GEORGE || DANDIN
ou le II mary confondu. || Comédie.
Il Par J. B. P. de Molière. || (Petit
fleuron.) || A Paris f\\chei Jean Ribou,
au Palais, j| vis-à-vis la Porte de
GUIDE DU LIBRAIRE-ANTIQ.UAIRE
^'Église II de la Sainte Chapelle, à l'Image Saint Louis. M.DC.LXIX.
I vol. in-i2.
Précieuse édition originale. Ce volume est ainsi composé : 2 feuillets préliminaires(titre,privilège et liste desacteurs), texte formant les pages i à 155, avec quelques erreurs de pagination. Voici ces erreurs : les pages qui devraient être cotées 93-94, sont cotées 95-96; les pages 97-98 sont répétées deux fois. Les pages 145-146 sont entièrement omises.
La dernière page est cotée 1 5 5 au lieu de 354. Les signatures du bas sont exactes, sauf le second feuillet du cahier I et le second feuillet du cahier K, qui sont cotés I iij et K iij. Les cahiers sont de 6 feuillets, sauf les 2 feuillets préliminaires, qui sont à part, et le cahier N qui contient 4 feuillets seulement.
La pièce est imprimée en gros caractères, mais le cahier N est entièrement imprimé en caractères plus petits.
Cette comédie est fort rare, comme la plupart des pièces de Molière. Un bel exemplaire vaut actuellement 800 à 1 ,000 fr. et a atteint des prix bien plus élevés dans ces dernières années. Au catalogue Fontaine, 1875, et ensuite 1878-79, bel exemplaire relié en maroquin rouge, par Trautz-Bauzonnet, coté d'abord 1,500 fr. et plus tard 2,000 fr. Répertoire Morgand et Fatout, 1882, exemplaire relié en maroquin par Trautz, 1,600 fr. et exemplaire relié en maroquin par Dura, 1,200 fr.
185. — ALEXANDRE DUMAS FILS. Un cas de rupture. Paris, librairie nouvelle, 1854, i volume in-32.
Édition originale, rare, de cette nouvelle amusante et humoristique, vrai petit chef-d'œuvre d'esprit et de style.
Le volume se compose de 2 feuillets
préliminaires (faux-titre et titre) et 86 pages. Plus un propectus de 6 pages, signé de Henri de la Madelène, pour les Œuvres nouvelles de Gavarni. Ce prospectus fait nécessairement partie du volume, parce que les 2 premières pages en sont imprimées sur le dernier feuillet du cahier signé 11. Les pages 3 à 6 du prospectus forment un demicahier non signé.
Ce joli petit livre, très bien imprimé par Simon Raçon, fait partie de la collection à couvertures blanches imprimées en rouge. Il est fort recherché des bibhophiles. La couverture porte après le titre indiqué ci-dessus, ces mots :
Ouvrage inédit.
L'auteur prétend avoir écrit ce charmant volume dans la prison de la garde nationale, — le fameux Hôtel des Haricots, — dont il fait une description fort intéressante dans son premier chapitre.
Il existe, paraît-il, des exemplaires avec un nouveau titre daté de 1855; ce qui prouverait que le livre se vendit mal à son apparition.
Aujourd'hui les exemplaires brochés sont cotés de 25 à 40 fr., et sont d'ailleurs très rares.
186. — LES AMOURS DE MIRTIL. — A Constant inople {Paris, Guillyn, libraire, quai des Aiigustins), 1761, in-8°.
3 ff. lim. et 171 pp. — Titre dessiné et gravé par Louis Legrand, avec un très joli fleuron — accompagné de six vignettes gravées par le même d'après Gravelot. — A la fin, l'explication de ces vignettes.
Le titre porte cette épigraphe :
... Nulla Viro juranti jcemina credat,
Niilla Viri spcret scrmones esse fidèles.
Çatule, Argon. Utic.
Que nulle beauté ne croie aux serments d'un amant; que nulle ne se flatte que la vérité dicte ses discours.
Sorte de poème en prose composé de six chants où, selon l'auteur anonyme « on n'a peint que l'Amour, la Beauté, les Grâces. » Il débute ainsi : « Vénus pleuroit encore la triste destinée du Chasseur Adonis... « Involontairement:
« Calypso ne pouvoit se consoler du départ d'Ulysse... » vous revient en mémoire. L'on croirait à une imitation de Têlémaqiie. C'est plutôt un pastiche du Temple de Guide sur lequel se modelaient la plupart des productions de ce genre alors si répandu. Quelques tableaux discrètement voluptueux, une certaine harmonie de couleurs rendent encore sa lecture supportable, quoique les images en soient rebattues, même pour le temps. Cette bagatelle serait complètement oubliée n'étaient les vignettes dont elle est ornée et qui en font tout le prix.
La quatrième édition du GuideCohtn, 1880, col. II, dit : (f dans la Bibliographie des ouvrages relatifs à Vamoiir, de M. Gay, ce livre est attribué à Fontenelle. » Nous avons ouvert cette Bibliographie, édit. de 1871, t. I, p. 182, et nous n'avons rien trouvé qui légitimât le dire du Guide. D'ailleurs le Dictionnaire des Anonymes ne parle pas de cette attribution.
Coté de 25 à 30 fr. dans le Guide; 6 fr., Tross, lo^ cat. ; tnar. r., fil., dent, int., tr. dor., anc. rel., 45 fr., M. F., 1883; même vente : mar. M., fil,, dent, int., tr. dor. de Thomas, avec les fig. imprimées à I'encre rose, 75 fr.
L'Année littéraire, 1762, signale des exemplaires sur pap. de Holl. avec les estampes en camaïeu.
187. — LES GRACES. — A Paris, chei Laurent Praiilt, libraire, quai des Augustins, à la Source des
Sciences; et Bailly, même quai, à l'Occasion. M. DCC. LXIX. gr.
in-8°, pap. de Holl.
Edition originale.
4 Ifî'. lira., pag. i-vni, et 330 pp., plus un feuillet pour l'approbation et le privilège. — Titre gravé d'après J.-M.
Moreau; frontispice de Boucher gravé par J.-B. Simonet, et 5 figures gravées par de Launay, de Longueil, Massard et Simonet,
Ouvrage composé de morceaux sur le même sujet, extraits de divers auteurs, recueillis et publiés par A. -G. Meusnier de Querlon. A ce propos le Dictionnaire des Anonymes dit : ...
a précédé d'une dissertation par l'abbé Guill. Massieu, et suivi d'un discours par le P. André... » D'où l'on semble inférer que ces deux productions ont été faites spécialement pour ce recueil : c'est une erreur. Elles font partie intégrante des extraits dont le dit recueil est formé.
L'Approbation mérite d'être citée :
« J'ai lu... un Recueil des principaux ouvrages ou composés ou traduits en François, qui ont pour objet les Grâces, soit personnifiées, soit prises pour le je ne sçai quoi plus séduisant que la Beauté même. Tous ces morceaux rassemblés par l'Editeur me paroissent choisis avec goût, et quelques-unes des Traductions, dont il a fait usage, gagnent sous sa plume... »
Coté dans le Guide Cohen de 100 à 120 fr.; en grand pap. d'Auvergne, de 125 à 150 fr.; en pap. de Holl., avec fig. avant le lettre, de 250 à 300 fr. — Cart. ébarbé, 68 tr., M. F., 1883.
188. — ŒUVRES de Salomon Gessner (traduites en français par Huber, Meister et l'abbé Brute de Loirelle). — Paris, Antoine-Augustin
GUIDE DU LIBRAIRE-ANTiaUAIRE
Renoiiard; iiiiprinierie de Crapekt, an VII- 1799, 4 vol. in-8°.
Avec 40 figures gravées par Bacquoy, Dambrun, Del vaux, Dupréel, de Ghendt, Girardet, Lemire, Petit, Simonet et Trière, d'après les dessins de Moreau. Plus 3 portraits : le premier, celui de Gessner, dessiné par Denon, gravé par A. Saint-Aubin ; le second, celui de Huber, l'un des traducteurs, dessiné par Graff, gravé par Alexandre Tardieu ; le troisième, celui de Diderot, dessiné par L.-M. Vanloo, gravé par Saint-Aubin.
Avant de publier cette édition, Renouard en avait déjà fait imprimer une autre à Dijon, chei Causse, 1795, 4 vol. pet. in-80, pap. vél. Dans celleci les figures sont numérotées ; dans la précédente, non. Le tome iv et dernier de l'une et l'autre donne les Contes moraux de Diderot, publiés d'abord en tête des Nouvelles idylles de Gessner, Zurich, 1773-77, ^ '^'°1- in-4°- Ces Contes sont intitulés : Entretiens d'un père avec ses enfants et Les deux amis de Bourbonne.
Il y a vingt ans que les exempl. de cette jolie édition des oeuvres du charmant peintre de la nature et des mœurs patriarcales, se vendaient de 25 à 30 fr., gr. pap. vél. Aujourd'hui, quand ces exempl., du reste en très petit nombre, contiennent les eaux-fortes, de 60 à 80 fr. — 20 exempl. du texte furent tirés sur pap. de Holl. mince et se vendent maintenant de 45 à 50 fr. ; mar. M., 37 fr., Renouard. — L'un des deux seuls exempl. sur vélin, renfermant les dessins originaux de Moreau, vendu 495 fr., Renouard. — Un exempl. gr. pap. avec fig. avant la lettre, et les eaux-fortes, rel. mar. r., coté 1,500 fr. au Rép. Morgand et Fatout. — Un exempl. demi-rel., mar.
vert avec coins, dos orné mosaïque, fil..
tête dor., èharhè, les fig. en double épreuve, avec et avant la lettre, 251 fr., M. F. 1883.
189. — MON ONCLE BENJA- MIN, par Claude Tillier, rédacteur de V Association de Nevers. — Paris, W. Coquebert, éditeur, 1843, i vol.
in-8° de 475 pp., tit. et f.-tit. non compris.
Edition originale. — Le titre est imprimé à Paris chez Cosson, et l'ouvrage, à Tours, chez R. Pornin.
Ce chef-d'œuvre eut de la peine à franchir la zone départementale pour arriver à Paris recevoir le sceau de la popularité et de la célébrité qu'il méritait à tous égards. En effet, « Mon Oncle Benjamin est mieux qu'une rareté et une curiosité bibliographique. C'est un roman qui n'a pas d'équivalent dans la littérature de ce siècle; roman de village et d'auberge; roman de pauvres gens et de braves gens; roman de sonneurs, de charretiers, de procureurs, de médecins, de petits polissons, de femmes en cottes et en coiffes; roman de la rue et du bois. Le choc des gobelets y alterne avec le bruit des éclats de rire. Mais c'est un roman honnête avant tout. » On ne peut mieux juger et en moins de mots.
Cette citation est empruntée à la préface de Ch. Monselet mise en tête de l'édition de Mon Oncle Benjamin donnée par Conquet, Paris, 1881, 2 vol. in-80, accompagnée de 42 dessins de Sahib, gravés par Prunaire.
Quoique celle-ci soit bien imprimée, très agréable à l'œil, les amateurs donnent la préférence à la première. C'est qu'elle est belle aussi; et puis les exemplaires en sont rares : qualité exceptionnelle pour les bibhophiles de haute école. Vendus de 45 à 60 fr.
190. — CINd-MARS, ou une conspiration sous Louis XIII, par le comte Alfred de Vigny. — Paris, Urbain CancI, 1826, 2 vol. in-8°.
Edition originale. Le premier volume se compose de : 2 feuillets prélim. (fauxtitre et titre), 411 pages plus une page de table. Le second volume renferme : 2 feuillets prélim. pour le titre et le faux-titre, 491 pages^ plus une page de table.
Dans l'un et l'autre volume, au verso du 1" faux-titre ou lit la mention : Le Normant fils, imprimeur du Roi, rue de Seine n° 8, f. s. g.
Il existe des exemplaires tirés sur papier vélin.
Quoique ce beau livre ne se vendit guère à son apparition, on en fit la même année deux éditions; la seconde porte bien le titre de deuxième.
L'année suivante, en 1827, l'auteur en donna une nouvelle, qui porte ces mots sur le titre : Troisième édition, revue et corrigée, aussi avec le nom de Urbain Canel, mais le nom de l'imprimeur est changé; on lit au verso du faux-titre : Imprimerie de H. de Balzac, rue des Marais S. G., 11° ij.
Les volumes de la troisième édition sont ainsi composés : tome i^f, 2 feuillets prélim. (faux-titre et titre), et 308 pages, sans table; tome 2«, 2 feuillets prélim. (faux-titre et titres et 364 pages, y compris 2 pages pour les tables des 2 volumes.
Dans la première édition, à la fin du tome 26, on voyait aux pages 481 à 491, des Notes historiques explicatives de certains passages des deux volumes.
Ces notes sont entièrement supprimées dans la 3e édition et les suivantes. Pourtant ces notes avaient de l'intérêt ; on y trouvait : des observations sur Urbain Grandier, une anecdote vive sur Christine de Suède, — des explications sur la
Tirana, avec le texte complet, en espagnol (quatre strophes), de cette énergique romance, — un mot piquant de Marie de Médicis sur le chevalier de Guise et le meurtre du baron de Luz, enfin les Articles du Traité fait encre le Comte-Duc (de San-Lucar) pour le roy d'Espagne, et M. de Fontrailles, pour et au nom de Monsieur (Gaston d'Orléans), à Madrid, le ij janvier 1642.
Un superbe exemplaire de la première édition, broché, avec les couvertures, fut vendu 299 fr. à la vente Lessore, en février 1882. Et 2 exemplaires, très rognés, ne se vendirent que 13 fr. l'un et 16 fr. l'autre, à la vente N***, en avril 188 1.