MALADIES DE L'AORTE
15ruil anormal double.
S' étendant plus ou moins loin dans le vais-
seau.
Plus profond.
Plus superficiel.
Pronostic. — Ce que nous avons dit de la terminaison de la maladie nous dispense d'insister sur le pronostic, qui est d'autant plus grave que les symptômes deviennent plus permanents.
Pas plus que pour le traitement du rétrécissement mitral, nous ne connaissons aucun moyen que l'on puisse appliquer particulièrement au rétrécissement aoriique. Il faut donc nécessairement renvoyer ce que nous devons en dire après la description de toutes les lésions des orifices.
Les observations de ce genre sont peu nombreuses. Parmi les faits publiés, il en est trois remarquables qui ont été cités par M. Bouillaud, et qui appartiennent à Bertin (1), à M. Louis (2) et à M. Burnet (3).
Nous ne trouvons aucune cause particulière de cette lésion, si ce n'est toutefois, comme cause prédisposante, une circonstance remarquable qui s'est rencontrée dans deux des trois cas que nous venons de mentionner : c'est celui de la communication des cavités gauches avec les cavités droites, par le trou de Botal non oblitéré, dans un cas, et par une ouverture anormale de la cloison intervenlriculaire, dans l'autre. Le mélange possible du sang artériel et du sang veineux aurait-il agi sur la membrane interne des cavités droites, comme le sang artériel sur celle des ca\ités gauches? ^
(1) Traité des maladies du cœuretdes gros vaisseaux, 1824.
(2) Mém. ou Rech. anal.-pathol., 1826 : De la communication des cavités droites avec les cavités gauches du cœur.
(3) Journal hebdomadaire de médecine, 1831.
§ VII. — Traitement.
ARTICLE VIII
RÉTRÉCISSEMENT DE L'ORltTCE PULMONAIRE.
Les signes physiques n'ont point été recherchés d'une manière très exacte dans * cas M. BM» a trouvé un Omit de soufre fort et prolongé au p ^n tem « y avait aussi un bruit de souffle dans le cas cité par AI Lus I ! il est pas indiqué. Deux fois le frémissement cataire été observé ' Qu m ux nS Rations, elles ont été toujours fortes, avec une incision M. Buraet a trouvé une matité occupant un grand espace
La te n'tt mentionnée qu'une fois; elle était aiguë; mais ce qu'il y avaii de remarquable, c était la coloration de la fac* et la gêne de la respiration. La face on effet, présentai au plus haut point les signes attribués à la stase du sang veineux dans la grande circulation : couleur violacée, animation, lèvres bleuâtres tels sont les caractères qu'elle présentait, et, de plus, dans un cas les membres étaient marbres de blanc et de violet, ce qui annonçait une gêne plus grande dans la circulation veineuse. Quant à Vœdème, il était général dans deux cas, et n'est pas mentionne dans l'autre. Chose remarquable, Je pouls veineux n'a été signalé dans aucun de ces cas.
Nous ne trouvons dans la description précédente que la gêne de la circulation veineuse et de la respiration qui aient quelque chose de propre au rétrécissement de l'orifice pulmonaire, et encore faut-il remarquer que ces signes, bien que paraissant parfois à un plus haut degré dans les cas où cette lésion existe, se remarquent fréquemment dans les rétrécissements des orifices gauches; de telle sorte qu'à moins que de nouvelles observations ne viennent jeter un nouveau jour sur l'histoire de cette lésion, il est impossible d'en rien dire de bien positif, et c'est pourquoi nous ne pousserons pas plus loin cette description.
Nous ajouterons seulement que dans deux de ces trois cas la maladie a eu une durée beaucoup plus longue que celle des cas ordinaires de rétrécissement des orifices gauches. Elle a été, en effet», de dix ans et de treize ans et demi. Dans le troisième cas, elle est évaluée à six mois, mais il s'agissait d'un enfant de sept ans chez lequel il y avait des lésions du ventricule et du foie extrêmement graves. Au reste, ce sont là des données établies sur un trop petit nombre de faits pour qu'on doive en tirer une conclusion rigoureuse.
ARTICLE IX