste 1B3

Quelques indications sur les églises du Palatin . . 164

Saint-Césaire 164

Saint-Sébastien 165

Saint-Théodore 168

Sainte-Anastasie 168

DESOLEE & C ^"^ - Editeurs — ROME

Piazza Grazioli, n. 4 (Palace Doria)

HARTMAXX GRISAR S. I., Histoire de Rome et des Papes au moyen-âge:

Vol. I: Rome au déclin du inonde antique^ avec 140 figures et plans historiques et une carte en couleur « Forma Urbis Romae aevi christiani saeo. iv-vii » Livre l^i'. Traduction de l'allemand avec l'autorisation et des corrections de l'auteur par Ecgène-Gabriel Ledes. Un vol. in-8° gr. de pag. 46ii .... 12.50

Vol. I, Livres II-V : Rome au déclin du monde antique^ avec 84 figures et plans historiques. Traduction de l'allemand avec l'autorisation et des corrections de l'auteur par E. G. Ledes. Un vol. in-8° grande de pag. 456 12.50

SIXTUS P. (O. C. R.\ Notiones archaeologîae christianae disciplinis theologicis coordinatae. Vol. I.

Pars prior cum CC tabulis textui insertis. Editio altéra. Volume in-S*' gr. de pag. 464 .... 4 —

Vol. il Pars prima: Epigraphia. Volume in-8° di pag. 400 6 —

Vol. II. Pars secunda: Symhula et picturae. Volume in-S"^ 450 pages environ, cum tribus tabulis extra

textum et ooloribus inductis 6 —

WILPERT JOS. aïons.), Roma sotterranea. Le pitture délie catacombe cristiane. Due splendidi volumi in folio legati. di cui uno di tavole ed uno di testo netto 375 —

— La Cripta dei papi e la Cappella di santa Cecilia nel cimitero di Callisto. Con 70 illustrazioni e 9 tavole SO- DE BOJAXI F., Innocent XI. Sa correspondance avec ses nonces 21 septembre 1676-31 décembre 1679. Première partie: Affaires politiques. Seconde partie: Affaires ecclésiastiques et le gouvernement de Rome. 2 forts volumes gr. in-S*^, de pag. vi-712 et 602 . . . 20 —

Bibliothèques

Université d'Ottawa

Echéance

Libraries

University of Ottawa

Date Due

Kl U 2000

PI^Oô

iO

:ÇS

lêt4 0 9 2003

Page 1