‹ Guide du médecin praticien, ou, Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquées [electronic resource] (volume 2)Chapitre 9 sur 344 · HÉMORRHAGIE DU VAGIN · texte numérisé non relu

HÉMORRHAGIE DU VAGIN

Quelques faits, dont les principaux sont rapportés par M. Gendrin (1), par Dugès et par JlmoBoivin (2), prouvent qu'une quantité assez notable de sang peut suinter à la surface du vagin ; mais ces hémorrhagies ne sont pas assez abondantes pour faire craindre pour les jours de la malade. Cette abondance peut considérablement augmenter et rendre la maladie sérieuse. II faut être prévenu de la possibilité du fait.

Dans le cas rapporté par Dugès et Mme Boivin, et emprunté à M™" Lachapelle, l'écoulement de sang était accompagné d'une douleur assez vive, mais ce n'est pas le cas le plus ordinaire.

On pourrait confondre cette hémorrhagie avec une hématurie, parce que le sang se trouve mêlé aux urines; mais si l'on introduit une sonde dans la vessie, on voit celles-ci sortir claires, ce qui dissipe l'erreur. On reconnaît la source du sang en employant le spéculum et en examinant le vagin immédiatement après l'avoir nettoyé à l'aide d'une injection. C'est à sa partie supérieure que se fait ordinairement le suintement. Dans les cas cités par M. Gendrin, l'hémorrhagie vaginale coïncidait avec un écoulement de sang par l'utérus, et l'on voyait ce liquide sourdre de toute la surface du museau de tanche et de la partie supérieure du vagin.

Si la perte de sang était assez abondante ou d'assez longue durée pour causer des inquiétudes, il faudrait diriger contre elle les moyens indiqués à propos des autres hémorrhagies, et principalement de Vépistaxis (3) ; car le traitement de l'hémorrhagie vaginale ne présente rien de particulier. On mettrait surtout en usage les injections froides et astringentes, et l'on aurait recours, s'il le fallait va tamponnement, dont l'application, en pareil cas, serait nécessairement des plus fades et des plus efficaces. Ces considérations suffisent pour une maladie si rare et présentant si peu de particularités.

ARTICLE II

VAGINITE SIMPLE AIGUË.

D'après tout ce que nous avons dit à l'article Blennorrhagie chez la femme il est évident que nous n'avons pas à entrer dans de grands détails sur la vaginite simple. Si, en effet, il est démontré pour tous les observateurs que rien dans les les.ons, dans les symptômes, dans la marche de la maladie, ne peut faire distinguer une vaginite vénérienne d'une vaginite simple, il ne reste plus qu'à dire quelques mots des causes qui peuvent produire cette dernière, causes dont la connaissance peut seule servir de base au jugement du médecin.

Les causes sont toutes les irritations violentes ou de longue durée qui portent leur action sur le vagm. Or, comme il est rare que des causes de cette nature aglssenî

(1) Traité phi'os. de médecine pratique. Paris 1839 t II n 10

(2) Traité des maladies de l utérus et de ses annexes, ParÛ, \n3:i l II n (527

(3) Voyez tome II, p. 2i~. ' ' p' bZ1,

avec un suffisant degré d'intensité sur les parois du vagin, il en résulte que la vaginite simple aiguë, la vaginite non vénérienne, est une affection n és rare beaucoup plus rare que la vulvite de même nature, parla raison que la vulve est presque uniquement exposée aux violences, et que dans 'es cas même où l'action se porte sur le vagin, celui-ci, plus extensible, leur échappe plus facilement. De toutes les irritations produites sur le vagin, il n'en est pas qui donnent plus fréquemment beu a une vaginite de quelque intensité que l'introduction des pensantes, et surtout le long séjour de ces corps étrangers dans le conduit.

Les symptômes sont les mêmes que ceux de la blennorrhagie ; seulement on admet généralement que, toutes choses égales d'ailleurs, ils sont moins violents, et que la maladie a une durée moins longue.

L'affection cède plus facilement aux moyens simples, comme les êmollients, les bains, et un régime doux; cependant c'est encore là un sujet de recherches qui ne doit pas être négligé. Les moyens mis en usage, lorsque l'affection a une certaine intensité, sont les mêmes que ceux que l'on oppose à la blennorrhagie.

ARTICLE III

VAGINITE CHRONIQUE. — VAGINITE GRANULEUSE.

Nous n'avons rien adiré de particulier de la vaginite chronique simple, la vaginite granuleuse seule présente quelques particularités intéressantes.

Vaginite granuleuse. — Déjà M. Ricord avait signalé sous le nom de psorr/ytrie (1), l'existence de granulations sur les parois du vagin dans le cours de la blennorrhagie. MM. Blatin etNivet en ont également fait mention ; mais ce n'élaient là que des indicalions assez vagues. M. Deville a au contraire tracé d'une manière complète la description de cette forme de vaginite chronique, dont voici les principaux traits, d'après cet auteur.

§ I. — Définition, synonymie.

« Nous donnons, dit M. Deville, le nom de vaginite granuleuse à une maladie du vagin de forme essentiellement chronique chez les femmes enceintes, mais pouvant exister chez d'autres femmes ; caractérisée par le développement sur le vagin de granulations rouges, en général assez volumineuses, indolentes, tantôt éparses et isolées, tantôt, et presque toujours, confluentes, occupant soit une partie limitée, soit la totalité du vagin, depuis les caroncules myrtiformes jusqu'au col utérin qu'elles envahissent même parfois, accompagnées d'un écoulement vaginal purutent, abondant, plus ou moins verdàtre. Ces granulations paraissent identiques avec celles qui existent assez souvent d'une manière isolée sur le colulérin, et nommées par Dugôs etMmc Boivin métrite granuleuse; seulement, sur le vagin, elles acquièrent d'habitude plus de volume. »

§ II. — Causes.

Elles sont très obscures; tout ce que M. Deville a trouvé de plus précis, c'est (1) Voy. l'article Blennorrhagie chez la femme.

VAGINITE GRANULEUSE. **>

que, parmi les malades qu'il a observées, les femmes enceintes étaient dans la proportion des deux irrs environ, et que, dans la plupart des cas du moins, l'affection n'avait rien de syphilitique.

§ III. — Symptômes.

La vaginite granuleuse est indolente; parfois seulement on observe quelques démangeaisons ou quelques cuissons; mais la facilité avec laquelle se dissipent ces symptômes sous l'influence du repos et des lotions simples prouve que si la marche, la fatigue, le défaut de soins de propreté suffisent pour les produire, on ne peut pas néanmoins les regarder comme appartenant en propre à la maladie.

L'écoulement ne manque jamais; la matière sécrétée est ordinairement abondante, mais son abondance varie notablement, suivant les cas. Elle n'est pas visqueuse ; elle est assez épaisse, se rapprochant de la consistance crémeuse, et d'une couleur jaune et verdàtre. Dans les cas où celle vaginite apparaît chez des femmes affectées déjà de flueurs blanches, cet aspect de l'écoulement en indique le début.

Si, à l'aide du spéculum, on examine le vagin, on voit à la surface : « de petites saillies rougeâtres ou d'un rouge ;vif, d'un diamètre qui varie entre un 1/2 millimètre et 2 millimètres. Leur forme est le plus souvent celle d'une demi-sphère adhérente par la base; mais quelquefois elles acquièrent un développement bien plus grand, elles s'allongent et prennent la forme de petits cylindres... La vaginite présente alors le degré le plus élevé qu'elle puisse atteindre (Deville). »

Ces granulations sont ordinairement très nombreuses dans tout le vagin ; elles peuvent même envahir le col de l'utérus. Jamais M. Deville ne les a vues s'ulcérer.

On peut les sentir à l'aide du toucher. « Le doigt introduit dans le vagin glisse entre deux parois dures, rugueuses, chagrinées... sensation qu'on n'éprouve que dans les cas de vaginite granuleuse (Deville). »

§ IV. — Marche, durée, terminaison de la maladie.

La maladie a une marche tellement chronique, que, s'il ne s'opérait pas dans l'écoulement des femmes affectées de flueurs blanches les changements indiqués plus haut, elles ne s'apercevraient pas de son apparition.

La durée de la maladie est, dans quelques cas, limitée par l'accouchement luimême; dans d'autres, l'accouchement ne fait pas disparaître la vaginite qui s'est développée sous l'influence de la grossesse, et dès lors fa durée est illimitée.

Sauf les cas où l'accouchement vient mettre un terme à la maladie, on ne la voit pas disparaître spontanément; mais, sous l'influence d'un traitement convenable, sa terminaison est promptement heureuse.

§ V. — Diagnostic, pronostic.

Pourrait-on, d'après les caractères seuls de l'écoulement, dire s'il s'agit d'une vaginite granuleuse, ou bien d'un catarrhe utérin, d'une vaginite simple ; en un mot, d'un des autres élals décrits sous le nom générique d'écoulements, de flueurs blanches, de leucorrhée? Nous ne le pensons pas. M. Deville, il est vrai, a signalé les diverses nuances de ces écoulements, mais c'est en examinant les femmes à l'aide

"2[l MALADIES DES FEMMES.

du spéculum qu'il les a constatées, et, en pareil cas, l'existence des granulations suffit pour déterminer le diagnostic, qui n'aurait de valeur réelle que tout autant qu'il pourrait être porté sans cet examen direct, et c'est dans les circonstances de ce genre qu'il ne nous paraît pas possible.

Pronostic. — Le pronostic n'est pas grave, en ce sens que la maladie peut ne pas altérer sensiblement la santé générale, et qu'elle cède facilement au traitement. Mais si l'écoulement est abondant, s'il persévère, il peut en résulter certains symptômes gastriques que nous ferons connaître à l'article Leucorrhée; symptômes qui peuvent devenir très sérieux, parce que la maladie n'ayant pas de tendance h guérir spontanément, est une cause permanente de troubles digestifs.

Pour les auteurs qui pensent que la vaginite la plus simple peut communiquer une blennorrhagie, il n'est pas douteux que celle dont il s'agit ici puisse donner lieu au même résultat, et c'est ce que l'on trouve formellement exprimé dans le mémoire de M. Deville, mais le fait n'est nullement démontré. Il serait nécessaire, pour qu'on pût se prononcer à cet égard, qu'on citât des observations, et encore faudrait-il distinguer. La vaginite granuleuse succède parfois à une véritable blennorrhagie, ou plutôt n'est autre chose que cette blennorrhagie passée à l'état chronique : nul doute qu'en pareil cas la contagion n'ait lieu ; mais en serait-il de même dans ceux où il serait bien prouvé que cette vaginite s'est développée spontanément ? C'est ce dont il est permis de douter.

On ne sait pas quel est le siège anatornique précis des granulations qui forment le principal caractère de cette affection. 31. Deville a rassemblé plusieurs arguments qui tendent à prouver que ces granulations n'occupent pas les follicules.

[M. le professeur Lebert (1) fait remarquer que déjà MM. Giraldès et Kolliker avaient établi qu'il n'y a pas de glandules dans le vagin ; et il se range à l'opinion de MM. Deville, Mandl et Kiwisch, qui considèrent les granulations comme une hypertrophie papilliforme d'une multitude de points du vagin. M. Becquerel paraît croire encore à l'existence de ces glandules (2). ]

§ VI. — Traitement.

Les moyens à opposer à cette affection ne diffèrent pas de ceux que l'on emploie dans la blennorrhée chez la femme. Les injections avec une solution de nitrate d'argent ont parfaitement réussi clans tous les cas rapportés par M. Deville. Voici, d'après lui, comment on doit les pratiquer :

^ Nitrate d'argent cristallisé. 0,0S gram. | Eau distillée 30 gram.

« Pour pratiquer une injection, les malades se tiennent tout simplement assises ou accroupies, et commencent par faire dans toute la hauteur du vagin une injection d'eau tiède, pour chasser, autant que possible, la matière de l'écoulement; puis elles injectent successivement deux seringues habituelles à injections vaginales; remplies avec la solution froide de nitrate d'argent. La seringue, tout le monde le sait, doit être de verre. »

(1) Traité d'anatomio pathologique générale cl spéciale Paris, 1860, t. II, p. 410,

(2) Traité clinique des maladies de l'utérus et de ses annexes. Pans, 1860, t. II, p.

VAGINITE D1PHÏHÉ1UT1QUE.

Ces injections sont pratiquées matin et soir. De plus les malades prennent un bain entier tous les quatre jours environ, et fréquemment des bains de siège. On leur recommande la plus grande propreté, et on leur prescrit un régime substantiel, mais non excitant.

ARTICLE IV

VAGINITE DIPHTHÉRITIQUE.

[Bien que l'inflammation diphthérilique de la vulve ait été sinon décrite, du ' moins indiquée par les auteurs, celle du vagin ne l'a pas été, et nous en avons vainement cherché une mention dans les principaux auteurs. Si Ton y a fait quelquefois allusion, c'est pour la considérer comme une simple localisation de la diphthérite générale et comme une dépendance du croup. Cela est vrai dans la majorité des cas, mais il en est d'autres où l'affection est essentiellement locale, soit à titre de lésion primitive, soit à titre de complication. Comme nous n'avons trouvé qu'une seule description de cet état, celle qui a été donnée par le professeur \V. de Scanzoni, nous croyons devoir la reproduire intégralement.

« L'inflammation diphthéritique et croupeuse de la muqueuse vaginale existant à elle seule comme affection primitive est assez rare. Nous l'avons observée à la suite de lésions traumatiques telles qu'elles ont lieu pendant l'exercice violent et trop fréquent du coït; quelquefois aussi nous avons vu la leucorrhée vaginale devenir une véritable inflammation croupeuse. Mais, dans le plus grand nombre des cas, cette affection est secondaire et se développe pendant le cours de certaines maladies des organes avoisinant immédiatement le vagin. C'est ce qui arrive, par exemple, dans les dégénérescences cancéreuses de l'utérus qui produisent un écoulement abondant et corrosif, dans les fistules vésico- et uréthro-vaginales dans lesquelles le contact des urines entretient dans les parois du vagin un état d'irritation permanente, etc. Il en est de même lorsque des polypes de l'utérus volumineux et faisant saillie dans le vagin s'ulcèrent et sécrètent un pus sanieux ; en un mot, lorsqu'une affection quelconque des organes génitaux devient la source d'un écoulement abondant et corrosif dont le contact irrite la muqueuse vaginale. Quelquefois encore la diphthérite du vagin est provoquée par la présence de corps étrangers, par exemple, d'un pessaire très dur ou putréfié par un long séjour. Enfin, cette affection est aussi fréquemment un symptôme d'une maladie constitutionnelle ■ il n'est pas rare de l'observer pendant le cours des métrites, des péritonites, des pyohemies puerpérales, dans les dernières périodes de la fièvre typhoïde, de la dysenterie (1) ; nous l'avons vue plusieurs fois se déclarer pendant Je cours d'exanthèmes aigus, surtout pendant la variole et la rougeole.

» La diphthérite vaginale peut s'étendre à toute la surface de la muqueuse, ou bien, ce qui est plus fréquent, elle reste bornée à certaines parties; c'est surtout le tiers inférieur de l'organe qui est attaqué le plus souvent et le plus violemment.

La partie enflammée est d'un rouge vif, quelquefois érarlale, et couverte d'une couche plus ou moins épaisse d'une exsudation membraneuse jaune ou rougeàtre souvent très adhérente; lorsqu'on I éloigne, la partie mise à nu saigne facilement.' La où la muqueuse n'est pas recouverte de fausses membranes, ses papilles apparaissent sous la forme de points plus foncés et nettement circonscrits. La température du vagin est très élevée, sa sensibilité considérablement augmentée ; il est le siège de consultions spasmodiques excessivement douloureuses; au plus haut période de la maladie la sécrétion de la muqueuse est diminuée; plus tard, après la chute des membranes, elle devient très abondante, c'est alors une leucorrhée muco-purulente. Dans certains cas, il y a pendant les premiers jours un faible écoulement sanguin ou sanguinolent, cela arrive surtout lorsque la maladie s'est déclarée peu avant les règles. 11 n'est du reste pas rare que ces dernières soient modifiées par la vaginite. Nous les avons vues quelquefois être supprimées subitement, tandis que dans d'autres cas elles étaient extraordinairement abondantes et constituaient une véritable métrorrhagie. Fréquemment la diphthérile s'étend du vagin aux organes adjacents, aux parties génitales externes, à l'urèthre, à la vessie, à la matrice, quelquefois même au rectum et au péritoine; on voit alors apparaître les phénomènes propres à ces inflammations. Les diphthérites partielles du vagin telles qu'on les observe, par exemple, dans les fistules vésico-vaginales, durant le cours du cancer utérin, etc., ne sont ordinairement pas accompagnées de mouvements fébriles bien prononcés, tandis que la fièvre ne manque presque jamais lorsque le mal est primitif, se développe à la suite d'une lésion traumatique, d'une infection blennorrhagique, etc., et attaque les parois vaginales dans une étendue considérable.

» La diphthérile vaginale primitive cède en général, au bout de peu de temps, à un traitement convenable et même à un simple régime diététique ; il en est de même lorsqu'elle accompagne les maladies constitutionnelles que nous avons énumérées ; mais, lorsqu'elle reconnaît pour cause une fistule, ou une maladie utérine qui entretient un contact constant des parois vaginales avec des liquides corrosifs, c'est alors un mal des plus opiniâtres et qui résiste à tous les moyens qu'on lui oppose. Il est vrai que l'on réussit le plus souvent à le modérer pour quelque temps par des soins minutieux de propreté : mais il revient tou jours à son ancienne ' intensité dès qu'on cesse ces soins ou que seulement on les néglige. Dans ces circonstances, il n'est pas rare de voir se former, dans la muqueuse, des ulcérations, suivies de profondes pertes de substance, qui peuvent plus tard, par leur cicatrisation, amener des rétrécissements du canal vaginal. Cependant la terminaison la plus commune est le passage au catarrhe chronique, que l'on observe presque toutes les fois que la vaginite croupeuse n'a pas été traitée convenablement, ou que la malade, après sa guérison, a commis quelque faute de régime. Il est inutile d'ajouter qu'au point de vue du pronostic les complications que nous avons mentionnées (uréthrites, cystites, péritonites, etc.) méritent considération.

» Les diverses formes de la diphthérile vaginale primitive que nous avons distinguées plus haut, d'après leurs causes, demandent en général un traitement antiphlogistique. I ors même que, de nos jours, un médecin raisonnable ne peut pas avoir l'idée de combattre celle maladie avec succès, à l'aide de saignées générales, il est cependant des cas dans lesquels l'intensité des douleurs, la violence de la fièvre

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