MALADIES DES ARTÈRES
Les maladies des artères sont peut-être tout aussi nombreuses que celles du cœur et du péricarde ; mais soit qu'un bon nombre d'entre elles ne donnent lieu qu'à des symptômes très difficiles à reconnaître, soit que les recherches se trouvent insuffisantes, il est vrai de dire que nous n'en connaissons qu'un petit nombre. Ainsi, lorsque nous aurons parlé de l'aortite aiguë, de ïanévrysme et do l'oblitération de l'aorte, et de l'artérite spontanée, nous ne trouverons plus guère, relativement aux autres affections, que doute et incertitude. Les opinions les plus diverses ont, on effet, été soutenues sur les dégénérescences, les incrustations, les ossifications des artères et le plus souvent les faits nous manquent pour résoudre les questions les plus importantes. Ce n'est là toutefois qu'un faible inconvénient pour le praticien] car ces lésions ne donnent lieu par elles-mêmes qu'à des signes très équivoques. Nous allons commencer par les maladies de l'aorte.