‹ Guide du médecin praticien, ou, Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquées [electronic resource]Chapitre 257 sur 306 · EMPOISONNEMENTS · texte numérisé non relu

EMPOISONNEMENTS

Peu ou point de soulagement après les vomissements.

Souvent irritation gastrique qui fait rejeter la plus petite quantité de boissons.

Nous répétons que ces diagnostics devront être complétés à l'occasion des diverses maladies qu'on pourrait prendre pour une simple indigestion.

Pronostic. — Dans l'immense majorité des cas, l'indigestion se termine prompiement d'une manière favorable. Nous avons dit cependant, à l'article Rupture de l'estomac, quel terrible accident peut en être la conséquence. Si donc l'état l'anxiété devenait extrême et se prolongeait outre mesure, on devrait craindre pour

la vie (lu malade. L'indigestion dile apoplectique est beaucoup plus grave que l'indigestion ordinaire. Ajoutons colin une considération importante : la gravité de l'indigestion dépend beaucoup de l'état dans lequel se trouvaient les malades au moment où elle est survenue. Tout le inonde sait le danger qu'elle peut avoir dans la convalescence des maladies graves. Ce danger, on l'a peut-être exagéré; mais il n'en existe pas moins. 11 est également évident dans le cours des maladies chroniques qui ont profondément altéré la constitution.

§ VII. — Traitement.

Le traitement de l'indigestion est bien simple et ne demande pas de grands développements. S'il n'existe que de l'embarras à la région épigaslrique, avec rapports acides ou nidoreux, le vomissement provoqué par le doigt porté dans le pharynx et la titillation de la luette à l'aide des barbes d'une plume, suffisent pour faire cesser promptement tous les symptômes. L'ingestion d'un ou de plusieurs verres d'eau tiède favorise notablement ces manœuvres.

Si les symptômes sont plus graves, si le malaise est très considérable, l'anxiété très grande et les efforts de vomissement impuissants, l'administration du tartre stibiê à la dose de 5 à 10 centigrammes, de Yipécacuanha à celle de 1 à 2 grammes, remplit promptement l'indication.

Si, malgré ces moyens, les accidents persistent, si la douleur est extrême, si l'épigastre est tendu, si l'anxiété est à son comble, il ne faut pas oublier que la rupture de l'estomac est à craindre, et l'on ne doit pas hésiter à mettre en œuvre la pompe stomacale ou la seringue munie d'une large canule élastique (1).

Lorsque les coliques et les déjections alvines se manifestent, on les calme pa| l'emploi des lavements laudanisès, des cataplasmes arrosés de laudanum sur l'abdomen, de simples lavements d'eau de guimauve, de tête de pavot, etc. Il n'est utile de' recourir à ces moyens que dans les cas où les symptômes intestinaux sont

violents et persistants.

On a justement banni la saignée du traitement de l'indigestion considérée en général II est néanmoins des cas où elle est utile. Ce sont ceux qui prennent celte forme désignée sous le nom d'apoplexie gastrique. Mais alors on traite des accidents particuliers qui ont leur danger propre et dont le traitement a été exposé avec détail dans la description des affections cérébrales. MM. Gaultier de Claubry (2) et Chauffait (3) ont cité des faits où les émissions sanguines ont eu des avantages

^Si^u lieu de présenter des accidents aussi marqués, l'indigestion ne se manifestait que par de légers troubles, les infusions de thé, de camomille, de feuilles d'oranger, suffiraient pour rétablir l'intégrité des fonctions gastriques.

$ *- cas gestion Recueil * la

Société de médecine, t. XIII).

(3) Œuvres de médecine pratique. Pans, 18iS, l. I, p. 4t>y.

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