SLR LES POMPES ALIMENTAIRES
La question de 1 alimentation de l'eau dans les maehincs locomotives est trop importante pour les conducteurs pour que nous n’ayons pas cru devoir y appliquer le calcul. Nous avons donc recherché jusqu'à quel degré on est maître de régler rapidement le nivcatt de l'eau, et en combien peu de temps on peut élever ce niveau si on l'avait laissé baisser accidentellement. — Nous avons établi le tableau suivant, en observant que, peudaulqit'unc pompe fournit uuc cylindrée d'eau, la machine dépenscuucdouhle cylindrée de vapeur, puisque deux coups de piston de la pompe servent, l’un à l'aspiration, 1 autre au refoulement, tandis qu'un double coup du piston moteur dépense
deux cylindrées de vapeur.
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Ou voit par ce tableau que le diamètre des pompes alimentaires varie d<
o,44 à o,5o. '■ . ■ sfe,
Nous avons calculé le volume d’eau que chaque machine dépense, au minimum, aux différentes pressions, d'après la table donuée dans la note première, et nous l’avons comparé au volume fourni par les pompes ali- . mentaires, eu supposant qu’elles soient toutes deux en état de fonctionner: nous avons trouvé ainsi qu’à la plus grande pression ( 4 atmosphères effectives) , qui existe très rarement pour remorquer des trains de voyageurs, les deux pompes pourraient fournir quatre et même six fois plus d’eau qu’il n’en est dépensé par le cylindre. Mais on comprend que ce» rapports sont des minimum; car nous avons calculé rigoureusement le volume dépensé , sans tenir compte de toutes les perles qui viennent augmenter cette dépense.
En effet, les cylindres de la pompe alimentaire ne débiic.nt jamais l’eau à pleine section, en raison des effets de contraction et de l'introduction de l'air aspiré par les joints dans le mouvement du plongeur; en outre, la rhaudière peut perdre; soit par les joints des feuilles de tôle, soit par les tubes ou les viroles; une quantité notable d’eau mise en mouvement par l’ébullition est entraînée par la vapeur dans les eylindres : la vapeur ellemême , dont nous, avons pris le volume comparé à celui de l’eau dans lè tableau de la note première , est loin d’étre sèche comme les calculs le supposent. . • , * v •
Au premier jbonl , les pompes alimentaires semblant trop puissantes ; mais il est facile de se rendre compte des raisons qui ont obligé les constructeurs à exagérer ainsi les dimension? de ces appareils. D’abord , comme nous l’avons dit, on a mis deux pompes alimentaires, abu que l’une des deux snffit à l'alimentation de la chaudière dans le cas où l'autre serait . ' hors de service. D’après cette hypothèse, le rapport ' f\ ou devient. ‘/a ou
*/ 3, c’est-à-dire que lu quantité fournie serait encore plus de deux fois aussi grande que la quantité dépensée rigoureusement. * , ,
Cette latitude du simple au double permet de compenser toutes les pertfc* proveuàiit de l'imperfection de la pompe et du supplément de dépense de l’eau qui se perd par les joints ou qui passe dans les cylindres, aussi bien que la vapeur qui s’échappe par les soupapes. Il sest bien évideut qu une . seule pompe sufht dam tous les cas, et que, quand toutes deux fonctionnent, les robinets de passage à la chaudière n’out besoin de rester à pleine ouverture qu’une très petite fraction du tumps de marche, ou bien que, si on les” lient constamment ouverts, oit doit diminuer de beaucoup leur secliou d’ouverture. k S * •»
Le but de cette note était do prouver l’excès de puissance «l'alimentation ,.•< que le conducteur a à sa disposition: il lui est doue extrêmement facile de
maintenir l’eau dans la chaudière à un nivcan convenable, en réglant la section de passage des robinets pour alimenter d'une manière continue; ce qui est préférable.
Il n'est pas nécessaire de revenir sur les inconvéniens qu’il y a de remplir la chaudière à un niveau trop élevé, parce qu’elle se refroidit et laisse passer de l’eaudans les cylindres, ni de la laisser s'abaisser lrop,decraiule de brûler la boite à feu.
L’alimentation devra être faite d’une manière continue, à moins que dans le chemin il n’y ait des variations notables de pentes et de rampes. Dans ce cas, comme ou sait que l’alimentation refroidit l’eau de la chaudière et diminue la production de la vapeur, on devra n'alimenlcr que dans les peines et sur niveau , de manière à pouvoir fermer les robinets des jiompes dans les rampes.
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