‹ Guide du médecin praticien, ou, Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquées [electronic resource]Chapitre 142 sur 306 · DILATATION DE L'ARTÈRE PULMONAIRE · texte numérisé non relu

DILATATION DE L'ARTÈRE PULMONAIRE

Il est facile, d'après l'état de l'artère pulmonaire, d'expliquer tous les symptômes qu'on a observés pendant la vie. Les principaux sont dus à la difficulté ou même à l'impossibilité de l'hématose, et la stase du sang veineux rend compte des autres. Quant à la marche de la maladie, elle est. sous la dépendance : 1° de la rapidité avec laquelle se produit la coagulation; 2" de la grande étendue du poumon, qui se trouve, en un moment donné, soustraite à l'action de l'air. Ainsi, on conçoit très bien que la coagulation dans le tronc principal de l'artère cause la mort la plus rapide, puisque, par suite de celte obstruction, les fonctions des deux poumons sont entièrement suspendues.

Maintenant pouvons-nous dire si cette maladie est due à une inflammation véritable de l'artère pulmonaire, ou si la coagulation du sang se fait sous une autre influence? Les cas que nous possédons sont trop peu nombreux pour que nous puissions nous prononcer sur ce point d'une manière bien positive. Cependant l'existence des adhérences tend à prouver que l'inflammation n'est pas étrangère à cette lésion.

Nous avons dit que les malades avaient rapidement succombé; il en résulte que Je traitement n'a point eu d'influence notable sur la maladie. Les moyens que l'on a employés sont : la saignée, la digitale, les topiques révulsifs et dérivatifs, Yéther, mais sans aucun succès. Il n'y a eu dans les symptômes aucune amélioration qu'on pût raisonnablement leur attribuer. Tout reste donc à faire sur ce point, et le médecin devra prendre conseil des circonstances. Il attaquera, par les moyens les plus convenables, les divers symptômes qui se présenteront, et toujours avec énergie, puisque l'affection a une si grande gravité. On peut penser que les vomitifs répétés pourraient avoir une influence favorable, et l'on devra les essayer en pareil cas (1).

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