‹ Guide du médecin praticien, ou, Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquées [electronic resource]Chapitre 58 sur 306 · MALADIES SANS LÉSION ORGANIQUE · texte numérisé non relu

MALADIES SANS LÉSION ORGANIQUE

Bruit de souffle parfois double.

Étendu à une grande partie du système artériel.

Symptômes généraux de la chlorose et de l'anémie.

Nous ne faisons point entrer dans ce tableau le diagnostic différentiel du rétrécissement mitral et de l'insuffisance de ce même orifice, ainsi que du rétrécissement et de l'insuffisance de l'orifice tricuspide , attendu cpie ces dernières lésions ne se rencontrant pas seules, l'observation n'a point encore éclairé suffisamment ce point difficile.

Pronostic. — Le pronostic de cette lésion de la surface interne du cœur est, comme chacun sait, très grave. En effet, nous voyons, dans les observations qui ont été rapportées par les auteurs, que les sujets finirent par succomber, après avoir éprouvé de longues souffrances. Quelquefois cependant, et Hope en cite des exemples, un traitement bien entendu, lorsque le rétrécissement n'était point porté à un degré extrême, a pu, sinon procurer aux malades une guérison radicale, du moins les mettre en état de reprendre leurs occupations, avec les ménagements nécessaires pour ne pas rendre à leur affection son aucienne intensité. Mais au bout d'un certain temps, les anciens symptômes se reproduisent, et l'on s'aperçoit que la maladie n'a pas cessé de faire des progrès. On n'a donc, en définitive, réussi qu'à retarder plus ou moins la terminaison fatale.

S VII. — Traitement.

En lisant attentivement les auteurs, on voit que si la localisation des lésions et l'étude des symptômes appartenant en propre à chacune de ces lésions ont fixé leur attention d'une manière spéciale , il n'en est pas de même du traitement qui pourrait convenir à chaque cas particulier. Il est diiïicile de dire ce que produiraient de semblables recherches; mais l'identité de nature de lésions diverses par leur siège et par leurs effets, telles que le rétrécissement des orifices, l'insuffisance des valvules, les végétations de la membrane interne du cœur, doivent nous porier à admettre que lés mêmes moyens sont applicables à ces diverses lésions, et qu'il n'y a rien qui appartienne en propre à chacune d'elles. D'un autre côté, l'hypertrophie presque constante des parois du cœur, et l'existence d'une péricarditc récente ou ancienne, réclamant leur part du traitement, il doit en résulter que ce traitement est à peu près le même pour toutes ces affections organiques; aussi, quand on consulte les divers articles consacrés par les auteurs à ces maladies chroniques des valvules, à l'hypertrophie, aux diverses dégénérescences du tissu du cœur, on ne trouve que de très faibles différences dont il est impossible d apprécier la valeur. Il serait donc complètement inutile de chercher à présenter

un traitement particulier pour chacune des lésions des diverses valvules, c'est pourquoi nous allons continuer la description des maladies des orifices, nous réservant de donner, dans un article général, un exposé des divers movens mis en usage contre elles. C'est tout ce que l'on peut faire que de séparer, sous le rapport thérapeutique, ces lésions des autres lésions organiques et de l'hypertrophie en particulier, car nous verrons, nous le répétons, combien les traitements mis en usage se ressemblent dans tous ces cas.

ARTICLE VI

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