RÉGIME DES MALADES
L'hygiène du malade doit être tracée en raison de la maladie que Ton traite et en raison du médicament que Ton prescrit.
Sur le premier point il est difficile de tracer des règles invariables. A certains malades il faut recomman« der le repos> à d'autres Texercice^ aux uns la chaleur^ aux autres le grand air.
De même sous le rapport des aliments^ il y a des distinctions à établir. Les chlorotiques devront avoir un régime bien plus fortifiant que les malades tourmentés par les congestions actives et la pléthore* En général il faudra prendre en sérieuse considération les exigences imposées au malade par les conditions diverses d'âge^ de sexe^ et surtout tenir compte des habitudes. Autre chose est de défendre le café à un homme qui en a une longue habitude ^ et à celui qui n'en prend que par hasard. Dans la première hypothèse il faudra souvent le tolérer ; dans la seconde^ il sera nécessaire de le proscrire (i).
Le médecin seul est juge de ces différences. Hais quelque nombreuses que soient ces dernières, il y a cependant des règles générales qu'il ne faut pas méconnaître^ quand on veut diriger avec fruit un traitement homœopalhique.
Il y a des aliments qai sont absolument défendus; ce sont : le café et le thé (avec l'exception que j'indiquais tout à l'heure), le vin pur^ les liqueurs, les aliments lourds^ les épices, les viandes et les légumes
(1) V., pour le régime et pour le compte qu'il faut tenir des habitudes, les Commentairet sur VOrganon, p. 641.
de digestion difficile^ les acides^ les crudités et les salaisons.
J'indiquerai surtout :
1<> Parmi les viandes : Toie^ le boudin^ les saucisses^ en un mot la charcuterie^ et même la viande fraîche de porc; les viandes salées ou marinées ;
2*^ Parmi les poissons : la' morue salée^ la lamproie marinée^ Panguille;
3** Parmi les légumes : les choux^ Tosellle^ les lentilles^ les haricots^ le raifort^ les radis^ le céleri ;
4® Parmi les condiments : la moutarde^ le persil^ la ciboule, Pail et l'oignon, le cumin^ la sauge, la marjolaine, Taneth, le coriandre, le basilic, le fenouil, la cannelle, le safran, le gingembre, le poivre, le clou de gérofle, la muscade, la vanille, les baies de laurier, le citron, tes amandes amères.
En général, il faut défendre au malade tout ce qui pourrait lui être nuisible et tout ce qui peut troubler Faction des médicaments qui lui sont administrés. C'est ainsi qu'on doit toujours proscrire le café quand on administre des médicaments empruntés au règne végétal, par exemple, la camomille, la belladone, etc. S'il arrive cependant que le médecin croie devoir tolérer le café, en raison d'anciennes habitudes, il le permettra seulement au premier déjeuner et mêlé avec du lait; et il fera prendre le médicament deux heures seulement après ce premier repas. Cette précaution n'est pas aussi nécessaire quand le médicament se compose de subi^nees minérales, parce que Paction thérapeutique de ces dernières résiste mieux aux effets du cafié. Une seule