‹ Guide du médecin homoeopatheChapitre 27 sur 82 · SPASMES. — NÉVROSES · texte numérisé non relu

SPASMES. — NÉVROSES

IV ax vomtca dans Vhypéresthêsiedueà des travaux de cabinet excessifs, ou à l'abus du café et des liqueurs spiritueuses ; spasmes cloniques et toniques , épilepsie, choréCy tétanos, trismus avec renversement de la tête, douleur à la nuque et aux lombes, sensibilité des ver^ tèbres ; surtout s'il y a raideur des membres, crampes dans les mollets^ poids à Testomac^ souffrances gastriques avec céphalalgie pressive^ constipation^ mauvaise humeur et hypocondrie. Aggravation après un accès de colère et après un chagrin. — Convient aussi dans le cas de paralysie des membres supérieurs, de Vintestin, de la vessie, après une attaque d'apoplexie^ un refroidissement. Aussi dans les accès de défaillance dus à une maladie d'estomac.

Oplom. Convulsions, crampes de toute espèce^ aussi accès de syncope, surtout lorsque ces accidents viennent après une frayeur, s'accompagnent d'un sommeil profondy de congestion sanguine vers le cerveau, de râlement avec accès de suffocation, insensibilité, agitation et cris; si ces accès viennent principalement la nuit, qa*il y ait paralysie, surtout des muscles des yeux et de ceux du visage, de la langue, des organes de la parole, principalement après une attaque d^apoplexie, une vive frayeur et que les symptômes cérébraux qui ont été indiqués existent.

Platina. Accès de spasmes, surtout de spasmes toniques, le matin, sans perte de connaissance, chez les sujets hystériques, et quand la maladie dépend de troubles survenus dans les règles ; si la malade a des secousses musculaires, avec pleurs ou rire spas-

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mpdique^ surtout (}uaiid'il*y a crampe 4e la mâchoire inférieure.

, RbMk taxIeoAeadrwn* FaibUne^nerveuse^ spasmes toniques dus à une itrHatton (peut«étr8>à «m rhnma' tisi[io&) 4e la mobile épiiHère; paralysie rhunrntésmtàeûv nerveuse f surtout des extrémités, après un aiPaibMssement. *

sirfMnontttHi» Médieatnent essentiel pour les^onvulsions, surtout pour VépUepsie, :èt principalement pour X^ich^rée, aussi pour les spasmes toniques de toutes sortes, avec reivmi^seaient du^cOrps^ affections 4e la partie supérieure4u corps, visions^ cris, rires, danses, mouvemeni$ 4éterminés, aspect il^i4iotisme,' bredouille* ment^ perte de la conscience etdela parole^ déglutition spasmodique. Lies «ymptâraes vienuefit souvent en croix : le membre supérieur: droîjt H je membre inférieur gauche sont malades à la fois^ ou récîpi^quement; il y a des mouvements ui^usculaireft spasmodiques et partiels^ etc. Les attouchements du corps ou des visions d^images; des hallucinations amenées par la vue d'objets éclairés, rappellent les* accès. ^* Paralysies?

Teratram. Syncope, paralysie (des membres), grantie faiblesse nerveuse se produisant sous la forme d'épuisement,; convulsions, spasmes toniques [trismus), crampes 4ans les mollets, perte des. seifis, de la parole, de ,1a respiration ; grande anxiété, découragement, désespoir, jpeou /roid^, diarrhée. ' . ^

ztncam ineiallleam et ox y data m; Surtout pour les convulsions des enfants^ venant du cerveau (pendant la dentition et quand il y a des vers) ; aussi

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chez les adultes^ qu^il y ait ou non Qon^àtion vei^ la tête^ et alors par simple ipritation nerveuse du cerveau^ avec perte de la conscience, pupilles dilatéet^eX ins&néu blés, palfMlations^miiâculaires, éeuœe à la bouche, hémiplégie, fri)iji des ektréimiés. Dans la e/iorée et dans la paralysie causéespar'unemaladié ducerreau'oude la moelle épînièf é.

Plusieurs auiros médicaments peutent se trouver indiqués d^ms.ces formes morbides pai* des. cireons^ tances particulières, le citevai : ' '

Agaricue^ argentum et arsenicum, dans Tépilepsie; le dernieu convient seulement dan& le cas oii la maladie tient à quelque lésioû c»ganiqoe/ .

Baryta, Pour la paralysie consécutive à une attaque d'apoplexie» chez les vieillards, quand il y a menace d'apoplexie pulisàenaire.

Calcarea. A été employée dans le traitement de l'épilepsie diromque, lorsque les accès venaient la ùuit (surtout quand il y avait eu des d^matoses).

Caustivum.^oxxt les paralysies et les spasmes chroniques (surtout à la suite d^affections rhumatismales).

Cicuta. jPour les convulsions causées par la présence de vers intesUnauxy avec pâleur <lu visage et coliques ; aussi pour le trismus.

Ferrani. Faîblesse;nerveuse> syncope et paralysie avec appauvrissement du sang.

Laekesis. Dans ^toutes, les formes de convulsions, syncopes, faiblesse nei^vèuèe, paralysie ; chez les enfants et les jeunes gens. Avec perte de connaissance, vertiges, battements de cœur.

Ledum et lycop. Pour les paralysies rhumatismales.

JUaynetismos. Dans toutes les formes de spasmes et de paralysies.

Mitri acldom. S'il y a faiblesse nerveuse avec éréthisme^ surtout du système circulatoire.

Oleander. Pour la paralysie des pieds.

PHosplioras. Diminution des forces, et spasmes engendrés par la faiblesse^ avec torpeur^ maladie du cerveau^ menace de paralysie du poumon ; syncopes.

Plumbum, Paralysie causée par une altération matérielle de la moelle épinière^ et affectant surtout les pieds. A été recommandé aussi pour l'épilepsie et le trismus.

fiufa et siltcea. Dans les paralysies rhumatismales ; la dernière dans Tépilepsie.

Secale. Contre les paralysies des membres inférieurs et l'irritation spasmodique de la moelle épinière; aussi dans la paralysie de la vessie et le trismus.

Stannum, Convient aux accidents épileptiformes^ avec pâleur du visage^ trismus et paralysie.

Sulphur, Utile pour la guérison de Tépilepsie chronique (si le malade croit sentir une souris courir sous ses muscles)^ et aussi dans le cas de paralysie (s'il y a eu rétrocession d'une dermatose ou paralysie).

Valeriana. Accès de convulsions hystériques^ chez les sujets tourmentés par les vers intestinaux.

On doit toujours se rappeler que, dans le traitement de pareilles maladies, il faut tenir grand compte de leur cause fondamentale, de la coexistence de symptômes de scrofules, d'un appauvrissement du sang, etc., et aussi de leurs causes occasionnelles,.

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comoie les impressions morales^ l'existence de vers intestinaux^ la dentition^ etc.

J8o NÉVRALGIES.

Je ne m'occuperai ici d'une manière spéciale que de la prosopalgie.

Pour la traiter avec fruits il faut tenir compte des symptômes de la maladie^ de son caractère et de sa cause fondamentale (qui est ou une faiblesse nerveuse^ un appauvrissement du sang^ une cachexie^ une maladie abdominale, ou quelque altération organique locale, par exemple la carie d'une ou de plusieurs dents).

Aconitmii. Convient lorsque la douleur est causée par Va f flux du sang vers la tête ou par un rhumatisme; si la douleur est fourmillante, élançante, pulsative, accompagnée de gonflement, de chaleur et de rougeur au visage, de fièvrCy de soif, d'agitation et d'anxiété.

llelladona* Douleurs nerveuses, congestives, rhumatismales ou inflammatoires, s'étendant le long du nerf sous-orbitaire ; la pression et le frottement ramènent la douleur; celle-ci est déchirante, btvàiante, pressive, lancinante; il y a des battements dans les os, surtout dans l'os maxillaire et dans l'os jugal; des spasmes des paupières, des palpitations et la distorsion des muscles du visage, avec routeur et chaleur de celui-ci, vertiges, bourdonnements d'oreilles, palpitations^ etc.

cnina. Douleurs nerveuses, rhumatismales ou évidemment congestives; revenant périodiquement à heure

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fixe^ la Duii, ou réappamiasant dans la position couchée ; picotements^ élancements pulsaiifs^ou perforants^ déchirements et tiraillements avec brûlure', appauvrissement du sang] pâleur du visî^.

ColocyntUls. Surtout pour les douleurs rhumatismales, cpiand^elle» sont irès^ioléntes^ continuelleà ou qu'elles reviennent par accès; se composent de déchirements^A^ tension, de brûlure, d^élancementk qui s'élendent jusque dans le nez^ les dénis, les oreilles^ la téte^ avec gonflement et rougôur de la par^> nialade> aggravation au toucher; attssi dans le cas de douleur fouillante et brûlante dans les os de la mâchoire.

Conium^ Douleiiiis névmlffiques déchiraimes ou Amctnanr^*, venant surtout la nuit.

H^p. sulph. Quand la douleur ^^^ dans les os du vi^a^e^^augknetitaBt au touohery'S'éteadaiit jusque dans 4a tempe et dans Toréille et étant' <^é::Atran^e ou tiraillante^ \ v \ ' . î

Merearloii. Pour les dottleàrs tdon j^^ltVe^y inflammatoires, rhumatismales; lorsqu'elles sont décAiroîUes ou lanûifiani€s,\endJkt surtout la nuit^ avec gonflement^ salivatwny insomnie^ agitation^ sueur à la tête et au visage, etc., et lorsqu'elles s'éteiident'à la tête et aux dents. Convient surtout aux douleurs dVi^inesyphilitique. s

Meaereuin; Surtout lorsque la douleur existe au niveau de l'os jugal, qu'elle est perforante^ se dirigeant de l'extérieur vers l'intérieur, engourdissante, />r^^iW, passant comme un éclair, s'étendant jusqu'aux yeux, aux tempes, aux oreilles, aux dents, au cou et aux

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épaules, revenant sous l'iiifiiieûce de la chaleur/ ou après avoir pris du mouvement soit au grand air » soit dms la chambre» S'adresse atnt c^ov/eeir^ asiéocopes syphilitiques; mais aussi aux doulçurs:puren)ent nerveuses^ quand il existe em même temps de la salivation, de la brûlure à Ja gorga>^ de la rougetà* au pharynx et de là raideur dàite les muscles massétera.

nrox wartnr|t(p«^* Douleurs €ongMive9, rhuinaiisnmf les et nerveuies; ^r^s^nm, iiraillement^ déchirements avec gonflement etrotigeiir^ founniUement^ palpitar ti(m.lnu&cukipe^ à^ra^ation par un travail de tête^ ou par l^uâage des spiritueux et du café. Les parties malades paraissent engourdies.

Pliosplk. PrQSùpalffie^n€rveû$e y rhumatismale et congestwey déchirement, tiraillfmsnt, temion dans la peau avec prurit *, élancements comme par une aiguille , gonflement et pâleur du viscye ; aggravation> en ouivrant la bouche^ par le mouvemeol des muscles du visage, par le toucher et aumoialdr^^rrfroidissement; les parties dures sâfitbtent le» phis tinaladesv. Con^/ûm^ yer^ tiges avec faiblesse.- înv . .

Platina. Fourmillement spasmodique avec sensation de froid et ^'engourdissements pression tensive et pei*^ forante dans les os, aggravation le s^ir et dans, le repos; caractère pleureur yioonvient chez \es hystériques, . " ••

Poimitllla. Prosopalgie rhumaiisntale etnerveuse» chez les chlorotiques, chez les femmes ; palpitations jusque dans les yeux et \e^ovei\\e&'ypressi<myélancements, constriction s'aggravant par. la chaleur et par Je froid ^

HIRSGHEL. 6

avec pâleur du visage^ frissonnement , nausées^ batte* ments de cœur.

BUns toxic. Prosopalgie rhumatismale et nerveuse; tiraillement^ déchirements, aggravés par le repos^ soulagés par la chaleur et la nuit.

Spl^ella. Prosopalgie nerveuse et rhumatismale, déchirements qui passent comme un éclair, pression et tension dans ros de la pommette^ avec gonflement brillant des parties malades; aggravation au toucher^ pendant le mouvement (pendant le repos)^ en étant couché sur le côté malade^ par le froid humide. Accès périodiques, de courte durée; convient quand il y a une maladie du cœur.

Siramonlum. Douleur de crampe, déchirements et battements dans la tête et les muscles; distorsion de la bouche^ spasmes généraux avec engourdissement de la tête et obscurcissement de la vue. — Lorsque les parties dures sont les plus affectées.

Staphysagria. Douleur pressive, battements dans les dents et l'os jugal, ou élancements, brûlure, tiraillement, douleur sécante ou déchirements, aggravation au toucher^ avec sensation de gonflement, froid des mains et sueur du visage^ crampes, maladies des os ou prosopalgie nerveuse.

fitannum. Douleur pressive, serrement, tiraillement ; douleurs qui n'occupent qu'un côté^ se font sentir la nuit et ont une origine nerveuse. Cette douleur commence doucement, augmente graduellement et disparaît en marchant.

Thuja, Prosopalgie crampoïde et rhumatismale (ve-

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nant pendant le repos)^ serrement et déchirement qui partent des yeux^ palpitations musculaires; ces douleurs viennent la nuit. — Convient aussi quand il y a élancements et palpitations dans les muscles des joues ^ seulement en marchant au grand air; douleur perforante dans Vos jugal et dans la mâchoire supérieure.

Terbascam. Prosopalgie cangestive^ tressaillements qui passent comme des éclairs, pression (non continue et assourdissante) dans Tos de la pommette^ brûlurCy pincement cmnme avec des tenailles et élancements dans l'os de la tempe, avec, tremblement de la tête, douleur mordicante augmentée par la pression et en s'exposant à un courant d'air.

On peut recommander encore pour la prosopalgie : Actea, arn,, ar»., bar, carb. (quand il y a du gonflement), Bry ., cale, carb., c(zust. (pour la prosopalgie rhumatismale), caps., cuprum (quand la douleur est semblable à un coup), digit, (quand le malade éprouve une douleur de serrement ou de tiraillement paralytique avec une douleur rongeante dans la joue, douleurs qui augmentent la nuit), dros., fluor, ac. (douleur aiguë dans les os de la face), kali bich. (élancements qui s'étendent jusqu'aux oreilles), lach. (douleur congestive), «iiic, «epla (chez les femmes enceintes), •nlpli., veratr. (prosopalgie rhumatismale), viol. od.

et electricitas. (Je puis recommander ces deux agents d'une manière spéciale.)

Bismuth, cannab., cham», kali chlor,, op., zinc, peuvent aussi être utiles dans quelques cas.

100 MALADIES DU STSTÈMB leERYEUX.

Quant aux autres névralgies que Ton décrit comme des formes mori>ides distinctes, je les ai étudiées dans les chapitres consacrés au traitement des maladies lo* cales; il faudra donc recourir :

Pour la névralgie lombaire^ miisculaire ou articulaire^ aux articles Rhumatisine et Goutte; ''

Pour la céphalalgie (v. ce mot) ;

Pour les maladies de la moelle épinière (v. Hystérie);

Pour Todontalgie (v. ce mot) ;

Pour les crampes d'estomac (v. ee mot) ;

Pour les douleurs abdominales (v.'ce mot);

Pour les douleurs du rectum (v. Bémorrhoîdes) ;

Pour les douleurs de la vessie (v. ce mot) ;

Pour les douleurs qui accompagnent les règles^

(v. ce mot).

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