RÉGIME DES MALADES
substance^ la noix vomique^ exclut absolument Tusage de cette boisspn^ qui a sur ce médicament un effet complètement antidotique. Le malade doit aussi en pareil cas éviter les spiritueux, par exemple le rhum^Teau-devie^ete. Règle générale, tous les médicaments qui excitent la circulation excluent Tusage simultané du cafipet des spiritueux.
On est souvent obligé, dans les maladies aiguës, de donner au malade une tisane destinée à étancher sa soif. Il faut toujours avoir soin alors de choisir des infusions qui n'aient point d'action médicinale marquée ; par exemple, celles de fleurs de mauve ou de fleurs de violette. Mais il faut éviter avec soin le thé, le sureau, la camomille, la valériane, la véronique, la mfllefeuilles, la mélisse, la menthe poivrée, dont il est fait un fréquent usage en allopathie.
Je recommanderai enfin de ne pas se servir, peu* dant un traitement homœopahtiqae^dc poudres dentifrices odorantes, de parfumerie à l'ambre et au musc, de savon ayant une forte odeur, d'eaux de senteur, de tabac aromatisé avec des substances plus ou moins énergiques, d'onguents et d'emplâtres; toutes substances qui arrêtent l'action des médicaments, et s'opposent au libre développement de leurs, propriétés thérapeutiques.
Je n'ai plus qu'une remarque à faire: elle ^'applique exclusivement à la disposition typographique que j'ai donnée à mon ouvrage. Voulant surtout qu*ll fîlt facile de le consulter, et qu'on pût reconnaître rapidement
la valeur relative du médicament que j'indique et des indications que je donne^ j'ai fait imprimer en lettreii noire» les noms des substances les mieux éprouvées et les plus exactement connues^ tandis que j'ai conservé les caractères ordinaires pour les médicaments qui me paraissent secondaires par rapport aux autres. Quant aux symptômes indicateurs pour le choix du médicament, j'ai fait imprimer en italiques ceux dont la valeur est tout à fait caractéristique et qui ^ont déterminants.
J'ai fait appel, pour fixer cette valeur relative des médicaments et des symptômes, à mon expérience personnelle et à celle de mes confrères. Ce n'est qu'après m'étre livré à de sérieuses études que je me suis déterminé en faveur des indications que je donne.
Que mon livre maintenant entre dans le monde ! Puisse-t-il y être accueilli favorablement par mes confrères, et procurer quelque soulagement à l'humanité souffrante ; concourant ainsi au perfectionnement et à la propagation de i'homœopathie ! Ce sera la plus belle récompense que je puisse espérer des études et des travaux qu'il a nécessités.