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DANS UN CAS OU IL EXISTE UNE GRANDE DÉPRESSION DES FORCES

1° Pour boisson, infusion légère de gentiane, d'absinthe, de houblon, etc. , coin eiiablement édulcorée.

2° S'abstenir des diurétiques et des hydragogues. 3° Insister principalement sur les vésicatoires. /i" Bains sulfureux et alcalins.

5° Régime légèrement fortifiant et tonique.

Cette dernière, ordonnance est principalement fondée sur les assertions de 31. Gendrin, et nous n'avons pas besoin de répéter que, n'ayant point pour elle la sanction de faits suffisants , elle ne doit être considérée que comme un renseignement fourni au praticien, qui jugera si le cas soumis à son observation peut comporter de semblables moyens.

Nous ne multiplierons pas ces ordonnances, parce qu'il n'est pas démontré que les cas particuliers dans lesquels on a prescrit les autres moyens ne soient pas des cas de complication, et que par conséquent la médication ne s'adresse pas d'une manière exclusive à la péricardite. Nous ajouterons seulement que chez les enfants très jeunes on doit remplacer la saignée par les émissions sanguines locales, et s'abstenir, au moins jusqu'à ce que de nouveaux faits soient venus nous éclairer, des applications de larges vésicatoires qui pourraient occasionner une trop grande irritation.

RÉSUMÉ SOMMAIRE DU TRAITEMENT

Émissions sanguines; diurétiques, digitale, narcotiques, antispasmodiques; purgatifs, mercuriaux; révulsifs, dérivatifs; topiques sédatifs et réfrigérants; moyens adjuvants.

ARTICLE II

PÉRICARDITE CHRONIQUE.

La péricardite chronique a été beaucoup moins bien étudiée par les auteurs que la péricardite aiguë. Cela lient sans aucun doute à ce que cette affection, ne déterminant pas des symptômes très marqués et étant le plus souvent liée à d'autres maladies du cœur dont les caractères sont plus frappants, l'attention des médecins ne s'est pas suffisamment lixée sur elle. Nous allons exposer , en peu de mots , ce que nous savons de plus positif sur cette affection, qui n'est pas très rare.

§ ï. — Définition, espèces.

On distingue deux sortes de pericardites chroniques, qui néanmoins ne diffèrent pas essentiellement entre elles par leurs signes. L'une n'est autre chose que la péri-

<*rdto aiguë, donl les symptômes primitifs se soni dissipés pour faire place a des

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dément, et est chronique dès son début.

§ XI. — Causes.

ttnd les ««««« de la seconde espèce de péricardite, la seule dont l'existence so,t ondée sur 1 examen «les faits, OU trouve d'abord la coexistence d'une autre affection du cœur ; mais aucun relevé numérique ne nous a appris dans quelle proportion on la rencontre dans les diverses lésions de l'organe circulatoire: VI. Bouillaud il) est e seul qui ait rassemblé quelques faits dans le but d'étudier celle cause : mais les observations qu'il a réunies ne sont pas encore suffisantes pour Remontrer quel est le rapport qui existe entre les lésions de la membrane interne ou du tissu même du cœur, cl la péricardite à l'état ebronique.

On a cité quelques exemples de péricardite chronique liée à la production de la matière tuberculeuse dans le tissu sous-séreux, fails que l'on peut comparer ace que l'on observe quelquefois dans le péritoine et dans la plèvre; nous avons vu un cas remarquable qui a été présenté il y a quelques années à la Sociélô analomique, et nous avons cité plus haut (voy. p. 219) l'opinion du docteur Burrows a ce sujet. Les autres productions accidentelles, telles que le cancer, les kystes séreux, donnent lieu à une inflammation du péricarde qui, à une certaine époque du moins, tend à prendre une marche chronique. Quant aux ulcérations, aux érosions, etc. , que nous avons indiquées plus haut , il faut bien se garder de prendre pour la cause de la maladie des lésions qui peuvent n'en être que les effets. Tels sont les renseignements peu nombreux que nous avons sur les causes de cette grave affection.

8 III. — Symptômes.

Les symptômes sont évidents; on les découvre sans peine lorsque l'exploration est faite d'une manière complète; mais souvent ils passent inaperçus, parce que le illiflade, n'éprouvant, dans le plus grand nombre des cas, aucune sensation bien marquée, n'appelle pas l'attention du médecin sur la région précordiale.

!l n'est pas rare de voir la douleur manquer complètement , et lorsque le malade se plaint de quelque sensation particulière, c'est plutôt d'un embarras, d'une gêne dans la région du cœur, que d'une douleur véritable. Mais les signes fournis par la percussion et l'auscultation n'en sont pas moins aussi précieux que dans les cas de péricardite aiguë. Une mutité plus ou moins étendue, car il existe toujours un épanchement d'une abondance variable enveloppé de fausses membranes sou* vent très épaisses; une résistance marquée sous le doigt qui percute; ordinairement le défaut ou la faiblesse de l impulsion du cœur; l'éloignement dans lequel se font entendre les bruits normaux, leur faiblesse, à moins de circonstances particulières; des bruits anormaux semblables à ceux que l'on observe dans la péricardite aiguë lorsqu'il existe des fausses membranes épaisses et rugueuses, tels sont les signes qui font reconnaître une affection du péricarde, dont la marche lente cl l'absence de symptômes de réaction violente démontrent la chronicité.

(I) Traité des maladies du cœur, 2e êdit» Paris, 1811, t. f, !>• 391.

PÊRICiRDITE CHRONIQUE. — DIAGNOSTIC. 2:59

On a joint à ces signes, pour compléter le tableau symptomatologique, l'intermittence, l'irrégularité du pouls, sa fréquence un peu augmentée, la pâleur, la bouffissure de la face, l 'infiltration des membres; mais il faut prendre garde de ranger parmi les signes de la péricardite chronique des symptômes qui peuvent appartenir à une affection concomitante du cœur, et surtout à une lésion des orifices.

D'après Chomel, la maladie présente ordinairement dans son cours des alternatives de rémission et d'exacerbation. Que se passe-t-il alors? Due nouvelle inflammation aiguë se produirait-elle dans une plus ou moins grande étendue de la cavité du péricarde? C'est ce qu'il est permis d'admettre, au moins dans quelques cas; car on trouve, chez certains sujets, un mélange de fausses membranes récentes et anciennes, qui annonce une ou plusieurs recrudescences de l'affection.

Suivant le même auteur, la durée de la péricardite chronique peut varier desiv semaines à deux et trois mois; mais les observations prouvent que dans quelques cas, rares il est vrai, l'affection peut avoir une durée notablement plus longue. Il règne une assez grande incertitude sur la terminaison. Chomel pensait que, comme la péricardite aiguë, la péricardite chronique guérit dans un certain nombre de cas. C'est un fait qu'on ne peut guère vérifier dans les observations que nous ont laissées les auteurs, et qui ne pourra l'être que lorsque l'on aura suivi pendant longtemps des sujets examinés attentivement à des époques peu éloignées.

§ V. — Lésions anatomiques.

Il est assez difficile de déterminer d'une manière rigoureuse quelles sont les lésions qui appartiennent en propre à la péricardite chronique. Dans plusieurs cas, en effet, on ne sait si l'épanchement plus ou moins considérable qu'on rencontre après la mort appartient à un retour à l'état aigu, ou s'il s'est produit au moment où la maladie prenait le caractère chronique. Quant aux fausses membranes, elles peuvent être ducs à l'existence d'une péricardite aiguë qui se serait dissipée en laissant après elle ces traces de son existence.

Cependant, si l'on trouve sur la surface du péricarde des fausses membranes épaisses, denses, moins fines que les tractus celluleux qui constituent les adhérences an< ieuues, renfermant entre elles une certaine quantité de liquide trouble, floconneux, plus ou moins purulent, on doit reconnaître cpie ces lésions appartiennenl à la péricardite chronique. Quant aux plaques blanches, laiteuses, cartilagineuses, ossifiées, etc., lorsqu'elles sont réellement dues à nue inflammation et non aux progrès de l'âge (-1), elles résultent presque toujours d'une inflammation aiguë qui les a laissées après elle. Lorsque ces diverses lésions se trouvent autour de productions morbides anciennes, telles que les productions tuberculeuses et cancéreuses, elles sont généralement chroniques, comme la cause qui les a produites.

§ VI. — Diagnostic, pronostic.

Le diagnostic de la péricardite chronique ne diffère pas .sensiblement de celui (1) Bizot, loc. cil., p. 347.

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de la péricardite aiguë] ,1 est seulement plus difficile, à cause de l'absence de „1„ sieurs symptômes généraux et locaux ,,,„ servent à attirer l'attention des ,„ ,!,' e us sur la seconde. .Mais il suffit de se rappelles signes indiqués plus hau, : l ot sure, raatité étendue , éIoignemen( des bruits du cœur, bruits anormaux-, etc pour voir que clans les ras „ù on la recherche, elle peut assez aisément cire reconnue dÏ nostuT ™C ^ Chr0niqUe vi0,U a,,S"^'^'- encore l'obscurité du

Ce que nous avons dil de la terminaison prouve qu'on ne peut pas se prononce! cl une manière positive sur le pronostic, il esl seulement permis de dire (m'en général ce pronostic est grave, et qu'en particulier, lorsque l'affection est causée par des lésions organiques, telles que les tubercules el le cancer, la maladie est nécessairement mortelle.

§ VII Traitement.

Dans le traitement de la péricardite chronique, on a mis en usage quelques moyens un peu différents de ceux qui ont été mentionnés dans l'histoire de la péricardite aiguë.

Ainsi les vésicatoires sont généralement remplacés parles cautères, ksmoxai les sétons, dont l'action esl plus énergique et plus prolongée.

Hope a conseillé l'emploi du mercure, mais à des doses modérées, afin de pouvoir en continuer plus longtemps l'administration. Chomel recommandait les friclions mercurielles , qui, disait-il, avaient plusieurs lois paru produire des effets avantageux.

M. Gendrin vent (pie, dans les cas où les malades sont fatigués par une médication débilitante, on ait recours aux boissons alcalines, au sous-nitrate de bismuth, combiné avec l'opium, à l'extrait de noix vomir/ne donné à petites doses, cl uni soit à la poudre de digitale, soit à l'opium. En même temps il conseille d'administrer les toniques et les amers, comme l'infusion et Vextrait de quinquina, ou de gentiane; de pratiquer des frictions sèches ou avec des liniments stimulants, et de prescrire les bains alcalins et sulfureux.

Enfin tous recommandent un repos presque absolu, un régime doux, des aliments de digestion facile, mais suffisants pour entretenir les forces du malade.

Malheureusement on n'a pas cite un seul fait qui prouve que ce traitement ait eu pour résultat, nous ne dirons pas une guérison solide, mais une amélioration notable,, quoique passagère. D'après ce que nous voyons dans les autres maladies chroniques les plus graves, on est sans doute porté à penser que ces moyens, et en particulier le repos et le régime, ont quelques avantages; mais, à cet égard, nous n'avons que des probabilités. Il serait donc inutile d'insister plus longuement sur cette affection, et d'entrer dans des détails qui seront facilement suppléés par l'expérience du praticien.

ARTICLE II T

IIYDROPÉRICAKDE.

Si, à l'imitation de la plupart des auteurs, on regardait comme des cas d'hychopéricarde tous ceux. où l'on Irouvc un épanchemenl de sérosilé limpide plus ou moins altérée, il serait facile de rassembler un très grand nombre d'exemples de

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