L'ESCOLE DE L'IN- TEREST ou rVniversité d'Aniovr
Songes véritables, ou véritez songées. Galanterie morale. Traduite de l'Espagnol par C. Le Petit. — A Paris, chc\ lean Gvignard, dans la grande salle du Palais, à l'image S.Jean. M.DC.LXII. Auec priuilége du Roy. Petit in-12. Sur le titre cette épigraphe, texte et traduction :
La que me pide me despide
C'est-à-dire, Qui me demande ce que i'ay, Me donne d'abord mon congé.
Coll. : 12 ff. lim. non chifl:'., dont un blanc, et 151 pp. de texte, plus cinq ff. de table non chifï.
Les 12 ff. liminaires contiennent le titre, la préface au lecteur par l'auteur espagnol, l'avis du traducteur au lecteur; quatre pièces laudatives en vers signées Richelet, Ybert, Du Pelletier, le C. du T.; et l'extrait du privilège du roi.
Jean Guignard s'étant associé Nicolas Pepingué au privilège, on trouve des
GUIDE DU LIBRAIRE-ANTiaUAIRE
exemplaires jvec cette souscription : A Paris, chei Nicolas Pepingz'é, en la grande Salle du Palais, vis-à-vis les Consultations au Soleil d'or. . . Mais ce n'est point une autre édition comme on l'a cru, et comme on pourrait le croire encore.
Le privilège est daté du i8 août 1661 et porte à la fin : Achevé d'imprimer pour la première fois le 24 octobre 1661.
Après le titre vient cet humoristique sizain de Cl. Le Petit :
On m'auoit conseillé de bâtire vne Épitre A quelque Grand seigneur de magnifique titre : Mais i'ay ry du conseil, et ie n'en ay fait rien Dieu m'a fait naistre libre, et ieveuxtousioursl'estre, le considère plus ma liberté qu'un Maistre, luge, sage lecteur, si i'ay fait mal ou bien.
Cette pièce annonce à la fois un poète et un caractère. Du reste, Claude Le Petit paya de sa vie l'audace d'avoir affirmé trop tôt la liberté de penser et de parler. Il fut pendu et brûlé en place de Grève, à peine âgé de 23 ans!
Ce curieux et piquant ouvrage est intitulé en espagnol : Universitad de amor y escuela de el tnteres, verdades soîïadas verdadero 0 sucùo al pedir de las muçreres. Par el Maestro Antolinei de Pietràbuena.
Antonio, dans sa. Bibliotheca Hispana, dit que le véritable auteur de cet ouvrage pourrait bien être un certain dominicain du nom de Benoît Ruiz. Il ne l'affirme pas positivement, il hésite , tiisi fallor, a-t-il soin d'ajouter. Nous croyons qu'il se trompe réellement.
D'ailleurs en toute chose, et particulièrement en bibliographie, il ne suffit pas d'alléguer, il faut prouver.
Mar. r. de Hardy, 41 fr., Chedeau.
L'EscoLE DE l'interest et l'Vniversité d'Amovr. Allégorie traduite de l'espagnol d'AntoUnez de Piedrabuena, par Claude Le Petit, précédée d'un avant-propos par Philomneste junior (Gustave Brunet). — Paris, Gay; imprim. Jouaust et fils, 1862, in-12.
2 ff. pour les tit. ett.-tit., i-viiipp. d'avant-propos, 92 pp. de texte y compris la table et le fac-similé de l'ancien titre.
Tiré à 100 exemplaires, dont 2 sur peau vélin. Ex. sur peau vélin, broché, 20 fr.
192. — TANGU ET FÉLIME, poëme en IV chants. Par M. de la Harpe, de l'Académie Française.
— Paris, chei Pissot, libraire, quay des Augustins, 1780, i vol. in-8° de 64 pp.
Titre-frontispice dessiné et gravé par Marinier; plus quatre joHes figures gravées par E. de Ghendt, Dambrun, L. Halbou et N. Ponce, d'après Marillier.
Ce petit rimailleur de tant de prix enflé
n'en était pas moins un habile critique. Mais, dit Destouches,
La critique est aisée et l'art est difficile.
Et ce petit poëme semble donner raison à l'auteur du Glorieux. Si la Harpe n'avait jamais fait que de la poésie, parlerait -on de lui à cette heure? Cependant Tangu et Fèlime n'est pas tout à fait dénué de mérite. Les vers en sont généralement bien frappés, et l'on y sent une main habituée à la césure. Au reste, La Harpe luimême, malgré son orgueil, ne se méprenait pas sur la valeur de son œuvre; il a le soin, d'abord, dans l'avertissement, de nous prévenir que l'idée en est tirée du Roman de Fortunatus, l'un des plus curieux de la Bibliothèque lieue; et, en terminant, il ajoute : « Je l'abandonne à ceux qui jugent les bagatelles comme des ouvrages sérieux, et les ouvrages sérieux comme des bagatelles. »
Toutefois très recherche, à cause des estampes.
10 fr., Grésy; avec les poésies erotiques de Parny, 1778, 35 fr., cat.
Claudin ; rel. sur brochure, ntar. bl., fil., dent, int., tr. dor., 65 fr., M. F., i88î.
193. — MÉMOIRES de M. Du Gué-Trouin, chef d'escadre des Armées de S. M. T. C. : et Grand- Croix de l'Ordre Militaire de Saint Louis. — A Amsterdam, chei Pierre Mortier. M.DCC.XXX, i vol. pet.
in-8°.
4 flf. lim. non chifï". contenant l'épître et le titre, et 290 pp.
Publiés par Pierre Villepontoux, dont la signature est au bas de l'épître. Cette épître, adressée à du Guay-Trouin, porte en tête une vignette sur acier signée L. F. D. B. pour le dessin, et F. M. la Gava pour la gravure. Elle représente les armes du célèbre amiral entourées du coUier de l'Ordre de Saint Louis. — Au titre de départ, une autre vignette d'après les mêmes artistes : Neptune, son trident en main, assis au milieu d'engins de guerre.
Première édition. Recherchée à cause de sa belle exécution typographique, et puis parce qu'elle contient des détails curieux sur la jeunesse orageuse de du Guay-Trouin, qui furent supprimés dans les éditions suivantes. Du reste, aux termes mêmes de l'épître, elle parut sans son aveu.
Mar. bl., dos orné, fil., dent. Int., tr. dor. de Duru, 52 fr., M. F., 1883.
194. — POESIES II DE || MADAME II LA COMTESSE |i DE LA SUZE II . — ^ Paris, chei
Charles de Sercy, au Palais, au sixième Pilier de la Grand' Salle, visà-vis la Montée de la Cour des Aydes, à la Bonne -Foy couronnée.
M.DC.LXVI. Avec privilège du Roy. I vol. pet. in-12.
Coll. : 2 ff. lim. pour le tit. et le privil., 124 pp. et i f. non chiff. contenant un second privil. relatif à divers autres ouvrages publiés par le même éditeur.
Un panier de fleurs et de fruits pour fleuron sur le titre.
Les poésies de la comtesse de la Suze vont de la fe à la 58e page. A la 59e on lit : « Le Libraire av lectevr. Voyant que les Ouurages de Madame la Comtesse de la Suze, ne pouuoicnt faire qu'un volume médiocre; i'ay crû, mon cher lecteur, que pour l'augmenter l'y pouuois joindre les Maximes & l'Almanach d'Amour^ de la composition de Monsieur le Comte de B. R.
(Bussy-Rabutin) que i'ay tirez du Deuxième et Cinquième Tomes du Recueil des Pièces en Prose, l'espère que vous trouuerez ce choix fort agréable. »
Il faut bien admettre, pour l'honneur de la comtesse et pour la galanterie de l'éditeur, que médiocre signifie ici très court.
A là page 61 vient : a Maximes d'Amovr », et à la page 81 : « Almanach d'Amovr pour l'an de Grâce 1665.
Par le Grand Ovide Cypriot, spéculateur des Éphémérides Amoureuses. Aux Remarques duquel se verront choses merueilleuses qui arriueront cette Année. Dédié à Cvpidon. »
Avec figures sur bois représentant le cœur, comme siège de la passion, en rapport avec les divers quartiers de la lune.
Une tête de page au commencement de chaque pièce, et un fleuron à la fin.
Édition originale.
La Biographie Didot, et le Grand Dictionnaire de Larousse citent une édition de 1656. C'est une erreur. D'un autre côté, les continuateurs du Manuel, et la plupart des catalogues où notre édition est mentionnée ajoutent : « Avec les Maximes d'Amour et VAlmanach d'Amour. » D'où l'on pourrait penser que ces différentes parties ont été réunies ici en formant un recueil factice, ce qui n'est pas. Le tout offre un ouvrage complet sous la même pagination et la même signature, ainsi que nous l'avons décrit.
Les exemplaires de cette édition sont rares et recherchés. Vend. 25 fr. 50, Giraud; 28 fr., Solar, revendu 32 fr., Chedeau ; 20 fr. , Huillard ; mar. de Duru, 105 fr., Danyau; mar. bleu, dos orné, fil., tr. dor.. dent, int., doublures et gardes pap. peigne, de Thibaron-Joly, 95 fr., Leb. de Montgermont, revendu 120 fr. vers 1880, à la Bibliothèque Nationale ; mar. bleu, dos orné, fil., tr. dor., doublé de mar. r. de Cuzin, 61 fr., M. F., J883.
Madame la Comtesse de la Suze (Henriette de Châtillon de Coligny), fille aînée de Gaspar de Coligny, petitefille de l'illustre amiral de ce nom, eut une certaine célébrité comme femme et comme poète. Ses contemporains la considéraient « à nulle autre seconde. » Charleval l'égalait à Sapho. Le grave auteur de VArt poétique trouvait ses Vf élégies d'un agrément infini. » Ses poésies, il est vrai, ne manquent ni de grâce, ni de sentiment. Par exemple l'ode adressée à sa belle -sœur la duchesse de Châtillon, malgré quelques passages à l'empreinte du jour, offre de réelles beautés. Voici la première strophe :
Cherchons pour peindre Amarillis Des fleurs nouvellement écloses ; Meslons y quantité de Lys Et rassemblons enfin toutes ces belles choses.
Quant à sa personne, M'l<i de Scudéry, son amie, la pourtraicture ainsi dans sa Clélie, iv^ pe, t. 11 : a ...Elle a la taille de Pallas, et sa beauté a je ne scay quoy de doux, de languissant et de passionné, qui ressemble assez à cet air charmant que les peintres donnent à Vénus... »
Largillière l'a représentée sur un char au milieu des nuages. Fieubet fit à ce sujet le madrigal latin suivant :
Qua? dea suhlimi rapitur per inania curru?
An Juno, an Pallas, an Venus ipsa venil ? Si genus inspicias, Juno; si scripta, Minerva;
Si spcctes oculos, mater Anioris erit.
Nous avons rendu ce madrigal de la façon suivante :
Quelle déesse ainsi sur un char dans l'espace Gravite? Est-ce Pallas, Junon ou bien Cypris? Par l'esprit c'est Minerve, et Junon par la race ; C'est Vénus elle-même à ces yeux attendris.
Vite réfugions-nous à l'ombre de Martial :
Da veniam, subitis, non displicuisse meretur, Festinat, Lector, qui placuisse iihi.
195. — DISCOVRS SVR LES HERMAPHRODITS {sic). (Par Jean Riolan) Où il est demonstré contre l'opinion commune, qu'il n'y a point de vrays Hermaphrodits. — A Paris, che\ Pierre Ramier, rue des Carmes, à l'Image Saind-Martin.
M.DC.XIIIl. I vol. in-8°.
Coll. : 4 ff. lim. pour le tit., la dédicace, et le sommaire des chapitres; et 156 pp. dont la dernière contient l'errata. — Un fieuron sur le titre.
C'est un des ouvrages les plus curieux sortis de la plume de l'illustre anatomiste. Il fut composé à l'occasion d'un sujet présentant les caractères de
l'hermaphroditisme complet. Riolan démontra d'une manière péremptoire, contrairement aux idées reçues, que tous les phénomènes de ce genre, vus jusqu'alors, se rangeaient dans l'ordre des expressions tératologiques. A la page 2 de ce livre l'auteur émet une opinion singulière Selon saint Jérôme, la France a toujours été exempte de monstres : Gallia seiiiper monstriscandt. a Mais une foule énorme d'individus y viennent de toutes les contrées du monde, dit Riolan, pour y repaistre doucement à l'ombre, et s'en retournans remporter de quoy viure. Voyia la cause de tous les monstres que l'on voit à Paris, plus qu'en autre ville de la terre... Paris, l'abrégé de l'vniuers qui contient en soy toutes les merueilles, beautez et imperfections du monde. »
Le Discours sur les Heruiaphrodits, quoique ancien, est encore lu avec fruit par les savants; les amateurs le recherchent. Du reste, les exempl. en sont rares.
Mar. r.. fil., Ir. dor., reî. anc, 60 fr., M. F. 1883.
BIBLIA PAUPHRUM.
Aux approches de la Renaissance, le mouvement intellectuel était si considérable, que les copistes ou librarii ne pouvaient suffire aux exigences de l'époque. On dut se préoccuper d'un moyen plus rapide et moins coûteux pour multiplier les manifestations de la pensée. Chacun en sentait la nécessité.
Mais la loi du progrès ne permettait pas d'y parvenir d'une manière spontanée : il y avait des intermédiaires à franchir. D'abord on commença à graver sur des tablettes de bois quelques ouvrages de peu d'étendue que l'on imprima comme l'on imprime encore aujourd'hui le papier peint : c'est la xylographie. Ensuite les caractères fixes sur bois furent mobilisés; puis
ceux-ci firent place aux caractères mobiles fondus ; c'est la typographie, en tenant compte, bien entendu, d'une suite ininterrompue d'améliorations et de perfectionnements.
Malgré la facilité relative de la reproduction, les ouvrages édités par le procédé xylographique ne furent pas très nombreux. Car d'un côté, ce que nous appelons la mise en train demandait alors d'énormes sacrifices; et de l'autre, il fallait être sur du débit, ce qui ne pouvait avoir lieu que pour les livres d'une incontestable utiUté, livres fort rares à ce moment.
La plupart de ces livres parvenus jusqu'à nous, au nombre d'une vingtaine environ, sont connus sous la dénomination générique de Livres des pauvres. Le moine Théophile en fait mention au LXXIe chap. de son œuvre :
Diver.^arium artiuin schedula. lis s'appelèrent ainsi, pourquoi? Le prix les rendait-il accessibles aux plus humbles bourses? On peut en douter. Bien qu'au-dessous des manuscrits, eu égard à la main-d'œuvre, ce prix ne laissait pas d'être beaucoup trop élevé pour les classes laborieuses. De plus, écrits en latin et chargés d'abréviations difficiles à traduire, ces livres ne pouvaient être lus sans une étude préliminaire. Le mot pauvre présente ici un double sens; il ne signifie pas seulement dénué des biens de la terre, mais encore dénué des biens de T'instruction. Les images entrent pour beaucoup dans l'enseignement religieux : elles frappent l'imagination. De même que « les cathédrales sont des catéchismes de pierre », ces livres composés de planches étaient des catéchismes en figure^, parlant aux yeux des populations ignorantes de ce temps, conformément à la parole de saint Grégoire : « Quod legentibus scriptura « hoc idiotis pra^stat pictura cernen- « tibus : quia in ipsa etiam ignorantes « vident quod sequi debeant : in ipsa
no
GUIDE DU LIBRAlRK-ANTiaUAiRE
« legent qui littcras nesciunt uiide et « pnccipue gentibus pro lectione. »
En outre, ces livres, résumant en un petit nombre de pages les connaissances essentielles du dogme, servaient de manuel aux pauvres clercs voués à la prédication. Le Spéculum humaïue Salvationis, ouvrage de ce genre, ne laisse pas de doute sur ce point : « Propter " pauperes predicatores hoc apponere « curavi », est-il dit dans la préface rimée.
Au commencement de la Bihlia pauperuin de saint Bonaventure, écrite vers le milieu du xiii^ siècle, se lit : « Incipit prœclarum opus quod Biblia « pauperum appellatur perutile omnibus « praedicatoribus. »
Ces extraits font parfaitement connaître et la nature et le double but de ces sortes de productions.
De tous les livres dus à la xylographie, le plus célèbre, sinon le plus ancien, est celui intitulé : Bïblia pauperum. On en connaît au plus sept ou huit éditions en exemplaire unique, dont cinq figurent parmi les richesses de la Bibliothèque Nationale.
Il se compose de planches imprimées d'un seul côté de la feuille :
quarante pour les éditions jugées les premières par nos devanciers, et cinquante pour la dernière ; le tout accompagné de légendes et de vers léonins.
Ces planches, où l'auteur anonyme cherche à montrer comment les prophéties de l'Ancien Testament se trouvent vérifiées par le Nouveau, sont encadrées dans des baies d'architecture ogivale avec colonnettes supportant par un tailloir cubique les extrémités de
voûtes, soit en plate-bande, soit en arc surbaissé.
Chacune est divisée en cinq parties formant ensemble une espèce de croix.
En tête, deux figurines de personnages bibliques; au-dessous trois motifs : celui du centre est le type, les deux autres, les antitypes; au bas, encore deux personnages de la Bible.
L'ordre des planches est établi par une lettre de l'alphabet gothique mise entre l'entablement du type et les figurines supérieures. Les vingt premières vont de £1 à Q^, après quoi l'alphabet recommence. Seulement les lettres de la seconde série sont comprises entre deux points.
Ces remarques peuvent servir à reconnaître les différentes éditions. Rien pourtant n'est bien positif à cet égard. Heinecken avoue lui-même qu'il les a classées d'une manière un peu arbitraire.
Ainsi : celle où les lettres 91, €>, cil, S du second alphabet n'ont pas les deux points est considérée comme la première.
Celle cotée ^, 2"= alphabet, où la tiare de Moïse est surmontée de deux cornes, est la seconde.
Celle où la même pi. représente la tiare avec un bouton à la place des cornes, la troisième.
La quatrième est sans lettres d'ordre.
Enfin la cinquième et dernière se distingue par le nombre des planches.
Afin de juger, avec certitude, si ces exemplaires sont complets, voici la description du type et des antitypes de chacune des planches relatives aux quatre premières éditions, avec les vers léonins débarrassés de leurs abréviations.
Eve et le serpent .
Vipera vim perdit :
Sine vi pariente puella.
L 'A nnonciation .
Gédéon et la Toison.
Rore madet vellus :
Pluviam sitit arida tellus.
Virgo salutatur innupta manens gravidatur.
ET DU BIBLIOPHILE I3I
Le Buisson ardent. La Nativitéde Jésus-Christ. La Verge d'Aaron.
Lucet et ignescit : Hic contra morem :
Sed non rubus igné calescit Producit virgula florem
Absque dolore paris virgo Maria maris.
Abner vient chez David a L' Adoration des Rois. La Reine de Saba .
fi^firon. j^ec typate gentem :
Plebs notât hec gantes Notât ad Christum venien-
Christo jungi cupientes. tem.
Christus adoratur aurum thus mirra locatur.
La Présentation. La Purification. La mère de Samuel offre
Hec presentatur son fils.
Partus prior ut redimatur. Oblatum Christum
Samuel te dénotât istum.
Virgo libans Christum Simeonis recipis istum.
o- *-" Rebecca envoie son fils Fuite en Egypte. Micholfait descendre David
Jacob chez Laban. par la fenêtre.
Liquit tecta patris Per Mycol David
Jacob formidine fratris. Saul insidias sibi cavit.
Herodis diram Christus puer effugit iram.
6. ^ L' Adoration du Veau d' Or . Séjour en Egypte et des- Dagon tombant à terre de- Per Movsen sacrum truction des idoles. vant l'Arche.
Territurvitulisimulacrum. Archa repenti ne
Fit Dagon causa ruine.
Ydola présente Christo cecidere repente.
Satil fait mourir Abimé- Le massacre des Lnnocents. Prédiction de la mort des lech et tous les prêtres. fils d'Héli.
Saul propter David Uno sublato
Christos domini vere stra- Stirps est data regiafurto.
vit.
Isti pro Christo mundo tolluntur ab isto.
David consulte Dieu sur son Retour d' Egypte. Jacob retourne dans son
retour. pays.
Ad patriam David Formidat fratrem
Defuncto Saul remeavit. Jacob ardet visere patrem.
Ad loca sancla redit Ihesus egyptoque recedit.
132 GUIDE DU LIBRAIRE-ANTiaUAIRE
9- ^ Passage de la Mer Rouge. Baptême de Jésus-Christ. Les espions portant la grappe
Hostes merguntur '^^ ^'^"'«•
Per maris iter gradiuntur. Flumen transitur
Et patria mollis aditur.
Dum baptisatur Christus baptisma sacratur.