‹ Guide du médecin praticien, ou, Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquées [electronic resource]Chapitre 59 sur 306 · RÉTRÉCISSEMENT DE L'ORIFICE TRICUSPIDE · texte numérisé non relu

RÉTRÉCISSEMENT DE L'ORIFICE TRICUSPIDE

Si l'ossification et l'induration de la valvule tricuspide sont rares, le rétrécissement de l'orifice qu'elle est destinée à fermer est bien plus rare encore. En effet, dans toutes les observations que nous avons pu rassembler, nous n'en avons trouvé qu'un cas bien évident; il est rapporté par Hope (1). Ce cas n'était pas simple; le rétrécissement de l'orifice tricuspide coïncidait avec un rétrécissement plus considérable encore de l'orifice mitral, en sorte qu'il est impossible de distinguer, sous le rapport des signes physiques du moins, ce qui appartient à l'une ou à l'autre de ces deux lésions.

Un bruit de râpe se faisait entendre au premier temps; il y avait de l'irrégularité du pouls, de l'œdème à la face et aux jambes, des réveils en sursaut, mais nous savons que ces symptômes appartiennent aussi bien au rétrécissement de l'orifice mitral qu'au rétrécissement de l'orifice tricuspide. 11 n'en est pas de même de deux signes qui ont été remarquables dans ce cas, et qui consistaient en une dyspnée ancienne avec des accès de suffocation intense et un pouls veineux bien marqué dans les jugulaires. Ces derniers signes se rencontrent, il est vrai, quelquefois dans le rétrécissement de l'orifice mitral, mais ils n'y sont pas très fréquents, et il est remarquable qu'ils se soient montrés à ce degré dans ce cas où il devait exister une gêne de la circulation veineuse, et peut-être l'insuffisance de la circulation pulmonaire. Nous n'avons, du reste, rien à ajouter à ce peu de mots sur une lésion de peu d'importance pour nous.

ARTICLE VIL

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