CHAPITRE VIII
AFFECTIONS HÉMORRHAGIQUES.
Dans des circonstances variées, la peau peut être le siège d'un flux hémorrhagique, d'où résultent tantôt un suintement auquel on a donné le nom de sueur de sang (2) , tantôt de simples pétéchies, comme on en voit dans la peste et le typhus ; tantôt des ecchymoses comme dans le scorbut ; tantôt enfin des taches d'un pourpre plus ou moins foncé, qui constituent le purpura, affection qui, comme beaucoup d'autres que l'usage nous fait ranger parmi les maladies de la peau, est loin d'être locale.
La sueur de sang est, en effet, un simple symptôme fort rare d'autres affections.
Les pétéchies et les ecchymoses sont beaucoup plus fréquentes, mais elles sont aussi purement symptomatiques et ne constituent même qu'un signe diagnostique d'une valeur assez limitée. Le purpura seul est une manifestation extérieure d'une affection bien déterminée.
Pour la description du purpura, on a suivi plusieurs divisions différentes Willan abeaucoup trop multiplié les espèces; il en est quelques-unes qui ne peuvent être
(t) Voy. l'Honneur, llièsc. Paris, 1857.
(2) Pàrrot, Vmde sur la sueur de sang, 1859.
admises : telles sont le purpura senilis et \etpurpura contayiosa. M. Rayer reconnaît un purpura fébrile, et un purpura non fébrile : cette distinction n'est pas sans importance, mais on peut, avec M. Cazenave, en établir une autre fondée sur de meilleurs caractères. Les choses se passant différemment suivant qu'avec les taches pourprées il y a ou non hémorrhagie par une ou plusieurs muqueuses, il en résulte deux espèces distinctes, qui sont le purpura simplex et le purpura hœmorrhagica.
ARTICLE Ier.