GOUTTE ET RHUMATISME
fréquents aux changements detemps^ 2L\ec production d'acide et douleurs dans les os. Douleurs après avoir été mouillé ou après avoir été saisi dans un courant d^air^ ou par le vent. Surtout dans les cas chroniques, chez les gens débauchés^ gourmands^ etc.
Caustleam. Surtout dans la goutte articulaire avec tophus^ douleurs déchirantes et lancinantes^ avec raideur^ engourdissement des autres articulations qui paraissent comme mortes^ aggravation au moindre froid^ le soir et à l'air libre. — Sensation de paralysie des menibres avec impossibilité de les remuer. Ce médicament est très-actif.
Cliainoiiitlla. Rhumatisme et coxalgie ; convient rarement pour la goutte. Douleurs tiraillantes^ déchirantes, engourdissement et sensation de paralysie augmentant la nuit, sans aucun gonflement, ayant pour siège les tendons, les ligaments, les muscles, le névrilemme, accompagnés d'agitation nerveuse, fièvre , sueur et frisson, rougeur des joues, caractère morose. Amélioration en étant debout et par le mouvement.
Clitna. Rhumatisme survenant à la suite d'un courant d'air ou après l'usage intempestif du mercure. — Paralysie rhumatismale, goutte, surtout la goutte aigitë, avec gonflement, douleurs qui augmentent par le tou* cher, reviennent périodiquement, la nuit, et s'accompagnent de faiblesse paralytique, de soubresauts, de tension, d'une douleur déchirante et de palpitations musculaires. Fièvre avec sueur.
Colclileaiii. Rhumatismes, goutte, douleurs arti^^
H1RSCHEL. 4
62 MALADIES DB L^APPAREIL GIRGULATOmE.
culaires venant après un froid humide^ ou par leà fraîcheurs de Tautomne ou du printemps^ sans gonflement ni rougeur. Sensibilité douloureuse générale et irritabilité; douleurs partielles, déchirements, élancements^ tiraillement dans les parties malades, jusque dans les os, surtout par un temps chaud; mais aussi par le temps froid ; élancement et sensation de paralysie, dans les parties malades, s'aggravant le soir, et devenant insupportables la nuit; urine de couleur foncée; chaleur la nuit avec soif; visage jaune, douleurs à répigastre augmentant par le mouvement et au toucher. Convient aux sujets qui ont la peau fine, qui sont irritables et très-portés à la sueur et à la production d'acidités gastriques.
Colocyntm». Coxalgie; il semble que la tète du fémur soit fixée au bassin par des crochets; la douleur s'étend jusque dans le pied ; elle est souvent pressive, tiraillante^ accompagnée d'une sensation de paralysie. La marche aggrave les souffrances.
Dalcamara. Convient au rhumatisme, quand celui-ci reparaît à chaque cliongement de temps, rarennent à la goutte. — Douleurs lancinantes et tiraillantes dans les membres, ou déchirements qui augmentent la nuit ou le soir, dans le repos. Fièvre avec forte dialeur, soif, sécheresse de la peau. Quaad la maladie vient après un exanthème aigu. Elle convient aussi dans le rhumatisme chronique.
Ferrum. Paralysie rhumatismale, surtout des épau* les. Rhumatisme survenant après Fusage intempestif du china; goutte avec douleurs qui augmentent la nuit,
GOUTTE BT RHUMATISME. 6 S
à la chaleur du lit, lorsque plusieurs parties sont entreprises à la fois ; élancements et déchirements violents^ pâleur du visage, amaigrissement, cachexie goutteuse. Xereurias vtwns^ solalilllft et saMimaCas»
Rhumatisme, goutte, coxalgie, surtout dans les formes aiguës, aussi bien lorsque la maladie se fixe sur le& muscles que dans le cas où elle atteint les articulations et les os. — Si les douleui*s reviennent aux changements de temps, et si la maladie est venue après une gonorrbée. -^ Élancements^ déchirements, brûlure, augmentant la nuit^ à Tair libre, surtout à la chaleur du lit ; gonflement, chaleur et sensation de froid, grande agitation, sueur qui n est point suivie de soulagement, battements appréciables des vaisseaux.
Manvaimiii acef toam. Dans la goutte articulaire aiguë ou chronique et dans la goutte vague. — Gonflement desarticulations, élancements, soubresauts, sensation de fouillement dans les parties tuméfiées, augmentant la nuit et par les changements de temps, jusqu'à devenir insupportables; lorsque les articulations sont prises les unes après les autres, soit en croix, soit d'un seul côté du corps. Douleur de luxation et de tension.
IV nx wointca. Rhumatisme, goutte, coxalgie, lumfnxgo, névralgie sciatique. Quand la maladie vient par un froid sec^ après Tempoisonnement par le plomb. Douleur tensive, secouante, déchirante dans le dos, les lombes^ la poitrine, les articulations, avec gonflement pâle, paralysie ou engourdissement des parties malades, palpitations musculaires. Crainte du grand air, symptômes
<4 MALADIES DB L'APPAREIL CmCCLATOIlUS.
gastriques^ constipation, céphalalgie. — Chez les sujets impatients, surtout si les douleurs viennent la nuit, ou périodiquement^ par accès^ surtout le matin.
Polsailila. Rhumatisme, lumbago , coxalgie, goutte, gonflement du genou. Lorsque la maladie est aiguë sans avoir la forme d'une inflammation violente i que les articulations sont gonflées , les douleurs erra-' tiques, surtout nocturnes. Après Tabus du quinquina ; tiraillements^ tiéchirements^ secousses, augmentant la nuit, au lit, par la chaleur de la chambre, le change» ment de position. Élancements et sensation de froid dans les changements de température. Paralysie des parties douloureuses; amélioration en se découvrant et à Pair libre. Frissonnements, adipsie^ pâleur, anémie. Convient aux sujets calmes, mais sensibles et pleu^ reurs, surtout aux femmes et aux enfants.
BliU0 toxIeodendroB. Rhumatisme, goutte, coxalgie^ névralgie seiatique. Dans les formes aiguës ou chroniques, s^il y a gonflement des articulations, ré* fraction rhumatismale, raideur, paralysie, douleurs augmentant par le repos. Après avoir été mouillé; aux changements de temps, tiraillements, brûlure, déchirements, tension, douleur de luxation^ avec parolysie et fourmillement. Gonflement d'un rouge brillant avec élancements au toucher. Amélioration par la chaleur.
RbododendroB enrjm. Rhumatisme chronique, goutte, lumbago, engendrés par l'air froid et humide, augmentant aux changements de temps, contractures goutteuses , tophus avec sjfmptômes subinflammatoires. Tiraillements, déchirements dans les membres
GOUTTE ET EHUUATISIIB. 65
et les articulations^ augmentant la nuit et pendant le repos; raideur et sensation de paralysie ; déchirements périodiques dans les membres inférieurs^ avec douleur de reptation et de fourmillement. Gonflement des articulations^ surtout aux changements de temps. — Douleur dans les reins, s^étendant dans le canal inguinal et jusque dans les testicules.
Sabina. Goutte, rougeur^ gonflement brillant^ violentes douleurs dans les os, impossibilité de remuer. Podagre, goutte erratique^ élancements déchirants dans les articulations qui sont gonflées^ paralysie de ces mêmes parties, malaise général ; soulagement par un courant d'air froid.
Soipitar. Médicament essentiel surtout dans les formes chroniquesdu rhumatisme et de la goutte; névralgie sciatique ; si les articulations, les os, ou les muscles sont affectés, avec rétraction, raideur. S'il a été fait abus de mercure. — Attaques de goutte avec complica» tùms abdominales, cachexie goutteuse.
Tartaras sCllilaluft. Rhumatisme musculaire chronique, surtout rhumatisme articulaire, avec douleur^ rougeur, gonflement qui affectent plusieurs places à la fois. (Ce médicament a été, dans ces derniers temps, préconisé par le docteur Arnold, et j*ai eu occasion d'en vérifier la puissance.)
Klncuift. Rhumatisme musculaire ou articulaire avec douleurs erratiques^ déchirements, tiraillements^ se faisant sentir partout, paralysie, tremblement, secousses musculaires, sensation de raideur, agitation pendant le sommeil, et réveil en sursaut. La
6« MALADIl» BK t'APPAREIL CIRCULATOIRE.
chaleur et le mouvement augmentent les douleurs.. Après les médicaments qui précèdent^ j^'ndiquerai encore :
A. Pour le rhumatisme articulaire : Ant, crud., elem. (sll succède à une gonorrhée) (i) ; hep. sulph. (quand il a été fait abus de mercUre) ; iadtam (quand la syphilis^ le mercure ou les scrofules ont amené le développement de la maladie) ; ftllieea». iereb, (aussi quand elle vient après une blennorrhagie); thuja (sMl y a des élancements pulsatifs^ que les articulations craquent quand on les étende que les douleurs augmentent à la chaleur^ dans le repos et la nuit; que les veines soient gonflées).
B. Pour le rhumatisme articulaire avec raideur et courbure des parties malades^ ant.y guay. — Lach. (dans les cas chroniques; après mercure); ammon, mur. y graph.y lycop., natr. mur., sepia.
C- Rhumatisme avec paralysie : Cocc.y plumb.y ruta (rhum, des articulations des mains et des pieds)^ sassap.y staphys.
D. Rhumatisme chronique : Carb. veget.y hep. sulph., ignat.y lach.; lycop. (tiraillements et déchirements qui augmentent la nuit et dans le repos, avec raideur des muscles^ des articulations, et sensation d'engourdissement); pitospu. (déchirement, tiraillement; douleur tensive au moindre refroidissement, avec céphalalgie, vertiges, asthme, faiblesse, etc.); ««x moacli. (douleurs erratiques, venant sous Tinfluence du mau-
(1) Cannabis sera aussi trouvé très-efficace en pareil cas.
{Note du Traducteur,}
€M)irrrE et bhvmatisul . » 6?
vais temps, après avoir été mouillé; pression, tiraille ments aggravés dans le repos, et à Pair libre et froid); veratrum (douleur de brisement, faiblesse, tremblement des parties malades, augmentés à la chaleur, par Torage ; moins forts en marchant).
F. Rhumatisme blènnorrhagique : Lycop,, mezer,, •asaap», tbaj. Deventer a recommandé dans ces der- Diei*s temps, pour ta coxalgie rhumatismale, lorsque des douleurs lancinantes et brûlantes descendent du haut de la cuisse jusqu^aupied et remontent du pied à l'articulation coxo-fémorale, anacardium ; tandis que sabadilla serait préférable lorsque la douleur se compose d'élancements extérieurs, augmentant dans le repos et diminuant dans le mouvement.
Je recommanderai pour la goutte : Ant, crud.
(quand il y a des symptômes gastriques) ; eocc. (s'il existe un gonflement chaud de la paume des mains, une douleur de brisement au coude ou à l'articulation axîliaire avec sensation de pesanteur qui augmente dans le repos et diminue dans le mouvement) ; graph.^ guaj,y bep. 0alpli.»lod.» leil. (podagre), nitr.acid,^ Vf9Èompn,,phosph. acid.y sassap.y canth,, ckelid,, de., eon.y dig.f mezer.y ran. bulb., ran. scel.y stann.^ staphys.y tkuj. — Pour la goutte articulaire avec contracture : ammoHéy phospk.y aur., carb. veget.^ digit,, graph.y guaj\, led., lycop.y sep., »•!.• spong,, stann., Mtaphys. — Chez les gens qui font abus des plaisirs de la table : Ant.,ca/e., locl.# puh.y snlpli. Chez ceux qui ont fait des excès vénériens : PHospli. actd.» .etalna^ con,y sep,, staphys.
68 MALADIES DE l'APPAREIL CIRCULATOIHF.
11« HTDROPISIBS.
Je comprends sous ce titre Thydropisie générale^ Tanasarque^ l'hydrocéphale^ l'hydrothorax^ Tascite^ Thydrocèle, Thydromètre, l'hydropîsie de Tovaire, et Thydropisie qui est le résultat de Talbuniinurie. — L'hydropisie de poitrine peut avoir pour siège la plèvre, le péricarde (hydropéricarde)^ ou les poumons (œdème des poumons) ; Fascite peut dépendre d'une maladie du foie^ de la rate^ des reins^ etc. — L'hydropisie est toujours le symptôme d'un état morbide plus profond, dont elle est le résultat. Son traitement est d'autant plus difficile que, pour arriver à une guérison radicale, il faut reconnaître la cause organique qui a engendré Tépanchement, et établir le rapport qui existe entre celui-ci et la maladie tout entière. Il est important aussi que le médecin tienne en grande considération le danger que peut amener la présence de l'épanchement et qu'il l'éloigneà tout prix. Quant auxindicationsthérapeutiques, je les bornerai aux médicaments les plus utiles. Arsenlcam. Convient dans toutes les formes cfhydropisie, quand il y a des signes d'une grande faiblesse, de Y amaigrissement y du frisson et que le visage est terreux ; dans la période d'épuisement et de désorganisation^ à la suite d'un exantfième, d'une maladie du cerveau, du cœur, des poumons, de l'abdomen et des reins, quand il y a une suffocation extrême en étant couché, une soif très-vive; que la langue est rouge et aride, le poub faible ; qu'il existe une fièvre A^c/tjti^ et des douleurs déchirantes dans les membres.
HTDROPI8IE8. «9
Dans rhydrothorax^ les accès asthmatiques sont tout à fait indicateurs de ce médicament^ ainsi qu^une grande anxiété la nuit (oedème du poumon). — Convient aussi dans Thydromètre et Tbydropisie de Tovaire^ surtout dans Talbuminurie.
Bryoola. S'adresse aux formes légères de la maladie lorsqu'il y a œdème des parois abdominales, anasarque, et que les autres symptômes indiquent ce médicament ; aussi dans la première période de TAydrocéphale. Dans Yhydrothùrax, la bryone ne peut jamais être qu'un intercurrent destiné à calmer la toux ou la douleur de cAté. — Pour l'hydromètre son efficacité est douteuse?
Clilna. Hydropisie avec signes de faib^me générale ; si la maladie est venue à la suite de pertes débili^ tantes, ou pendant quelque maladie de la veine-porte, du pancréas, du foie, de la ra^eetde l'utérus. Anasarque ou ascite consécutives à la désorganisation de ces organes; grande faiblesse^ pâleur du visage^ pouls petite lourd> toux courte^ oppression^ suppression des urines.
Colcmcam. Anasarque survenant après avoir été mouillé, par un temps humide ; hydropisie de poi* trine (hydropéricarde?) avec oppression qui augmente (le soir)^ donne lieu à des accès qu'on ne peut supporter et qui poussent au désespoir^ avec chute rapide des forces. Convient après des rhumatismes ; s'adresse rarement à l'ascite.
Disitail». Agit souvent comme palliatif en augmentant la sécrétion urinaire ; c'est aussi un médicament essentiel dans V hydrothorax engendré par une maladie
7 e MALADIES DB L'APPAREIL CIRCULATOIRE.
organique^ comme un rétrécissement ou une compression des veines^ un anévrisme^ un emphysème^ une dilatation des bronches; une maladie du cœur (dilatation^ et maladie des veinules). Est très-incertaine dans Thydrocéphale. — (Il faut remarquer que la digitale activemoins la sécrétion urinaire lorsqu'on l'emploie en teinture que si on la donne en infusion.)
Doleamara. Surtout dans les hydropisies aiguës,. quand elles dépendent de la suppression des fonctions de la peau soit après un refroidissement soit après un exanthèmey comme la rougeole ou la scarlatine. S'il y a forte chaleur la nuit^ grande agitation^ urine peu abondante et de mauvaise odeur^ soif^ douleurs gastralgiques et rhumatismales^ et qu'un air froid et brumeux augmente les symptômes^ par exemple dans^ rhydrothorax. C'est surtout dans l'anasarque qu'on doit la recommander.
Ferrom. Dans les mêmes circonstances que china^ et surtout lorsqu'il a été fait abus de cette substance^ par conséquent quand il y a hypertrophie de la rate, et aussi à la suite d'une fièvre intermittente. — Quand il existe des signes d'anémie, une grande faiblesse^ un teint chlorotique^ que le sang est devenu trop^ aqueux. Convient particulièrement dans Yasdte ou dans Vhydropisie générale^ quand le sang est devenu trop aqueux, qu'il y a amaigrissement, grand (battement, douleurs nocturnes ; que le pouls est faible^ à peine sensible, et qu'il existe de la faiblesse dans les fonctions iigestives, une douleur de pression après le repas,, des nausées, des vomissements et de la constipation.
HTDROPISIBS. 71
Hellelioras. Agit trèS'énergtquement sur la «éccrétton urinaire^ et convient pour ce motif dans les hydropisies aiguës^ mais aussi dans les hydropisies chroniques^ ce qui fait qu'il peut s'appliquer à toutes les formes de cette maladie. Il faut cependant l^employer de préférence dans Vanasarque succédant aux exanthèmes^ lorsque l'œdème est survenu brusquement. Il est aussi très-utile dans l'hydrocéphale, et dans les épanchements séreux^ aigus ou chroniques du péritoine. Il est moins approprié à Thydrothorax, pour lequel il ne peut servir qu'à titre d'intercurrent. — On l'a beaucoup recommandé lorsque les parties génitales étaient oedématiées.
i€»diaiii (iodure de potassium). Surtout dans les formes chroniques des hydropisies^ quand il y a dés- <n*ganisation, épuisement, induration des tissus^ par conséquent dans l'ascitequiest consécutive à une maladie du pancréas^ du foie^ de la rate^ des reins, de l'utéBUS> des plèvres, et dans l'hydrocèle. Convient aussi dans l'anasarque, mais est rarement utile dans l'hydrothorax; peut-être cependant trouverait-il alors son indication principale dans le cas où l'épanchement est l'efifet d'une maladie du cœur.
Kalt earlM»iileaiii. S'adresse surtout à l'ana- ^arque et à Yascite qui viennent à la suite de la suppression des règles; aussi chez les personnes âgées. Est aussi très-puissant dans le cas où l'hydropisie est l'effet d'une maladie du coeur, quand il y a une grande faiblesse qui augmente le soir, lorsque l'action de monter et celle de parler sont pénibles, qu'ily a de l'oppression^ des battements de cœur, des symptômes d'asthme.
71 MALADIES DE l'APPAREIL GIRGULATOIRE.
liedom. Convient surtout à Vanasarque et à Vascite qui surviennent chez les goutteux après un refroidissement. (Peut-être serait-il également efficace chez les goutteux^ lorsqu^il se fait une métastase de la goutte sur le cœur et qu'il en résulte un hydrotborax ? et aussi dans rhydropéricarde?)
liycopodluin. Dans les hydropisies chroniques avec désorganisation des intestins', dans Y hydrothorax y quand le malade indique une sensation de plénitude dans la poitrine^ de Toppressîon^ de Vanxiété, surtout après le repas du soir^ le gonflement du ventre, et qu'il ressent des pulsations au creux de Pestomac et des battements de cœur. — Il est rarement utile dans l'anasarque.
Mercurlus. Dans les bydropisies aiguës, surtout quand elles viennent après un refroidissement ou un exanthème et dans les cfàs chroniques, quand il existe une congestion inflammatoire avec douleur^ gonflement^ chaleur^ fièvre, sueur, anxiété, oppression, que le malade se plaint d'une toux courte et sèche, et de diarrhée. Dans Vanasarque^ surtout dans Tascite causée par une maladie du foie, du pancréas, de la rate et des reins, dans Thydrocèle, Tbydromètre, Thydropisie de Tovaire, Tœdème des parties génitales. — Et dans la première période de Y hydrocéphale,
liplsella. Hydrothorax (hydropéricarde), s'il y a maladie organique du cosur, avec tous les accidents qui accompagnent ordinairement ces dernières.
Saulila. — Agit très-activement sur la sécrétion urinaire, et doit être par conséquent recommandée pour
HÏDaOPlSKSi. 78
toutes le$ fohmad bydrQpmçsj'e» psoticulier dans VJ^t dro(horex,H''A y a une toux ooatiaueUeav^ expectora* tk>o glaireuse, set€%mhtA k la^peftriutt^^jHxm^ decété de natoe rhumatismale. (Son aetioo^sttdouteuee dansries maladies de l8tplè¥i^?^vilQitx>QYiént pàsnon plusdan»te cas de staladie dt» oœur«)'SoD efficacité est inoertaine dan^ l'ascite. (Il bmt Teinployierea.powdre^etià'forte dose.) Vf . . . ■ . i • ' •' » • *i ' ' i ^ ■'.
HiUplMiw Dansiea Aydropisieg (AraniqueSy etr aussi^ cotnrae 'remède intercin^rent^ quand il (ant exciter les réactions , surtout quand il y a désargaMiuiiian des tissus: Convient àd»s les k^ropisiea^quii mit pour siège Jes organes contenus ydans le bas-veMm : Vkgdrih mètre y Vhydropysie de l'ovoire, Vhydrocèle, anssi dans Vanasarque et l'hydrocéphale aiguë ou ebronîque> où son emploi est suivi souYent dès meillemn» résqitats;
On comprendra fociiemfsnt que, dans une maladie où les symptômes sont nombreux et v^iés^ il ;y lait en^ core un grand mmibre de médiqàments auxquels on puisse recourir^ J- indiquerai done : l
i" Ceusr qui wit été le plus siauwni Routés, et qu^(m choisit d'après des signes précis. Cesent: Rhus (dans Fh^rothor^x et Uamaarque^eûnséeutils à un exanthème)^ ceilcarea (quand l^k^Etfplâie vient après la scarlatine/ chez -des sujets scrofuleux et lymphatiques)^ senega (pour l^hydropisie de poitrine compliquée d'un catarrhe bronchique)^ phosph. (s'il y a œdème du poumon)^ tart, stib. (dans le même cas, quand il y a manque de respiration, orthopnée, toux grasse), carbo veget, (pour Thydrothorax accompagné de douleurs
HIRSCHEL. &
74 HALADIBS DE l' APPAREIL CIRCULATOIRE.
rhumatismales^ de suffocation, de pulsations cardiaques^ de battements de cœur et d'une grande anxiété; après des'pertes débilitantes^ Pabus des spiritueux, ou avec quelque complication due à Texistenced'une maladie des organes abdominaux); lachesis (s'il y a des palpitations causées par une maladie organique du cœur)^ cantharides (si l'hydropisie est l'effet d'une maladie des reins ou de la vessie^ avec strangurie^ crampes vésicales^ douleurs dans les membres)^ prunus spinosa (pour Tanasarque et l'ascitej^ laciuça (dans l'hydrothorax et l'anasarque avec gonflement considérable des pieds^ du ventre et du visage)^ sanguin, (pour l'hydrothorax)^ samb,, solanum nigr. (pour l'anasarque et l'hydropisie générale)^ euphorb. cypariss., oL tereôinth. (dans l'asciie et l'hydropisie générale)^ coccus cacti (que mon expérience m'a montré être efficace surtout dans l'ascite), graph. et silic. (pour l'hydrocèle) (i) ; oc. fluor, procurera souvent un soulagement réel dans les hydrothorax les plus incurables.
2^ Je placerai en seconde ligne les médicmnents qui ont eu un effet heureux dans quelques cas d'hydropisie, mais dont nous n'avons pas encore une connaissance suffisante, comme : Ammon. carb., ont. , asparagus, aurum met. y ballotta lanata, bar., cannaà., cbelid., eon., convolv. arvens., natr. mur., ononis spinosa, urtica dioka, zinc, met. — Apis mellif. a été aussi recommandée dans ces derniers temps (pour l'hydrothorax).
(1) Go a trouvé aussi rhod. chrys. réellement curatif dans l'hydrocèle sans altération organique de la tunique vaginale..
{Note du traducteur).
OBÉSITÉ. — PHTHISIES. 75
3^ Il y a enfin un certain nombre de médicaments qui n'ont jamais été employés qu'à titre d'intercurrents: ce sont : puis., sep,, stann.y etc. On ne trouve pas dans leurs pathogénésies un rapport étroit entre leurs effets sur Thomme sain et les hydropisies.
Je renverrai encore, pour ce qui concerne Thydrocéphale, à l'article Méningite, et pour l'hydrothorax, aux Maladies du cœur.
12o OBÉSITÉ.
Les médicaments qui se trouvent en rapport avec les causes de cette affection sont : Ant., ars.» cale. (chez les jeunes gens), bar., cupr., ferr,, lycop,, •olpii., auxquels on pourrait joindre quelques autres substances qui agissent sur la nutrition. Un régime sévère est indispensable.
13<* PHTHISIES.
Les phthisies sont toujours l'effet de l'extension d'une maladie désorganisatrice, par exemple de la suppuration de quelque organe profondément situé (pyémie), de la dégénérescence cancéreuse ou tuberculeuse, d'un état inflammatoire à marche lente et prolongée, de l'épuisement des humeurs ou de la force nerveuse. Je distinguerai la phthisie laryngée produite par une maladie du larynx ou de la trachée (voyez Tùux), la phthisie pulmonaire qui dépend de la tuberculisation et de l'ulcération des poumons^ des maladies des glandes bronchiques ou de la membrane muqueuse des branches ; les symptômes les plus communs
sont alors ThéiBoptysie et la tpux (voyez les articles consacrés w^ hçnjkorrhagie^ et à la ioux};Ji^,pAtfiisie abdominale; elle dépend soit d'une maladûedu foie , de la rate, des^mn^ ou de la vessie, et plus souvent encore d'une aflt^ctiop du tube (}îgestifji de ï'estqmaç, du canal infe$tinal (de ce noinl;)rp se trouvent la diarrhée colliquativfi ile& enfsLnis, Tatrophieniésentérique; la diarrhée en est le symptôme principal;^ la maladie scrofuleuse en est la cause la plus commune (voyez les articles Scrofules et Diarrhée)^ la phthisie nerveuse, c'està-dire la tuberculisation des méninges rachidiennes et le ramollissement éie la moelle épinière; enfm^ la phthisie qui accompagne la désorganisation des musclés, des os, des articulations, etc. Il y a encore une phthisie naturelle que Tâge amène avec lui, c'est le marasme sénile (marasmus senilis). Les formes qu'on rencontre le plus fréquemment sont : la phthisie laryngée, la phthisie pulmonaire, Patrophie mésentérique, la phthisie dorsale et le marasme sénile. -^ Je q'ai point nommé 4 dessein Le diabète, qui ne peut, selon raoi^être placé dans ceitte classe.
Le traitement de ces maladies doit être dirigé, surtout contre leurs causes, c'est-à-dire contre la diath^e inflammatoiçe^ tuberculeuse, so'ûfuleuse, etc. Or, il est souvent diffic^.de.^^oprdonner les symptômes de la fièvre hectique a\[ec les lésions qui en sont le pripcipej c'est-à-dire avec l'épuisement des humeurs produit par desia^ueurs abondantes, par la diarrhée, la toux, etc. L'amaigi^issement, la diarrhée, la fièvre, les sueurs, les ulcères, la gangrène, auxquels se joint parfois l'hy;
' ' ■ PHTHISIES. ' ' 77
dropisie (voyez ce mot),' constituent l'ensemble de la maladie désorganisatricé elle-même, et il faut rapprocher ces groupes de syniptômeè des lésions qui les avaient précédées. Le choix du médicament se trouve donc difficile, surtout quand il s'agît de le fixer à priori; aussi mebortteraî^je à indiquer tes substances lés plus* utiles. • ' ' , . '
'ArMnicum. S'adresse au^plus haut degréde la fièvre ardente, avec amaigrissement, diarrhée, hydropisies; écokhures du sacrum, soif et insomnie.
ttaryfa. (Atrophie mésentérique , marasme sénile, scrofules et tubercules) ; gonflement des ganglions lymphatiques, diarrhée aqueuse et sanguinolente. • ' ' :
Caicàrea. (Médicament essentiel pour Tatrophie mésentérique des enfants) ; diarrhée, engorgements ganglionnaires, souffrances des fonctions digestives, peau sèche et flétrie.
Carbo wegec. (Tubercules, phthisie dorsale), chaleur interne avec grande faiblesse ; peau froide et visqueuse.
Ctaina. Dans toutes les formes de phlhisies survenues à la suite de perte d'humeurs (tabès dorsalis),hiblesse, amaigrissement, manque d'appétit, frissons continuels, dlatthée, sueurs. - Ferrum. ' Appauvrissement du sang, après des pertes affaiblissantes, amaigrissement, diarrhée, congefetîons. ' -
lodinm. (Tuberculisâtîon et atrophie); toux, affections des glandes, grand amaigrissement.
Kr€M>«oCniii. (Tuberculisation) ; décomposition du sang^ ramollissement de Testomac^ diarrhée.
E<ycop€Miluiii. (Tuberculisation et atrophie mésentérique à leurs premières périodes.)
Biercuriu». Médicament intercurrent s^adressant à la fièvre^ aux sueurs nocturnes, à la diarrhée^ quand il y a en même temps agitation et insomnie.
iVltri acldam. (Tuberculisation); diarrhée^ sueurs^ fièvre^ ulcérations gangreneuses.
NaiL wom. (Atrophie des enfants avec constipations (à titre d'intercurrent)^ tabès dorsalis avec paralysie.)
Piiospiiorn». (Atrophie, tubercules, tabès dorsalis, marasme sénile); grande faiblesse, diarrhée, sueurs avec ébullition du sang, oppression; surtout quand la maladie vient à }a suite d'excès vénériens.
Phospii. acid. (Atrophie, tubercules, tabès dorsalis); mélancolie, fièvre, diarrhée, sueurs (quand la maladie vient après des débauches).
Biin». (Tabès dorsalis, marasme); médicament intercurrent quand il y a une grande faiblesse nerveuse, une diarrhée glaireuse et sanguinolente.
Sccaie. (Tabès dorsalis); faiblesse paralytique, diarrhée colliquative, hémorrhagie, gangrène.
Milcea. (Tubercules) ; amaigrissement , respiration courte, faiblesse, chaleur fébrile^ gonflement des glandes.
ficapbysasria. (Atrophie); boulimie, engorgements ganglionnaires, ulcères, dermatoses, sueurs d'une mauvaise odeur. — (Tabès dorsalis ?)