DEUXIÈME PARTIE
ARTICLE PREMIER
Maladies des nerfs de la sensibilité et des nerfs du n&onTement (1).
170 SPASMES, NEVROSES.
On 'comprend en général sous ce nom des maladies qui dépendent surtout d'une altération de fonction de la moelle épinière^ rarement d'une lésion organique^ (bien que cela arrive quelquefois) , et qu'on regarde habituellement comme des troubles purement nerveux. Je citerai :
A. La faiblesse nerveuse y consécutive à un état d'irritation ou à des pertes débilitantes. V. Hystérie,
B. Les spasmes, qui comprennent les convulsions (spasmes cloniques], les spasmes toniques^ l'épilepsie^ la chorée^ le trismus et le tétanos.
C. Les syncopes, quand elles ne dépendent pas d'une maladie du cœur.
D. La paralysie, qui peut être consécutive à une attaque d'apoplexie^ ou de nature rhumatismale^ nerveuse^ c'est-à-dire sans aucune lésion organique de la moelle, comme il arrive dans les maladies goutteuses des os, ou après des blessures.
(I) Voyez Toavrage da doctear Jahr^Du Traitement homaopathique des affections nerveuses et des maladies mentales, Paris, 1854 ; iD-12.
Angvmtura, Spasmes^ trismus çt tétaaos.
Arnica, Spasmes^ après une lésion traumatique (tétanos)^ paralysie (à la suite d'une attaque cPapoplexie) .
Belladona. Dans toutes les formes de convulsions : soubresauts^ fourmillements dans les membres^ congestion vers le cerveau^ vertiges, dilatation des pupilles , déglutition difficile , écume à la bouche , oppression, retour des accidents au moindre attouchement. Somnolence et ôbnubîlatîon avec forte rougeur et distorsion du visage, accès de fureur, cris, atixiété. •— GonYÎi^t chez les enfants, pendantladeDtition, et contre les attaques d'^/^i/e/Tste, Iorsqut^4îette maladie existe depuis peu de temps; • . ^^ >^
Campliora. Spasmes, épilepsie, tétanos, syncopes, avec maladie du cerveau, rklemeni, tfisage' rôugë et gonflé, bbhubilation, peat^ froide et visqueuse âVec sueur ; syncope apri^ des émotions morales'.
CHaittoinllla. Après une surexcitation nerveuse, une colère, un refroidissement ; s'il a été fait abus de café ou de médicaments narcotiques ; qu'il y ait irritabilité du système nerveux, disposition à se mettre en colère, agitation, spasmes (surtout chez les enfants et les nouvelles accouchées), s'il y a des convulsions et des soubresauts pendant le sommeil, chaleur et rougeur d'une joue, pâleur de l'autre; tête et front brûlants; soif pendant la sueur ; diarrhée^ coliques, insomnie, cris aigus, tendance à la syncope.
Clilna. Pour la véritable faiblesse nerveuse, surtout après des pertes débilitantes. Paralysie essentielle*
gPASBIBft. ^- NÉyROSIS. 89
ment nerveuse ^ surtout celle des membres Inférieurs. Syncope par faiblesse.
€»!•«. Convuhims, surtoutche^ tes enfants/ quand ^ïi^^Làe^vers^intestinanx,
C€Mcala«. Faiblesse nerveuse et cdnvuhims (ehoréey Èétanos)y épilepsie^ surtout vers le temps des règles. A été très-recommatidé^ i> là suite d'une apoplexie^ pour la paralysie des extrémités et des paupières.
' C^iliea. Pour toutes les fofrmes A*hyperesthésie nerveuse avec insomnie, chez les sujets faibles et irritables; quand la maladie est venue à la suite d'une frayeur. (Son action est passagère.)
Cnpi^m. Hédicscfnent essentiel pour Vépilepsie, quand les ûceès viennent la nuit^ pour les convulsions des enfants, là jchoree (déjà ancienne) ; si les convulsions commencent par les inémbres^ s'accompagnent de perte de la connaissance^ de la parole, de^salivation^ d'accès de suffocation (après avoîv pleuré)^ rougeur du visage et 4est/mx; besoins fréquents d'uriner.
Hyoscyamas. Fpilepsie,ôkoréeytrismus, surtout après des maladies du cerveau, s'il y a détire, loqoacké, visions^ anxiété avec cris séparés par des intervalles û^abattement; rougeur ou couteiu* bleue' du visage^ agitation qui le fait se jeter ^' et là; griftcement des dentsy oppression^ totrx'sècbe; et dans les intervalles des accès^ crétintsme ou suractivité {(^iomparer avec beilûd. et opium).
lynatla. Médicament essentiel pour toutes les manifestations de rAy«r<frie causée par un état de /5ii6/wse nerveuse, pour les syncopes, les spasmes légers on in-
tenses^ les convulsions, les spasmes toniques, le trismus, Vépilepsie, la chorée; quand les accès ont paru à la suite d^une frayeur. Convient aux sujets sensibles et irritables, aux femmes, lorsque les formes que revêt la maladie sont très-variables^ qu'il y a des rires ou des pleurs spasmodiques^ des bâillements^ des migraines, une pression au sommet de la tête comme si une épingle y était enfoncée^ des nausées, des changements de couleur du visage, des convulsions partielles, des secousses dans quelque membre. Dans Tépilepsie^ Tt^natia ne convient qu'au moment des premières attaques, quand celles-ci viennent après des impressions mo-^ raies; dans la chorée^ quand il y a une grande agitation musculaire, et que la démarche est chancelante; toujours quand il y a aggravation après le repas^ soulagement en étant couché.
Ipecacuanha, quand la maladie dépend d'un mauvais état de l'estomac, qu'il y a de la diarrhée. S'adresse aux spasmes cloniques et aux spasmes toniques ; convient aux femmes et aux enfants^ s'il y a des souffrances asthmatiques, pâleur du visage, distorsion des yeux qui sont à demi fermés, dans les formes légères de ia maladie, dans les syncopes accompagnées d'envies de vomir, arrivant à la vue du sang ou d'une blessure, etc.
Mosciius. A été beaucoup trop rarement employé. Il agit énergiquement sur le cerveau pendant les con" vulsions, les spasmes toniques (chez les enfants), le tris^ mus, le tétanos, les syncopes avec perte de connaissance; il est utile dans les accès hystériques, s'il y a en même temps accès d'asthme et menace de suffocation.