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il est produit par le frotf&tflènt r^pefë dp deux Surfaces contiguës du corps, surtout chez les enfants et chez les personnes plus ou moins chargées d'embonpoint. On l'observe alors au -dessons des mamelles, aux aisselles, aux aines, à la partie supérieure des cuisses (intertrigo, Sauvages). Dans les mêmes circonstances, il survient aussi aux fesses et à la partie interne des cuisses, à la suite d'une marche ou d'une équitation forcée.
» Il peut encore être produit par l'action du soleil et du froid, le contact des
[lueurs blanches, du flux gonorrhéique et dysentérique, des urines et des matières fécales. Il survient quelquefois à la lèvre supérieure, déterminé par le contact du fluide acre qui s'écoule des narines dans le coryza. »
L'érythème est souvent sympt orna tique d'une autre affection. On le voit fréquemment se développer chez les enfants, à l'époque de la dentition; chez les individus pléthoriques, et chez les femmes, lors des évacuations menstruelles, à Vépoque critique. Il survient à la suite de l'ingestion de substances irritantes, et on l'observe quelquefois après V administration du baume de copahu.
§ III. — Symptômes.
Il est rare de voir l'érythème précédé de symptômes généraux. Quand il en existe, ils consistenl en un malaise général, une légère anorexie, un peu de lassitude.
Il est constitué par des taches d'une étendue très variable et irrégulières. Ces taches sont d'un rouge un peu vif; elles sont très superficielles et disparaissent sous la pression du doigt, pour se reproduire immédiatement après.
La limite de ces taches est loin d'être aussi distincte que celle de Férysipèle ; le plus souvent, au contraire, la rougeur érylhémateuse se perd insensiblement vers les points de la peau qui ont conservé leur teinte normale.
Il y a, dans le point occupé par ces taches, une chaleur un peu plus vive que dans les points restés sains ; cela doit s'entendre surtout de la sensation éprouvée par le malade. La douleur est presque toujours très peu vive; c'est un léger sentiment de cuisson qui par moments devient plus aigu. C'est surtout lorsque les parties sont exposées à une vive chaleur que la douleur augmente.
Il est rare que cette rougeur s'accompagne de gonflement. Lorsqu'il existe unj tuméfaction, elle présent»' des caractères particuliers qui ont servi à diviser l'érythème en plusieurs variétés.
1° En/thème populeux. —Cet érylhème est constitué par des plaques d'une petite étendue, légèrement saillantes, semblables à des papules. Les plaques sont d'abord rouges, mais deviennent ensuite violacées, comme toutes les parties enflammées dans lesquelles l'inflammation se termine par résolution. Du reste, la tuméfactioB qui constitue ces plaques ne tarde pas a diminuer, car il est nu e qu'elle dure plus de deux jours, et l'érythème est réduit alors a la simple rougeur.
2" Erythème tuberculeux {erythema tuberculatum de Willan). —Cette variété ne diffère delà précédente que par la persistance des plaques. Elles deviennent plus saillantes, ce qui les a fait comparer aux tubercules de la peau.
3" Erylhème noueux. — Celte variété, qui se montre principalement à la partie ;mtérienre .le la jambe et attaque surtout les enfauls. les femmes, les sujets à con-
ÉRYTHEME. — SYMPTÔMES. 371
stitulion molle, est beaucoup plus fréquemment que toutes les autres précédée de symptômes généraux (soif, anorexie, léger mouvement fébrile .
Les taches sont un peu élevées vers le centre, et leur largeur varie de 1 à 3 centimètres de diamètre. Ces lâches deviennent, au bout de quelques jours, de véritables petites tumeurs d'un rouge un peu sombre et douloureuses. La teinte ne tarde pas à devenir bleuâtre, les petites tumeurs se ramollissent, et, au bout de dix à quinze jours, elles ont disparu.
[Cette variété, assez commune, est quelquefois caractérisée par des traits plus accentués, et a presque l'importance d'une petite maladie. Quelques troubles digestifs et un léger mouvement fébrile précèdent sou apparition ; puis les malades ressentent des douleurs de courbature, et alors on voit apparaître sur les membres une éruption particulière et caractéristique. Celle éruption n'est pas seulement limitée aux jambes, comme le disent quelques auteurs ; nous l'avons constatée bien des fois aux bras, sur les parties latérales du tronc, et même à la face. Elle consiste en une rougeur légère, superlicielle, généralement disposée par plaques arrondies, et qui recouvre diverses parties des membres. Les douleurs persistent pendant l'éruption, et affectent par leur mobilité une grande ressemblance avec le rhumatisme, d'où le nom <T 'ér y thème rhumatismal que l'on trouv e dans les anciens auteurs. Dans ces cas elle a une durée qui peut s'étendre jusqu'à six semaines, deux mois, et il n'est pas rare de voir la maladie s'accompagner de troubles digestifs, tels que l'embarras gastrique et l'ictère.
M. le professeur Schœiïlein, de Berlin, a décrit, sous le nom de péHdSè rhumatismale, une éruption qui, jusqu'à ce jour, aurait, selon lui, échappé à l'observation, et qui est caractérisée par de petites taches rouges, persistantes, ayant ordinairement leur siège autour des articulations des membres inférieurs, et s'accompagnant de douleurs dans les mêmes jointures, sans trouble appréciable de l'état général. MM. F. Duriau et Maximiû Legrand (1) ont facilement démontré que cette affection n'est nullement inconnue, et qu'elle est identique avec l'éruption désignée depuis longtemps par les médecins français et anglais sous le nom û'éïythème nàueuùi ou rhumatismal. Nous n'avons donc pas à nous en occuper davantage.]
Telles sont les variétés principales de l'érythème ; on voit que les plus importantes sont: 1" celle dans laquelle l'érythème superficiel occupe une très grande surface; 2° l'érythème noueux.
On a décrit sous le nom A'intertrigd l'érythème qui résulte d'un frottement de deux surfaces conligiiës; en pareil cas il existe parfois un suintement séro purulent d'une odeur fade ; VéPythème fut/ace est celui qui se montre et disparaît prorrtptemenl dans le cours d'un mouvement fébrile continu ou intermittent ; l'érythème Centrifugé, variété rare décrite par Bielt, est remarquable par l'élévation des plaques et leur rougeur au pourtour, et aussi par leur début, car elles commencent par un point papuleux qui prend un accroissement excentrique ; enfin quelquefois l'érythème laisse après lui une légère desquamation.
Le diagnostic de l'érythème n'est pas assez important pour que nous y insistions. Nous verrons, en effet, plus loin que Yérysipèlé, l'urticaire, etc., diffèrent essentiellement de celte maladie, ci il suffira de comparer les descriptions.
(1) De la péliose rhumatismale {Revue médicale, 1858).
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Le traitement de celle affection est bien simple. Dans Véry thème simple, il suffit de quelques lotions adoucissantes et, de boissons rafraîchissantes. S'il s'agit de l'intertrigo dû au frottement de deux surfaces contiguës, il faut, et c'est «ne pratique vulgaire, saupoudrer les parties avec une poudre absorbante, comme la poudre de lycopode, de bois vermoulu, (['amidon.
« Les érythèmes ou rougeurs morbides qui apparaissent souvent, dit M. Cazenave, chez les femmes, à l'époque critique, qui coïncident avec un retard ou une suppression du flux menstruel, réclament l'emploi des émissions sanguines, des délayants, un régime doux et des moyens applicables à un état pléthorique.
•> L'érythème noueux ne réclame en général aucun moyen particulier, quoiqu'il constitue la variété la plus grave ; les topiques, d'abord adoucissants, et ensuite astringents, sont tout à fait inutiles : de légers laxatifs, et, dans quelques cas rares, de légères émissions sanguines, composent tout le traitement. Ajoutons toutefois qu'une précaution indispensable est le repos absolu de la. partie malade. »
M. Wilson (1) a employé avec succès des applications de collodion sur les points malades dans des érythèmes chroniques de la face; mais on se rappellera que ce moyen est très douloureux.
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