EMPOISONNEMENT PAR LES CANTHARIDES
locaux, les lotions fréquentes dans l'eau saturée d'alun ou de sulfate de cuivre ammoniacal ; mais il est peu d'ouvrières qui veulent s'y astreindre.
2° Traitement curatif. Première forme. — Quand les premiers symptômes apparaissent, il suffit de faire suspendre le travail pour voir la maladie avorter; mais les accidents reparaissent dès que l'ouvrière reprend ses occupations.
Deuxième forme. — <- Ce qui prouve, dit M. Potton, que cette affection n'est point une inflammation ordinaire, c'est qu'à tousses degrés les antiphlogistiques, les êmollients n'ont jamais réussi ; au contraire, ils ont toujours exaspéré les symptômes. »
Les topiques calmants et les narcotiques n'ont pas mieux réussi. Les moyens qui ont eu le plus de succès entre les mains de M. Potton sont les toniques légers, les bains avec les décoctions de plantes aromatiques, de feuilles de noyer, de ronces, ou iïécorce de chêne ; des manuluves avec le miel rosat étendu d'eau ; des applications topiques avec des solutions d'alun, de sulfate de fer, de sulfate de zinc.
Un moyen réputé très efficace dans les fabriques des Cévennes, consiste dans des lotions avec de l'urine et des applications de compresses trempées dans ce liquide.
Troisième forme. — Aux moyens employés dans le second degré, M. Potton a ajouté avec avantage les cataplasmes avec la camomille, le quinquina, le camphre. Quand les pustules étaient ouvertes, il employait des pommades avec le tannin, Valun, Y acétate de plomb; des cautérisations superficielles avec le nitrate d'argent.
Les démangeaisons qui persistent pendant quelques jours ont été diminuées par les bains, les embrocations avec les huiles, les baumes légèrement excitants.
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