ECZÉMA CHRONIQUE
Toujours accompagné d'un peu de suintement.
Prurit.
Siège indifférent.
PSORIASIS.
Squames sèches, chatoyantes, minces.
Prurit nul.
Siège de prédilection : coudes, genoux.
Pronostic — A l'état aigu, l'eczéma est généralement une affection légère dont la guérison est prompte. A l'état chronique, il peut, ainsi que nous l'avons vu plus haut, durer un temps illimité et devenir une maladie, sinon grave, au moins très incommode par sa ténacité. Dans ce cas, du reste, le pronostic est suhordonné à certaines conditions qu'il est facile de prévoir, telles que la cause de la maladie, la constitution du sujet, etc., etc.
La fréquence des récidives est une circonstance qui impose une certaine réserve quand il s'agit de porter le pronostic de l'eczéma.
§ VIII. — Traitement.
Nous avons dit au commencement de cet article que pendant bien longtemps l'eczéma a été décrit avec d'autres affections de la peau sous le nom vague de dartres. A l'occasion du traitement, nous retrouvons ions les inconvénients de cette confusion ci: du vague dans lequel étaient nécessairement les auteurs en présence ^espèces mal caractérisées. Celle lâcheuse condition , qui se représentera plus (l'une fois dans l'étude des maladies de la peau, nous obligera à ne pas insister Vai.leix, 4e édit. — V.
sous le rapport thérapeutique, sur des moyens dont les indications sont pour nous incertaines, le diagnostic des affections contre lesquelles ces moyens étaient employés n'étant pas encore établi sur des données positives. 'Ces! après avoir constaté ce fait, et en rappelant que beaucoup d'agents employés et vantés dans cette affection ont besoin du contrôle d'une observation nouvelle, fondée surtout sur un diagnostic précis, que nous allons exposer le traitement de l'eczéma.
[C'est ici qu'il est indispensable de rappeler combien il est nécessaire de s'enquérir, avant d'établir un traitement de l'eczéma, si le malade ne vit pas sous l'empire d'une diathèse héréditaire ou acquise; le plus souvent tout le secret de la thérapeutique est là. (Bazin.)]
1° Traitement de l'eczéma aigu. —Si l'eczéma aigu se présente sous sa forme simple, si l'inflammation est franche et modérée, on prescrira la diète, les émoliients, le repos de la partie malade. Si le sujet est jeune et robuste, et que l'éruption s'accompagne de quelques symptômes de congestion, on y joindra les émissions sanguines générales; mais il est rare que l'intensité de la maladie soit telle que ce moyen devienne nécessaire.
A l'intérieur, on prescrira les acides végétaux, et à l'extérieur on recouvrira la surface enflammée de cataplasmes de fécule de pomme de terre et d'eau de guimauve, mais lièdes seulement; on fera des lotions émoi lien tes ou légèrement narcotiques. On administrera des bains amidonnés ou gélatineux, et si l'éruption, devenue moins aiguë, tendait à se continuer, on recourrait aux bains alcalins et aux lotions alcalines.
Ce sont surtout V eczéma rubrum et Yeczemaimpetir/inotles qui réclament l'emploi de ces derniers moyens ; mais lorsque l'inflammation est peu considérable, lorsqu'elle s'est notablement calmée, on peut, comme l'expérience nous l'a fréquemment démontré, recourir avec un grand succès à des topiques actifs qui seront indiqués tout à l'heure dans le traitement de l'eczéma chronique, et principalement à la pommade suivante, que nous avous trouvée utile dans un grand nombre de maladies de la peau, lorsque l'irritation n'était pas trop vive :
^ Axouge 50 gram. | Calomel 2 à 5 gram.
Mêlez.
2° Traitement de l'eczéma chronique. — C'est surtout contre Ycczôma chronique que les auteurs ont préconisé une foule de moyens dont, le plus souvent* nous ne pouvons pas apprécier la véritable influence. Les uns ont vanté les applications locales, et font consister tout le traitement dans les médicaments topiques* les autres s'adressent plus particulièrement aux moyens généraux; beaucoup ont réuni les deux espèces de médications, et le plus souvent il est difficile de dire quelle est la part de chacune d'elles dans les effets obtenus. Quoi qu il en soit, nous allons présenter les agenls ll.èrapeuiiques qui ont été le plus généralement
™M?dtcation externe. - Les bains sont très fréquemment administrés dans toutes les formes de l'eczéma chronique; donnés tfwp/*, à une température généralement peu élevée', rendus émollients par l'addition des mucilages, de la gel» line (500 grammes par bain), ils sont surtout utiles quand il existe un certain.