II. — Puce
Nous ne dirons que peu de choses de cet insecte, dont la description, au point de vue de l'histoire naturelle, ne saurait être faite dans un livre de la nature de celui-ci. Nous dirons seulement quelques mots de son appareil buccal. Sa bouche se compose de trois parties : 1° de palpes articulés ; 2" de deux lames ou lancettes dentées qui servent à percer la peau et à faire sourdre le sang que l'animal suce au moyen des contractions de son jabot; 3° d'une gaîne dans laquelle sé meuvent les lames ou scies perforantes.
Les contrées méridionales en sont surtout infectées. La morsure delà puce produit une tache lenticulaire, quelquefois assez large, rose, au centre de laquelle on voit une petite perforation. Ces piqûres donnent quelquefois lieu à une démangeaison excessive, et la peau, à leur niveau, est le siège d'une légère tuméfaction qui se dissipe rapidement. Ces piqûres, lorsqu'elles sont très multipliées, ressemblent, au bout d'un certain temps, à des pétéchies. Il est avéré que chez les personnes atteintes de certaine altération du sang, de scorbut, la piqûre de la puce devient l'occasion d'une ecchymose ou véritable pétéchie. Les accidents causés par les puces sont trop légers pour mériter l'attention du médecin.
La puce chique, ou simplement la chique (Palex penetrans), plus petite que la précédente, se rencontre principalement au Brésil et clans d'autres parties de l'Amérique du Sud.
Cet insecte pénètre sous la peau de l'homme, principalement aux orteils, sous les ongles et sous la peau du talon. Le développement de l'animal introduit ainsi sous la peau donne lieu à de vives douleurs. Quelquefois il se produit à ce niveau une inflammation avec abcès. Il faut enlever au plus vite ce parasite, opération quelquefois assez délicate, mais sans danger sérieux.