‹ Guide du médecin homoeopatheChapitre 46 sur 82 · PNEUMONIE · texte numérisé non relu

PNEUMONIE

tion commence à devenir plus liquide (c'est-à-dire vers le troisième jour), ou plus tôt si la plèvre participe à la maladie, que le malade ressente des douleurs lancinant tes, augmentant dans les efforts de respiration et par le mouvement , aussi lorsque Pirritation est plus légère et nerveuse ; s'\\ y a de Tagitation, des hallucinations et une céphalalgie frontale et pressive. Aussi quand il existe quelque complication bilieuse ou gastrique , surtout de la constipation.

Pltospiior. Médicament essentiel pour amener la résolution de Vhépatisation , par conséquent rarement utile au début ; convient plutôt vers le troisième ou le quatrième jour, et peut alors suffire à la guérison s'il existe quelques-uns des symptômes suivants : Douleur pressive, poids, chaleur, (râ/t^re dans la poitrine; expectoration spumeuse, d'un rouge foncé, rouillée , respiration fatigante, étouffement; convient surtout quand il existe des signes de faiblesse nerveuse, chez les vieillards , les sujets affaiblis, les phthisiques , lors* que la pneumonie menace de dégénérer en phthisie ou que Ton craint la gangrène du poumon ; surtout s'il existe de la céphalalgie, du délire avec murmure continuel, chute des forces , pâleur du visage, selles involontaires , menace de paralysie du poumon.

iSalpliur. Lorsqu'il y a eu de fréquentes récidives, après ûjconit et les autres médicaments indiqués , ou quand Thépatisation tarde à se résoudre, que la maladie n'a fait aucun progrès vers l'amélioration après trois ou quatre jours de traitement , surtout si le malade éprouve de la douleur pressive dans la poitrine ,

de la difficulté pour respirer^ si là douleur de côté et la fièvre sont peu intenses; convient aux sujets faibles, tuberculeux y scrofuleux» Est considéré par un grand nombre d'homœopathes comme le médicament le plus important dans le traitement de la pneumonie.

J'indiquerai encore^ mais comme devant être plus rarement employés, amica, s'il y a eu quelque violence extérieure, un coup ou une blessure; arsenic, pour la pneumonie typhoïde avec chute des forces, abattement, gangrène du poumon ; mercur. (comme aconit.; douleur tensive, brûlante, élancement sécant), selles abondantes. Rlrns. Sueur générale, pneumonie typhoïde, et dans les cas analogues à ceux où phosph. réussit ; mais quand les altérations locales sont plus avancées, qu'il y a épanchement ou décomposition du sang; Vart. emetic, grande oppression; et peu de douleur, sensation de pression ou de brûlure dans la poi-

(1) Parmi les médicaments qui sont indiqués ici, il y en a quatre: Vaconit, Idibryone, le phosphore elle soufre ,qui sont réellement les plus utiles pour le traitement de la pneumonie. J'ajouterai aux indications données ici par Tauteur, quelques autres caractères. !<> Vaconitt ne peut être utile qu'au début de la maladie, et lorsque la fièvre a tons les caractères de la fièvre inflammatoire ; la bryone doit en général lui succéder lorsque la pneumonie est à son premier degré et que Tauscullation indique seulement du râle crépitant.. Si celui-ci est accompagné d'une expectoration de crachats verdâtres , tels que les anciens les décrivaient pour la pneumouie dite bilieuse, phosphore doit être préféré^ Sulphur convient seulement dans le second degré de la pneumonie, alors qu'on entend du souffle bronchique; c'est là la véritable indication de ce médicament, qui doit succéder très-souvent à bryone Lors qu'arrivent les râles de retour, phosphore doit remplacer le soufre {NoU du traducteur).

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