‹ Guide du médecin praticien, ou, Résumé général de pathologie interne et de thérapeutique appliquées [electronic resource]Chapitre 69 sur 306 · V. s. a. quatre pilules dont on prendra une par jour · texte numérisé non relu

V. s. a. quatre pilules dont on prendra une par jour

0,20 gram.

Il suffit, suivant Hope, d'une seule pilule pour produire cinq ou six selles liquides. 11 faut administrer ce médicament deux ou trois jours de suite, le matin, puis laisser reposer le malade. L'élatérium peut être néanmoins porté à 0,05 et à 0,10 gram. ; mais il faut en élever la close avec beaucoup de ménagement, ne doublant la dose primitive qu'au bout de sept ou huit jours de prescription.

Un lavement purgatif qui, suivant cet auteur, a de très bons effets, est le suivant :

If Infusion de séné 200 gram.

Teinture de jalap 4 gram.

Tartrnte ou acétate dépotasse. 2 à 16 gram.

Ce n'est pas seulement dans les cas d'oedème qu'on a administré les purgatifs, ou les a aussi prescrits pour diminuer les forces générales, lorsque les battements du cœur étaient trop violents, ou pour opérer une révulsion sur le tube intestinal, lorsque la dyspnée devenait trop intense, ou enfin uniquement pour procurer la liberté du ventre et pour remédier à des accidents intestinaux.

Il est inutile d'ajouter que l'insuffisance des valvules aortiques ne comporte pas, dans la majorité des cas, de semblables moyens.

Les vomitifs ont été mis en usage dans des circonstances à peu près semblables à celles où les purgatifs ont été prescrits. Suivant Hope, qui s'est plus spécialement occupé que tout autre du traitement des altérations valvulaires, ces médicaments sont extrêmement avantageux, ou ont de très grands inconvénients, selon qu'ils sont appliqués ou non avec discernement. Mais il ne cite point de faits qui viennent a l'appui de celle assertion, et l'extrême danger des éméliques n'est pas plus prouvé que leur extrême efficacité.

AXTÉRAT10NS DES VALVULES EN GÉNÉRAL. — TRAITEMENT. l^J

Tantôt on donne ces substances pour produire un effet vomitif, tantôt comme simples expectorants. C'est surtout dans les cas où il y a une violente dyspnée et des signes d'un rétrécissement considérable, qu'on les emploie sous cetle dernière tonne. Il est inutile d'entrer dans de plus grands détails à ce sujet, car les vomitifs employés ne présentent rien de particulier; ce sont presque toujours le tartre stibié et l'ipécacitanha.

D'autres expectorants ont été également prescrits. Le docteur Bree employait principalement, dans les cas où il existait une violente dyspnée, la potion suivante :

Teinture de scille 10 gouttes. I Extrait de jusquiame. ... 0,15 gram.

Acide nitrique 6 gouttes. | Eau pure 4îi gram.

A prendre par cuillerées.

Ce médicament agit en même temps comme expectorant par la scille, et comme, calmant par l'extrait de jusquiame. Quant à l'acide nitrique, il parait avoir été prescrit comme excitant, parce que le docteur Bree attribue dans ces cas l'asthme à un œdème des poumons. Il serait aisé de montrer combien cette manière de voir est hypothétique.

Lorsque la maladie a passé entièrement à l'état chronique, quelques auteurs, et en particulier Hope, ont préconisé les révulsifs appliqués à la région précordiale, tels que les vésicatoires, les sétons, les cautères, les frictions irritantes ; mais rien ne prouve l'efficacité de ces moyens, qui néanmoins peuvent avoir quelques résultats utiles en faisant disparaître des accidents locaux, tels que le malaise à la région précordiale et la douleur locale.

Les autres remèdes proposés sont dirigés contre des accidents secondaires : ainsi les antispasmodiques contre la dyspnée convulsive; les calmants dans les mêmes circonstances ; les tonique?, et surtout les ferrugineux, quand le malade est dans une grande faiblesse et que l'altération des valvules s'accompagne de dilatation plutôt que d'une hypertrophie active. Mais ces moyens ne doivent pas nous arrêter ici, attendu qu'ils sont communs à toutes les maladies du cœur, et que nous aurons occasion d'y revenir plus loin.

Les boissons doivent être abondantes, émollientes ou légèrement diurétiques. La décoction d'orge, l'infusion de chiendent avec addition d'une certaine quantité de pitre, remplissent très bien ces indications. Dans les cas où il y a quelques troubles nerveux, les tisanes doivent être légèrement antispasmodiques, et l'infusion de tilleul ou de feuilles d'oranger est généralement prescrite.

Le régime est, dans toutes les affections du cœur, très important à considérer. En général, il doit être sévère, composé d'aliments légers et en petite quantité. Le régime lacté peut avoir de grands avantages ; il est surtout important de s'abstenir de liqueurs fortes, de toute substance excitante qui , passant rapidement dans le torrent de la circulation, vient irriter violemment le cœur. Cependant il est des cas, et nous les avons mentionnés à propos du traitement, où l'on doit se relâcher beaucoup de cette sévérité : ce sont ceux où existe la faiblesse dont j'ai déjà parlé, et ceux où il y a une insuffisance manifeste. Alors un régime nourrissant, quoique modéré, est nécessaire.

PRÉCAUTIONS GÉNÉRALES A PRENDRE DANS LES CAS D'ALTÉRATIONS DES ORIFICES DU COEUR,

Éviter toute fatigue excessive, et toutes les causes qui pourraient donner lieu aux malad.es fébriles, au rhumatisme articulaire principalement

Eviter également, autant que possible, les émotions fortes

S'abstenir de tout effort violent, de mouvements trop brusques, comme la course I action de sauter, de soulever un fardeau trop lourd etc

Ne point porter de vêtements trop serrés et qui puissent gêner la circulation.

Eviter les excès de tout genre.

Bésumé, ordonnance. — Nous avons vu que la manière dont les maladies du cœur ont été étudiées jusqu'à présent ne permet pas de formuler des préceptes bien rigoureux pour le traitement des maladies de l'endocarde. Aucun relevé de faits convenablement interprétés n'est encore venu nous éclairer sur ce point qui appelle l'attention des observateurs, car il est plus que probable que si l'on ne peut pas parvenir à obtenir la guérison dé ces affections organiques, on arrivera du moins à déterminer les moyens par lesquels on pourra prolonger notablement l'existence. Exposons, dans quelques ordonnances, la conduite à suivre dans les principaux cas.

Ire Ordonnance.

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