‹ Guide du médecin homoeopatheChapitre 61 sur 82 · DIARRHÉE · texte numérisé non relu

DIARRHÉE

anorexie et soif^ amaigrissement, diminution des forces. S'adresse à la diarrhée des phthisiques et des vieillards^ à la diarrhée vermineose ou causée par la dentition^ aussi à la diarrhée des scrofuleux et à celle qui accompagne le ramollissement de Testomac.

Colchicum convient dans la dyssenterie, lorsque le ventre est fortement ballonné^ qu'il y a des tranchées et du ténesme rectal et urinaire.

Ckilocyntlito. S'adresse surtout à la dyssenterie, mais aussi à la diarrhée biHeuse accompagnée de tranchées qui forcent à se replier sur soi-même, arrachent des cris et causent une grande agitation; lorsqu'il y a évacuation de matières sanguinolentes^ muqueuses^ ce qui soulage les douleurs, sensation de plénitude et de pression dans le ventre^ qui est ballonné^ enduit blanc ou jaune de la langue^ frissons. Est utile surtout quand la maladie est l'efiet d'un accès de colère ou d'un refroidissement.

Dolcanaara. Réussit contre la diarrhée rhumattS" maie et catàrrhale qui survient l'été^ à la suite d'un refroidissement, lorsque les déjections sont liquides, verdâtres ou jaunâtres^ muqueuses, venant surtout la nuit^ et sont accompagnées de coliques dans la région ombilicale, de faim^ d'une soif intense^ de nausées^ de vomissements et d'abattement.

Ferrimu Convient^ comme china, lorsqu'il y a des signes de faiblesse, une diarrhée sans douleur, des évacuations faciles^ après avoir bu ou mangé; lorsque les matières rendues sont aqueuses^ mêlées d'aliments non digérés, que les selles ont lieu principalement la

nuit ; surtout si le malade a le visage pftle^ un amaigrissement prononcé^ le ventre dur et tenda^ une soif vive^ une faim canine ou «ne anorexie complète. — S'adresse aux sujets mnaigris, phthisiqueSy et à ceux que tourmentent les vers vnitestinaux.

ipeeAeoaaka* Diarrhée venant à la suite d^un mauvais régime, après un refroidissement et des émotions morales; pour la dyssenterie légère^ si les selles sont aqueuses^ muqueuses^ jaunâtres^ accompagnées de nauséesy é^ vomissements y de tranchées; lorsque la langue est chargée, que Pappétit &it défaut^ qu'il y a des frissoBs ou de la chaleur, une soif vive^ une grande disposition à se mettre en colère^ de l'agitation ou de l'apathie. Cionvieni aux sujets impressionnables^ aux femmes et aux enlants. -*-* S'adresse aussi à la dyssenterie automnale; lorsque les évacuations sont bilieuses.

M cgCT iw iM»lal»M tfnleto» e«rro«iv« Réusdssent dans le cas de diarrhée inflammatoire , ou lorsque oe symptôme survientaprès un refroidissement y pendant le travail de la dentition ou par Veffet de la présence de vers intestinaux. Le merc* corrosiv. est le médicament spécifique de la dyssenterie* ^Convient quand les évacnations ont lieu Ut nuit et sont composées de matières aqineusesy giabeuses, jaunâtres, surtout vertes comme des épinards, ou sanguinolente, ou bien encore cornposées de glaires et de sang y avec ténesme, brûlure à l'anus, sensation d*écorchure, fortes coliques, besoin d'aller à la selle aussitôt après les évacuations, ensuite expulsion de suig; s'il y a des namées, des frissons, une sueur anxieuse, une grande agitation.

DIARftHÉB. t87

— Convient aussi quand U existe des "t^himmtigmiA

Nux vomica s'adresse à la diarrhée ^i est le résul' toÉ d'une affection de re^mnac, et à la diarrhée bi" lieuse, chez les sujets porteurs d'hémorrboïdes^ et lorsque la maladie est due à un aceèsde eolère^ à un refroidissement ou à une impi!0ssionmol?ale; s'il y a des évacuations peu abondtmtes^ fréquentes, aecompa^ gnêes de ténesme et cocnposées d'un mucus sangumolent ; une douleur de pression et du prurit au rectum, des nodûsiiés à l*anus, des douleurs lombaire»; de la ehaleur générale et de la soif ; des symptômes gastriques^ une douleur de poids à l'estomac ; de la tristesse allant jusqu'à l'hypocondrie. La nok vomique réusait également dans la dyssenterie, lorsque cel^ci est accompagnée des symptômes qui précèdent^ et surtout lorsque cette affection est passée à l'état chronique.

IVitrt actdvm. Doit être réservé pour la diarrhée chronique, lorsque les évacuations sont fétides et sanguinolentes, qu'il, existe des ulcères dans l'intestin, une faiblesse extrême, des hémorrhoïdes, un amaigrissement marqué. Convient surtout quand il y a des altéh rations organiques, mais réussit rarement dans la diarrhée congestive ou rhumatismale (^os^nj^ue)*

Petroleam. Diarrhée aqueuse, jaunfttre ou muqueuse, accompagnée de beaucoup de borborygmes, lorsqu'il a été fait abus de pixrgatifs; ccmvi^t h la diarrhée aiguë et à la diarrhée chronique chez les sujets phlegmatiques.

PliosiMii. Diarrhée chronique, sans douleur, selles involontaires, amaigrissement, perte des forces, sur-

ttS . MALAMBS DB l'AFPARBIL DI6B8TIF.

tout lorsque 1(1 maladie dépend d'altérations organiques.

PlioMpliori acidoni. Diarrhée aqumise, claire , avec ulcérations de l'intestin; selles involontaires par atonie du rectum ^ contenant des aliments non digérés; diarrhée muquettse. Médicament essentiel dans le cas de diarrhée chronique ^ et aussi pour la diarrhée catarrhale et celle qui dépend du travail de la dentition. Est utile surtout dans les temps où r^ne le choléra.

PnlsatlllA. Diarrhée due au mauvais état de l'estomac (après des fautes de régime), ou diarrhée eatarrhale ei rhumatismale ; diarrhée et dyssenterie. Évacuations de matières muqueuses, bilieuses^ aqueuses^ blanchfttres,jaun6« ou verdâtres, comme de la bouillie, avec symptômes gastriques y langue chargée, etc.^ surtout lorsque les garde-robes ont lieu aussitôt après avoir bu et mangéy la nuit, avec tranchées. Dyssenterie avec évacuation d'un mucus sanguinolent; frissonnement. Son ac^on bienfaisante est souvent presque instantanée.

Rlieiuia. Diarrhée acide et blanchâtre, avec ténesme, agitation, tranchées; surtout chez les enfants, quand il existe des souffrances gastriques et un état catarrhal comme causes de la maladie.

Rliufl». Diarrhée et dyssenterie accompagnées de ténesme et d'une faiblesse paralytique; diminution du ténesme après chaque évacuation; grande faiblesse, douleurs rhumatismales. Diarrhée catarrhale, rhumatismale ou nerveuse.

(iecale comutum. Quand il y a des symptômes de paralysie, absence de douleurs, selles aqueuses, jaunâtres, vertes, qui sortent rapidement ou qu'on ne

DIARBHÉB. ^ «S 9

peut obtenir qu^avec effort^ contenant des aliments non digérés ; selles involontaires^ tranchées la nuit^ avec borborygmes^ état muqueux de l'estomac. Convient lorsque la maladie dépend d'une affection du système nerveux^ de la moelle épinière^ par exemple^ et aussi chez les enfants affaiblis^ qu'on a nourris trop loBgtemps.

Solpiiar. Réussit souvent dans les cas de diarrhée chronique les plus tenaces^ et dans la dyssenterie ; chez les sujets hémorrhoîdaires; ou quand il existe un état catarrhai, rhumatismal, sub-inftammatoiréjieVintesiin ; s'il y a des coliques^ du ténesme^ de la difficulté à respirer^ du frisson^, des selles muqueuses^ aqueuses^ blanches^ verdâtres^ sanguinolentes, répandant une odeur putride ou acide ; s'il y a complication de rhumatisme^ de goutte et de troubles du côté de la digestion ; enfin un amaigrissement consécutif à toutes ces souffrances.

Teratmm. Dans les cas qui ressemblent au choléra, s'il existe des vomissements, des coliques^ une grande faiblesse, des symptômes gastriques^ du frisson^ des sueurs froides et des défaillances.

On peut encore opposer à la diarrhée une foule d'autres substances^ que Ton choisit en raison des particularités individuelles qui peuvent se présenter : agaricus musc, dans le cas de diarrhées chroniques, lorsque les selles viennent aussitôt après le repas et s'accompagnent de tranchées; antim. crud., pour la diarrhée aqueuse causée par un mauvais état de l'estomac, alternant avec de la constipation, et chez les

i4« MALADIB8 DB L'AFPARJOL DIGISTIF.

vieillards ; ant. tari, contre la diarrhée causée par ua refroidissement; bry*, pour la diarriiée prodoile par un refroidissement, pour avoir trop mangé, sortont das fruits ou de la choucrottte, après un accès de colère, pendant les chaleurs de Tété^ quand il y a beai»coup de coliques; fraph., pour la diarrhée chronique; kreasoLy quand il y a ramollissement, ulcération de la membrane muqueuse de Tintestin, selles d'un brun foncé 9 aqueuses, et d'une très-mauvaise odeur; tiur. mMch., quand il y a des signes de faiblesse, ches les sijgets impressionnables et chez les enfants; o/>.,pour la diarrhée venant après une frayeur; tepia, contre la diarrhée chronique, chez les sujets bémorrfaoidaires el chez les femmes hystériques; gummi guttœ, quand il y a torpeur invétérée de la membrane muqueuse de rintestin.

On rec(»nmande surtout, chez les enfani$, cale, ctark. et acet., cham., chin., ipec., tnagn. carb.y quand il y a beaucoup d'acidités gastriques; mère., rheum., nUpA.; aussi sec. et veratr., rarement phospk. acid. et ar$. — Merc. et cham. pendant le travail de la dentition»

Chez les femmes, enceintes on trouvera plus souve&t utiles : ipec, phosph* açid., veratr. (

Pour la dyssenterie, il sera possible d'employer encore .' cUoë., bar., canih., hep. stdph., staphys*

Pour les selles sangu'molentes et l'hémorrhaeie in* testinale, voir l'article Hémorrbagies^

QBObËfilNB. %H

640 GHOLÉRINE.

Sensation de faiblesse à Festomae^ frifisonnement qui part de l'estomac^ et s'étend à Tabd(Hnen^ nausées, vomissements qui dominent la diarrhée, et qui sont composées de matière^ muqueuses, ^erdâtres, bilieuses*, diarrhée aqueux wee tranchées , crampes dans les mollets^ langue jaune ^ sèche^ soif vive^ pâleur du visage^ respiration courte et rapide^ agitation^ état de spasme général^ froid des pieds et des mains^ sueur. Conviei^ au% ^fante^ aux femmes^ krsqne laeholérine est épidémiqne ou quand die est sporadiqne^' et l'effet d'un refroidissement^ d'un mauvais régime^ surtout pendant l'été.

Pkospihorus. Lorsque la diarrhée domine^ qu'elle est accompagnée de fortes tranchées^ d'une sensation de brûlure, de borborygmes^ d'une grande faiblesse , et aussi quand les vomissements viennent se joindre à la diarrhée avec persistance de tous les autres symptômes. (Lorsque la diarrhée devient indolente^ il faut revenu kphosph. acid.).

T«»r»inim.Estle médicament spécifique de la diolérine arrivée à son apogée^ et se rapprochant beaucoup du choléra^ quand il existe des vomissementswuh lents et une diarrhée concomitante, des vents^ des tranchées^ une sensation de griffement dans les intestins^ une douleur vive> un froid glacial, des crampes dans 1«5 mollets^ une faiblesse extrême, de l'anxi^^ de r<^ pression^ une sueur froide, des accès de défaillance, des selles involontaires^ qui sont èxptrisées tout à coup^

HIRSCHEL. i 4

t4t MALADIES DE L^AFFARBIL DIGESTIF.

sont abondantes^ aqueuses^ blanches^, mêlées de flocons jaunfttres; lorsque la langue est chargée^ froide^ la soif vive ^ les vomissements composés de matières blanches^ muqueuses^ jaunes^ verdfttres, bilieuses^ que le visage est terreux^ bleuâtre'^ que la voix est enrouée^ qu'il y a des crampes dans les membres, un pouls petit et tremblant. (Voy. Choléra.) Au début, quand il y a de la fièvre, il faut administrer une ou deux doses d^accnit, qui empêchent quelquefois le développement de la maladie. Lorsque la cholérine débute par des coliques^ à la suite d'un refroidissement ou d'un accès de colère, ckam. (s'il existe une douleur pressive et de l'anxiété précordiale ) et colocynthis peuvent suffire. Dans les cas graves, quand il y a chute des forces et que la maladie se rapproche beaucoup du choléra, ars, et secale* Tabac, a été employé dans la même circonstance que veratr. et avec succès.

Pour les autres indications, voyez le chapitre suivant.

65o CHOLERA ASIATIQUE.

Une quantité innombrable de médicaments a été indiquée contre le choléra; je parlerai seulement ici des plus efficaces.

Ari»eiiiciim. Convient dans les cas graves, quand le malade a une grande agitation, une crainte extrême de la mort, une grande faiblesse, une soif inextinguible, qu'il pousse des cris rauques, se plaignant de brûlure àV estomac y de rétention d'urine, tandis que les évacuations alvines sont très-nombreuses, accompagnées de

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