DE L'AORTE ASCENDANTE
.Maintenir le malade dans le plus grand état de calme possible.
Eviter la fatigue, les grands mouvements, les efforts violents.
Tenir continuellement le ventre libre, afin d'éviter les efforts de la défécation.
Kvïter la trop grande chaleur, qui peut accélérer considérablement la circulation.
Eviter également tout ce qui peut occasionner les maladies des voies respiratoires, qui provoquent la toux et accélèrent lîi circulation ; par conséquent, tenir les extrémités chaudes; éviter l'humidité, les courants d'air, etc.
Résumé, ordonnances. — D'après ce qui vient d'être dit, on voit que les remèdes sur lesquels il faut le plus compter sont les émissions sanguines, l'acétate de plomb à l'intérieur et à l'extérieur, l'application de la glace sur la tumeur, et la digitale. Nous devons ajouter que, de tous les anévrysmes de l'aorte, celui qui occupe la portion ascendante et la crosse est le plus difficile à guérir. La raison de ce fait est bien simple : Panévrysme ne pouvant être guéri que par obstruction, et cette partie du vaisseau étant tellement nécessaire à la circulation générale qu'elle ne peut point être suppléée par la circulation collatérale, on sent qu'il faut des circonstances toutes particulières pour qu'on puisse tenter une guérison radicale. Les cas où aucun caillot ne se forme dans la poche anévrysmale, comme celui que M. Louis a observé et que nous avons plusieurs fois cité, sont les plus défavorables pour le traitement.
Iro Ordonnance.