PLEURÉSIE
trine^ orthopnée^ menace de suffocation; ràlement^ râles muqueux et expectoration sanguinolente^ paralysie menaçante. On peut omettre les autres médicaments.
420 PLBURÊ8IS.
Aconit. Fièvre violente, sécheresse de la peau^ chaleur, frisson , soif; douleur de point de côté augmentant à chaque mouvement, en respirant, avec agitation et anxiété. Convient surtout au début de la maladie, et peut suffire à lui seul à la guérison.
Arnica, Si M maladie dépend d^une cause mécanique ou rhumatismale; qu'une douleur dépression ou de brisement domine toutes les autres, s'aggravant ou re« venant au toucher.
Bryonla. Surtout après aconit, ou à sa place, lorsque la fièvre est modérée, que la douleur de côté domine, augmentant par le mouvement, en respirant et par les efforts de la toux ; que celle-ci est sèche, et que la percussion montre que Vépanchement est limité.
Phosph. Élancements fugitifs, pesanteur, tension, pression, grand besoin de respirer profondément. Le toucher augmente les douleurs. Convient dans les cas les plus graves, lorsque Tépanchemeut est très-abon* dant.
Squilla, Chaleur sèche et brûlante, frissonnement dès que le malade se découvre; violents élancements qui partent des côtes et s'étendent jusque dans Taisselle, s'aggravant par la toux, qui amène une expectoration glaireuse. Convient aussi dans les formes chro-
176 MALADIES DE L'APPABEIL BBSPIBATOIBE.
niques^ lorsqu'il y a complication d'hydropisie ou de phthisie .
Hnlpii. Lorsque brym. ne suffit pas^ et dans la pleurésie chronique.
430 INFLAMMATION DES SEINS (mASTITE).
Arntea. Si la maladie est venue à la suite d'un coup ou de quelque autre violence extérieure. (II convient aussi chez les nouveau-nés. Dans ce cas Tarnica doit être appliqué extérieurement.)
BellAdona. Pour la mastite congestivey lorsque le sein est le siège d'élancements passagers, de chaleur^ de douleurs déchirantes et d'une inflammation érésipélateuse, qu'il est gonflé, dur, brillant et tendu. (Convient aussi à la mastite érésipélateuse des nouveaunés, lorsqu'il n'y a encore à craindre aucune suppuration.)
Bryonla. A la suite des couches et après le sevrage, lorsque la malade éprouve une douleur pressive dans les seins, que ceux-ci sont gonflés et le siège de petites nodosités qui donnent une sensation de tension, d'élancements et de brûlure extérieure ; s'il y a fièvre et constipation.
Conium. Contre les nodosités qui viennent à la suite de violences extérieures, ou par altération des humeurs.
Hepar salpliiirto. Lorsque la suppuration est devenue inévitable, ou même après l'ouverture de l'abcès, quand il reste une fistule à bords indurés. (Convient aussi chez les nouveau-nés.)
ASTHMB. 177
Merc. Doit être réservé pour un degré plus avancé que celui où conviennent bellad. et bryon.; quand il y a suppuration et qu^il s'agit de faire mûrir VcÂcès ou de le cicatriser. ( Convient surtout chez les nouveau* nés.)
PhospA. Empêche quelquefois la suppuration. Convient lorsqu'il y a des ulcérations au sein^ des trajets fistuleux, une grande faiblesse^ une sueur coUiquative avec fièvre.
Silicea. Pour les indurations chroniques^ la formation de fistules et d'ulcères à bords calleux.
On peut encore recommander carb. anim., graph., lycop.y sulph. pour les indurations des glandes mammaires et les nodosités qui leur succèdent souvent.
440 ASTHMB.
Asthme spasmodique^ congestif ou dépendant d'altérations organiques, asthme de Millar.
L'asthme est le symptôme d'une afiection plus pil3fonde et plus générale; tantôt il est spasmodique, c'est-à-dire dépendant d'une aCTection du système nerveux (surtout de la moelle allongée); — tantôt il est l'effet dtine congestion qui existe dans le poumon, le cœur, les gros vaisseaux ou l'abdomen; c'est Vasthme congestif; il peut enfin dépendre d'une altération organique, soit de la membrane muqueuse qui tapisse les bronches (dilatation, bronchorrhée, exsudation croupale)^; soit des poumons (dilatation, tubercules, induration, anémie); soitde laplèvre (épanchement d'eau ou de pus, adhérences); du diaphragme ou des muscles de la
178 MALADIES DE L'APPARBa RESPIRATOIRE.
poitrine (rhumatisme^ plaie); du cœur et des gros vaisseaux (formation de caillots^ épaississement^ dilatation^ ossification) ; c^est Vasthme que j^appellerai organique. Le traitement varie en raison de ces causes si diverses. — Enfin , la maladie qu^on appelle asthme de Millar, qu'on observe chez les enfants^ et qui oflEre tant d'analogie avec le croùp^ est simplement un spasme du larynx, sans accidents infiammatoires, et venant par accès périodiques; il peut facilement devenir dangereux. Aeoniium. Convient à Vasthme eongestif et à celui qui est dû à des altérations organiques. Les symptômes indicateurs de ce médicament sont : un état pléthorique et eongestif, une chaleur générale, de Tagitation, de la sueur, une toux suffocante, Tanxiété et une sensation de serrement à la poitrine ; un pouls plein, des battements de cœur énergiques, la fièvre. Il convient dans les cas aigus, et aussi comme intercurrent dans Tasthme chronique, surtout s'il existe quelque maladie du cœur.
Ammonium. S'adresse à l'asthme chronique, lorsque le mouvement rend la respiration courte et donne des battements de cœur ; s'il y a congestion, tendance à rhydropisie de poitrine et sensation de poids dans le thorax. Réussit également dans l'asthme purement spasmodique.
iU*flenlc. Médicament essentiel pour l'asthme causé par une maladie organique, surtout par Vempkysème, par un catarrhe chronique, une maladie du cœur, etc. Lorsqu'il y a des accès de suffocation après avoir mangé, à chaque mouvement et surtout la nuit, avec sensation
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de serrement à la poitrine, au larynx, à la région précordiale, une respiration haletante et sifQante, un besoin d'avoir la bouche toujours ouverte, une grande anxiété, comme si on allait mourir, et une sueur froide, une toux accompagnée de râle muqueùx, et suivie d'expectoration à la fin des accès; une sensation de brûlure dans la poitrine, une soif vive, une grande faiblesse; lorsque Tair vif et libre, la chaleur et le poids des vêtements aggravent les souffrances.
Belladona, Répond à Tasthme congestif accompagné de battements de cœur, vertiges, douleur tensive ou lancinante dans la poitrine, toux sèche avec chatouillement; respiration anxieuse, rapide, irrégiilière avec accès de suffocation ; agitation nerveuse, spasmes et convulsions.
Bryonla. Convient à la suite d'un rhumatisme du cœur, ou après une inflammation du poumon ou de la plèvres, s'il y a épaississement ou dilatation des cellules pulmonaires, épanchement d'eau ou de pus, affection des muscles, ou si l'asthme est l'effet secondaire d'une maladie abdominale (d'une hypertrophie du foie); si les accès viennent la nuit ou le matin, avec des coliques, de la constipation, et si le malade se plaint de douleurs lancinantes etpressives dans la poitrine, douleurs qui augmentent en parlant ou en se remuant; que le ventre soit dur et tendu et que la toux soulage l'oppression.
Cuprum. Pour V asthme nerveux et Vasthme de Mil" lar, convient également aux f&nmes, quand la malade se plaint d'avoir la poitrine serrée comme par des cordes et d'étouffer, que la respiration est sifflante, que
iSO MALADIES DE L'APPAESIL RESPIRATOIRE.
les mouvementé des muicle» abdominaux wnt rapides et cottvuhifsy l'expectoration aqueuse et qu'on entend du râle muqueux; que la malade éprouve un sentiment de vacuité et de faiblesse dans la région précordiale^ des battements de cœur avec afflux du sang vers la téte^ rougeur.et sueur au visage.
Ferrum pour Vasthme congestif et celui qui est dû à MWQmaladieorganiquey quand il y a une forte excitation du système sanguin, surtout la nuit ou le soir, en étant couché; s'il y a en outre une sensation de chaleur à la gorge et à la partie supérieure du corps, froid des membres^ soulagement par le mouvement^ et aggravation par le moindre effort^ soulagement en se découvrant, toux spasmodique et hémoptysie,
ipéeaeaaniia. Convient surtout à Vasthme spasmodique des enfants {asthme de Millar), qu'il soulage rapidement, quand il y a toux, rftie muqueux, anxiété, agitation, visage tantôt pâle, tantôt rouge^ respiration fréquente, anxieuse, suspiricMe, nausées, convulsions.
Niuc vomica. Asthme spasmodique et congestif, sw tout pour Vasthme sympathique d'une maladie des or^ ganes abdominaux, quand il y a sensation de pression et de serrement à la poitrine, la nuit, le matin ou après le repas /respiration courte, sèche, afflante, avec sensation de serrement qui force à s'asseoir; aggravation en marchant, en parlant et par l'air froid. La nuit, rêves et agitation; soulagement en étant couché sur le dos, tension et dureté de répigastre et de l'abdomen, constipation^ symptômes gastriques. — Lorsque le ma-
ASTHm. 4 Si
iade est soulagé en rendant des vents' et en desserrant ses habits.
PbcMipii. Convient surtout à Fasthme spasmodiqiie , et aussi dans le cas de maladie organique : d'emphysème^ de tubercules^ de maladies du cœur^ de catarrhe chronique; quand il y a oppression^ respiration haletante, angoisses, accès de suffocation la nuit, comme dans la paralysie des poumons , constriction spasmodtque de la poitrine, toux courte avec expectoration tantôt salée, tantôt &c\de,'élancements, pression, bouillonnement dans la poitrine.
Pulsatilla, Chez les enfants, les femmes hystériques et les sujets tuberculeux; quand le ventre se tympantse à la suite de fautes de régime, ou dans le cas de maladie du foie, de suppression des règles à la suite d'un refroidissement ; quand les accès viennent la nuit et sont accompagnés d'une toux courte, d'une abondante sécrétion muqueuse, surtout en étant couché; d'une sensation de tension, de plénitude et d'élancements dans la poitrine et les côtés, de flatulence et de symptômes gastriques.
Samliacus. Médicament essentiel pour Vastkme nerveux et de Millar, s'il y a accès de suffocation la nuit, avec sifflement, serrement à la poitrine causant le cauchemar, réveil en sursaut accompagné de cris, aiuûété, tremblements, couleur bleue du visage, froid des mains et des pieds, tùux suffocante, râle muqueux, pertô de la parole.
Tartaruttiitll». Dans V œdème du poumon et l'Aydropisiede poitri/ie, lorsque la paralysie du poumon est
HIRSCBEL. ii
menaçante ; dans Vemphysème des vieillards : si la respiration est pénible^ haletante^ accompagnée de râles muqueux et ronflants, d'une toux suffocante, avec besoin de se redresser et de se tenir tranquille.
Veratram. Dans les mêmes circonstances cpi'ipeca. Accès de suffocation, serrement à la gorge , accès de syncope, sueur froide ou froid des membres, toux spasmodique, anxiété^ palpitations.
On peut recourir encore à une foule d'autres médicaments, d'après les circonstances particulières qui peuvent se présenter; je citerai entre autres :
i® Pour la forme spasmodique : ambra, asa, cham., chin. (lorsqu'il y a eu des pertes affaiblissantes), coff., coccuL, hyosc., ignat., moscli. (celui-ci surtout pour l'asthme de Millar), op., •Iram.^ zinc.
^ Pour la forme congestive, surtout pour l'asthme chronique : cale, earii. vc^el. (lorsqu'il y a production de gaz et pléthore abdominale); lyc, nitr. aeid., sep., sulpliar (quand il y a des souffrances abdominales concomitantes).
3* fouvVasthme causé par des altérations d'organes : aurum (s'il existe une maladie du cœur); cannab. (s'il y a hydropisie de poitrine et hypertrophie du cœur) ; Aep. sulph. (dans le cas de catarrhe chronique) ; laehesis, lobeL (quand il existe une affection pulmonaire, surtout des tubercules, ou une maladie chronique du larynx, de la trachée ou des bronches); kali. carb.» 0pon§^, lodlam ou bt^om. (quand il y a hypertrophie du cœur, ou un goitre); stannum (s'il s'agit de tubercules).
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