MALADIES DU VAGIN
Si l'on excepte la blennorrkagie et les ulcères primitifs ou chancres du vagin, il ne reste que bien peu d'affections qui soient du domaine delà pathologie interne. Aussi n'aurons-nous à dire quelques mots ici que de la vaginite simple , de la vaginite granuleuse, de la vaginite diplithéritique, et des tumeurs sanguines.
L'apparition de granulations plus ou moins nombreuses et plus ou moins volumineuses sur la muqueuse vaginale doit-elle nous faire regarder l'inflammation du vagin qui se montre avec ces caractères, comme une affection tout à fait à part, ou ne faut-il la considérer que comme une forme analomique de la vaginite chronique? C'est cette dernière manière de voir qui nous paraît devoir être adoptée, et nous ne croyons pas que M. Deville {k), qui a traité ce sujet avec les plus grands détails, dans un mémoire d'un intérêt réel, soit d'une autre opinion. Il n'y a, en effet, dans cette affection, que deux circonstances remarquables : c'est d'abord sa forme granuleuse, et en second lieu son existence bien plus fréquemment constatée chez les femmes enceintes que chez les autres. Si d'autres particularités ne sont pas signalées par les recherches ultérieures, on ne saurait, ce semble, faire de cette inflammation une maladie spéciale.
(1) Annales de Roulers.et Journal des connaissances médico-chirurgicales, 1 c'r février 1852.
(2) Annales des maladies delà peau, novembre 1850.
(3) Mémoire sur Vesthiomène, dartre rongeantede la région vuloo-anale (Mcm. de l'Acad. deméd., t. XIV, 1849), et mémoire sur les maladies des organes génitaux externes chez la fe7>imeUbid.,t.X\).
(4) Delà vaginite granuleuse (Arch. gén. de méd., juillet et août 1844).
VAGINITE SIMPLE AIGUË.
ARTICLE Ier.