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Troisième partie. Faisant suite au Dic

tionnaire des graveurs anciens et modernes. — Baris, De Lorineï, etc., 176^, in-12.

La première édition de ce catalogue des estampes gravées d'après Rubens avait été donnée, en 175 1, par R. Hecquet, graveur. On a supprimé dans celle-ci la Méthode pour blanchir les estampes. A la fin se trouve la table alphabétique de tous les graveurs cités dans le catalogue.

Ces trois parties furent réunies et rééditées sous le titre suivant :

Dictionnaire des graveurs anciens et modernes depuis l'origine de la gravure. Par F. Basan," graveur. Seconde édition, mise par ordre alphabétique, considérablement augmentée et ornée de cinquante estampes par différents artistes célèbres, ou sans aucune, au gré de l'amateur. — Paris, T auteur, etc., 1789, 2 vol. in-80.

Cette édition est dédiée au comte de Durazzo dont les armes, gravées par P. P. Chofïard, figurent en tète. — Le titre de départ du premier volume porte une charmante vignette, due aussi à la pointe de Choffard, avec cette épigraphe :

Immortale etiain nomen sperare licebit.

Le titre de départ du second volume est orné du portrait de Basan, toujours par Choffard, accompagné aussi de l'épigraphe suivante :

e cœca nocte sepulchri

Vindicat artifices, meritumque impendit hoiiorein

Ces deux épigraphes sont tirées du poème de Louis Doissin, intitulé Sculptura.

Dans cette édition la vie de Rubens et le catalogue de son œuvr.e gravé ont été supprimés.

Comme l'indique le titre, il peut se trouver des exemplaires sans planches.

Mais quand on veut un exemplaire

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complet il faut savoir qu'il doit renfermer 43 estampes-spécimen dont 7 doubles. Ce qui en tout fait bien cinquante. De plus, chaque volume possède un frontispice, l'un dessiné par Cochin fils et gravé par Langlois le jeune; l'autre dessiné et gravé par J.-B.-M. Pierre.

Quoi qu'en dise Brunet, cet ouvrage, malgré ses lacunes et ses erreurs, est encore très utile aujourd'hui et très recherché des amateurs de gravures.

Vendu de 30 à 35 francs.

Les planches-spécimen mentionnées sur le titre sont gravées par :

J. Aliamet, J.-F. Amand, E. de la Bella, Bertaulx, P. Brébiette, J. Callot, Benedette Castiglione, F. Chereau, P. -P. Choffard, Cochin fils, J. Dassonville, Ch. Eisen, Et. Ficquet, DeGhendt, C. Guttenberg, Venceslas HoUar, P. Van Laer, Noël Le Mire, Jean Lievens, C.-A. Littret, De Longueil, J. Mariette, C.-P. Marillier, Jean Massard, J.-M.

Moreau, G. Porelle, B. Picart, J.-B.-M.

Pierre, Nicolas PoiUy, Prévost, Rembrandt, J.-F. Rousseau, P. Savart, G. Schalcken, Soubeyran, P. Surugue fils, J.-G. Van Uliet, Ant. Waterloo, F.-E. Weirotter.

D'après : Ch. Eisen, J.-F. Amand, P. Brébiette, H. Rigaud, P.-P. Choffard, Cochin fils, J. DassonviJle, Martin Schon, P. van Laer, Jean Lievens, Grillet, J.-B. Corneille, La Rue, J.-M.

Moreau, G. Perelle, van Dyck, Rembrandt, G. Dow, B. Picard.

Quérard signale une édition de 1809 qui ne serait autre que la précédente, à laquelle on aurait mis un nouveau titre. Cette édition, — qui deviendrait la troisième, — nous la trouvons ainsi décrite dans YUnivcrsal catalogue ofbooks oti art... — Lotidon, 1770, in-40 :

Dictionnaire des graveurs anciens et modernes depuis l'origine de la gravure. Par P. -F. et H.-L. Basan...

Seconde édition. Précédée d'une notice

historique sur l'art de la gravure, par P.-P. Choffard; suivie d'un précis de la vie de l'auteur et ornée de soixante estampes par artistes célèbres. — Paris, 2 vol. in-80.

Supplément au Dictionnaire des graveurs anciens et modernes de F. Basan, suivi d'une table alphabétique des maîtres cités dans cet ouvrage. — Bruxelles, Jos Ermens, 1791, i vol. petit in-80, de 227 pp., la table comprise, sans le titre.

Ouvrage rare et cité dans aucune bibliographie.

157. — CHARLES IX, ou l'école des rois, tragédie ; par Marie-Joseph de Chénier. — De l'Impr. de P. Fr.

Didot jeune. A Paris, chei Bossange et O, 1790. In-8° de 200 pp., sans les tit. etf.-tit.; plus un feuillet non chiff. pour la table.

Contient, outre la tragédie : Epitre dédicative à la Nation française. — Discours préliminaire, — Epitre au Roi. — Notes sur la tragédie de Charles IX. — Discours prononcé devant MM. les repré~ sentants de la Commune, le vingt-trois aoust, 178p. — Adresse aux soixante districts de Paris. — De la liberté du théâtre en France. — F — VIIF lettres. — Epitre aux nuînes de Voltaire. — Notes sur r Epitre.

Vendu 75 fr. M***, 1860.

Cette tragédie n'est certes pas sans mérite, mais le succès qu'elle obtint fut dû beaucoup plus aux circonstances qu'à sa valeur littéraire propre. L'influence qu'elle avait alors sur la population, 'déjà surexcitée par les idées nouvelles, ne saurait s'exprimer.

Charles IX eut trente-trois représentations consécutives, lesquelles rapportèrent la somme de 128,000 francs, environ 640,000 francs de notre mon-

naie actuelle. Après la trente -troisième, l'exaltation des esprits obligea l'autorité de l'interrompre. Représentée pour la première fois le 4 novembre 1789, elle ne reparut sur l'affiche que le 28 septembre 1790. Talma, exclu de la Comédie-Française, comme ayant pris trop chaleureusement la défense de cette pièce et de l'auteur, fit sa rentrée ce jour-là, aux acclamations frénétiques d'un auditoire immense.

Selon la chronique du temps, Danton au sortir de la première représentation, s'écria : « Si Figaro a tué la noblesse, Charles, IX tuera la royauté. » — Jouée aujourd'hui, à peine obtiendrait-elle un succès d'eslinie, malgré l'ampleur du vers et le souffle poétique qui la distinguent.

Cette pièce donna lieu à la publication des opuscules suivants :

La CRiTiauE de la tragédie de Charles IX; comédie (Par Pallissot).

— De l'imprim. de P. -F. Didot le jeune. A Faris, ch'i Desemie, 1790, in-S" de 35 pp., plus 2 fï. pour le tit. et VAvis de l'éditeur.

L'Avis de l'éditeur se compose seulement de ces mots ; « Aucune pièce n'a fait plus de bruit que la tragédie de Charles IX; elle est enfin imprimée:

le moment est venu de faire justice. »

Cette Critique fait partie des œuvres de Chénier, éd. Guillaume, tom. I^^r.

A Messieurs les Parisiens sur la tragédie de Charles IX. Par M. Suard, l'un des quarante de l'Académie française — (s. L, 1789), in-80 de 7 pp.

Quoique publiée sous le nom de Suard, cette plaquette est de Chénier.

Elle ne figure point cependant dans les œuvres complètes de l'auteur. C'est une réfutation piquante de l'article que Suard avait inséré dans le Journal de Paris, contre la tragédie de Charles IX, le 27 août 1789, sous ce titre : Extrait d'une lettre écrite à un représentant de la

Commune de Paris, sur la censure des théâtres.

Encore ciUELauEs mots sur la censure des théâtres, par Suard. — S. l. n. d. (Paris, Lemoitie, imprim.d'Everat, 1830), in-8° de 16 pp.

Tiré à 250 exemp. — Première pubUcation d'une suite d'opuscules omis dans les œuvres de nos meilleurs auteurs. — Extrait du Journal de Paris, du 18 octobre 1789. — Suivi du précédent et de : Lettre aux auteurs du Journal de Paris, ce 18 octobre iy8^, du même. — L'article de Suard et la réplique de Chénier sont contenus dans les Mélanges de littérature du premier, tome IV, p. 309-319.

Qiaérard mentionne encore :

Chansons grivoises sur la tragédie de Charles IX (par Olivier Sauvageot, dit Du Croisi).

Sans nier l'existence de cet opuscule, nous avouons ne l'avoir vu cité nulle part ailleurs que dans la France littéraire.

158. — CARMEN, par Prosper Mérimée. — Paris ^ Michel Lévy frères, lib.-édit., 1846, i voL in-8° de 363 pp. non compris le tit. et le

f.-tit.

Edition originale.

Jolie nouvelle dans laquelle Mérimée a voulu exprimer les passions des natures primitives.

Le volume contient encore, de la page 161 à 180, une sorte de dissertation sur ces tribus nomades dispersées dans toute l'Europe et connues sous les noms de Bohémiens, Gitanos, Gypsies, Zigenner, etc.; de la page 181 à 324, Arsène Guillot ; de la page 325 à 365, L'Abhè Aubain. Ces deux dernières nouvelles sont respectivement précé-

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dées d'un f. -titre comptant dans la pagination.

L'édition originale est très recherchée. Bien conservés, les exemplaires valent de 70 à 80 fr. — Dem.-rel., non rog. avec la coiiv. imprimée, coté 60 fr., Répert. Morgand et Fatout, 1882.

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