‹ Guide du médecin homoeopatheChapitre 62 sur 82 · CHOLÉRA ASIATIQUE. 24 S · texte numérisé non relu

CHOLÉRA ASIATIQUE. 24 S

tranchées^ que la langue est noire et sèche^ la peau brûlante ou froide^ le pouls petit.

Camplftora. Dans la forme spasmodique du choléra^ lorsque la peau est cyanosée et glacée. Convient loisque les. évacuations manquent. L'anxiété^ les crampes et la raideur des muscles de la mâchoire^ la langue et Phaleine froides^ un affaiblissement rapide^ des crampes dans les mollets, sont autant de signes indicateurs du camphre.

Carbo vegetabUis, quand il existe des signes de paralysie^ que le pouls manque entièrement; si le malade se plaint d'une forte chaleur accompagnée d'une grande faiblesse, de congestion vers la poitrine et la tête, d'anxiéié> d'assoupissement^ de rougeur des joues qui sont couvertes d'une sueur gluante. Il réussit quelquefois dans la forme asphyxique, lorsque le malade est près de succomber,

Cicuta virosa, fortes crampes dans les muscles de la poitrine^ peu de diarrhée^ vomissements continuels^ assoupissement^ yeux convulsés^ respiration difficile^ congestion de sang vers la tête et la poitrine.

Capram. Médicament essentiel pour la forme spasmodique du choléra, quand il y a des mouvements convulsifs des muscles et des membres^ une grande agitation; des coliques spasmodiques avec ou sans vomissements; ces derniers s'accompagnant de serrement à la poitrine ; une douleur pressive à l'estomac, des borborygmes qui s'entendent à distance, rétention d'urine, cyanose.

Acid. hydrocyanicum. Dans les cas désespérés de

Uf MALADIES VE L' APPAREIL DIGESTIF.

eholéra mphyxique, lorsque la vie semble éteinte^ que le $ang ne peut plus êêre revivifié, que la voix est tellemenl faible qu'on ne peut Tentendre > le pouls à peine sensible^ qu'il existe un froid glacial^ des convulsions^ un hoquet violent^ et un commencement de paralysie des poumons et du oœur^ du trismus.

Ipeeùcuanha convient seulement dans les formes les plus légères, qui se rapprochent de la cholérine par le caractère des vomissements^ de la diarrhée^ le ma» laiae et le firoid.

Sécale cemutum. Lorsque les vomissements ont eessé^ qu'il n'y a pas encore de bile dans les garderobes^ qu'il existe des signes de paralysie de rintestin avec des selles brun&tres et floconneuses^ un grand abattement, un froid glacial^ une langue blanche^ des vertiges^ de l'anxiété, des crampes dans les jambes, des borborygmes, des convulsions.

iTermUrma^. Médicament important au début du dboléra, lorsque les vomm^m^/s et la diarrhée sont très-cAondanis, qu'il y a une grande anxiété^ du fivid, des sueurs froides, que le visage est abattu, que le malade soufËre de coliques, de crampes dans les mollets, de rétention d'urine, que la peau se plisse et prend une teinte cyanîque.

On peut citer encore : ammon. eaust, argentum niir., asàr.y eunth., jatropha curcas y nux vom., opium, phosph., phosph. acid. et tabae. Sttlphur a été recommandé à titre de préservatif ; d'antres ont conseillé^ dans la même intention, de porter des plaques de cuivre.

La constipation n'est qu'un symptôme^ ce n'est pas nne maladie ; il faut donc^ pour le traitement^ la ratta^ éher aux altérations qui lui donnent naissance. Geltesci peuvent être : un spasme ou un état congestif de IMntestin^ une trop grande sécheresse du tube dige^ due au défaut de sécrétion de mucus ou de bile^ un état catarrhal on inflammatoire^ l'atonie de Tintestin on des muscles abdominaux^ un gonflement de la moqfueuse ou quelque autre obstacle mécanique dû à la présence d'un corps étranger ou au déTetoppemeitt if une maladie organique (rétrécissement^ dilatation^ cicatrice)^ une hernie^ etc.

Bryonta. Convient Tété^ dans les cas aigus^ pendant un rhumatisme^ quand il y a des symptômes gagtriques, que le sang se porte à la tête et à la poitrine^ la respiration étant compte et le malade se plaignant 4e ftcià. S'adresse surtout aux sujets d'an tempérament colériques^ et à ceux qui ont une vie sédentaire.

Mercurim. Pour la- constipation qui succède à la diarrhée dans les cas aigm^ après un refroidissement et quand il y a des symptômes gastriques ou infiammatoires ; lorsque le malade fait de vains efibrts pour aller à la selle^ ou lorsque les garde-robes se composent 'de petites crottes noueuses> qui ne viennent qu'après d^s tranchées.

Natrum muriaticum. Dans les cas les plus tenaces, quand il y a une grande atonie de l'intestin, qui ^ne ûoneourten rien à l'évacuation des matières.

346 MALADIES DE l'APPARBIL DIGESTIF.

MaxTomlca. Dans les cas aigus ou "chroniques, quand il y a un mauvais état de VestomaCy de l'hypocondrie ou quand le malade a des hémorrhoides. Convient surtout à ceux qui mènent une vie sédentaire, font bonne chère et abusent des spiritueux ; lorsque l'anus semble fermé, rétréci, que le malade fait de violents e£Forts de défécation, efforts qui sont absolument sans résultat^ qu'il y a perte de Tappétit, tension du ventre, sensation de poids à l'estoniac, oppression, répugnance pour le travail et pour la pensée, chaleur à la tête, insomnie.

Opium. Après une maladie affaiblissante, ou quand il y a paralysie de Tintestin à la suite d'une longue diarrhée, chez les sujets menant une vie sédentaire, et aussi chez les hommes robustes et bien portants. Convient aux vieillards et aux enfants à la mamelle, à ceux qui ont été empoisonnés par le plomb, et dans le cas de hernie étranglée, quand il y a une contraction spasmodique de l'intestin, surtout quand la constipation ne s*accompagne d'aucun besoin d'aller à la selle, que le sang se porte à la tête et au visage, qu'il y a une sensation de poids sur l'estomac et perte de l'appétit.

Piatlna. Constipation par constriction spasmodique de l'intestin, lorsque les efforts les plus violents n'amènent que l'expulsion de quelques petits morceaux de fécès, avec besoin continuel d'aller à la garde-robe, et prurit à l'anus. Sensation de froid et de faiblesse dans le ventre, où le malade éprouve une sensation de constriction, de poids, avec flatulences, efforts infructueux de rendre des renvois. Platine est utile quand il existe un rétrécissement de l'intestin ; il convient aux sujets

sédentaires^ aux femmes en couches^ après l'empoisonnement saturnin et pendant un voyage.

Plumbum, Dans les mêmes circonstances que p/atina, dans les cas les plus relies, lorsque le malade éprouve de violentes tranchées^ que le ventre est dur et rétracté, Tanus rétréci, lorsque les matières se composent de petites boules dures^ enveloppées d'une espèce de graisse, ou de petites crottes semblables à celles des brebis.

(Comparer avec alumin.)

Pulsatilla. Quand il y a inactivité de l'intestin, souffrances gastriques, production de vents. Convient dans les mêmes circonstances que nux vom., mais surtout chez les sujets de caractère doux, phlegmatique ; chez les femmes^ lorsque la malade se plaint de froid. (Dans la constipation chronique, pulsatilla agit d'une manière analogue à sepia, surtout chez les sujets qui ont des rhumatismes.)

Sulphur agit tout à fait comme nuxvom.y dans les constipations plus tenaces encore, et lorsqu'il y a un obstacle matériel y lorsque, par exemple, la constipation dépend de l'obstruction ou du gonflement de quelque organe, surtout du foie, et de l'engorgement de la veine-porte.

Souvent les médicaments qui précèdent ne suffisent pas. Il faut consulter alors : Cocc.y con., staphys., stram.y veratr., zinc, y quand la constipation est l'effet A' MU spasme Ae l'intestin (c'est-à-dire dans les circonstances où pl«iliia était indiqué) ; dans la forme pa^ ralytique (lorsqu'on aurait dû recourir à opiam).

t4S MALADIBS DB L'AFPARBIL DIGESTIF.

c'est am,y chtn.^ lackem^ phospk., rkus, ruta, secale, qu'il faut avoir en vue; quand il y a des ébstacks moÉérielê (lorsque «nlpHw» kwl vouim iiAtr.

mamr^ ^ieotntiie^, c'est ar»di^ eari.veget., graph., baH carb.y lyeop., fnagn. tatb.j magn. mur., natr. s., êiliCé, Hanmtm ^qvL-il fmil consulter;— Lorsqu'on tient un compte exact de toutes les circonstances qui accompagnaoi la diarrhée^ qu'on choisit son médicament avec soin^ on réussit promptement et bien plus sûrement qu'avec les purgatifs de l'aUopstbîe.

U fautenfin opposer à la constipation des femmes en-ceintes l'bry, y ntus vom.^ sep*, sulph.;chez leS'enfltnts, surtout chez les fiMcvatifi*»^!^ c'est à bry., mere.y nux vam., lycy opium, qu'il faut recourir^ pourvu que le petit malade soit dans un état td qu'il ne suffise pas de modifier son régime et ^e régulariser radministrati^^n de ses aliments pour arriver à une guérison complète.

S70 MALADIES VERMIMCnSES.

Les vers intestinaux ne sont pas le plus souvent les causes des symptômes qu'on explique par leur présence. Ces douleurs d^endeat d'ordinaire d'un état morbide des viscères abdominaux, surtout de troGd)les dans l'acte de la digestion ; mus il est rare que les helminthes agissent mécaniquement, soit en raison de leur nombre (comme les ascarides), aoit à cause de leur volume (lombrics, ténia). Du reste ces èisà& morbides ^ composent généralement de! fièvœ^ de dyspepsie, de cmvulsions, etc.

MALADIES YERMINEUSBS. 810

Aconit, convient quand existe Véréthisme fébrile^ avec agitation^ violent prurit^ symptômes gastriques, qu'il s'agisse d'ascarides ou de lombrics; surtout s'il y a, pendant la nuit, des accès de coliques accompagnées de vomissements, de selles dures et glaireuses.

Belladona, s'il y a grande irritation nerveuse avec fièvre, soif, facilité à s'effrayer, congestion, tendance aux spasmes, aux secousses des membres, symptômes d'affection cérébrale.

Cale, carli. Médicament essentiel lorsqu'il y aune diathèse scrofuleuse et une grande disposition à lamultiplicalion des vers ; que la nutrition est en défaut^ le malade pâle, ayant le ventre gros, des diarrhées iiéquentes, des signes de rachitisme.

Cblna. Pour les vers lombrics, chez les sujets afEaibUs,fièvro intense venant par accès périodiques suivis de sueurs^ ou, au contraire, fièvre lente, msÀ&affaibliwmte et hectique; indifférence pour les boissons et les aliments, malaise à la région précordiale, pyrosis, gonflement du ventre, vomissements acides et muqueux, diarrhée nocturne. Convient lorsque les vers ont été expulsés, et pour empêcher qu'il ne s'en forme de nouveau.

Cicuta virosa. Fièvre dans laquelle le froid prédomine, rejet par la bouche d'un liquide amer et jaunâtre, surtout en se penchant en avant, avec brûlure dans la gorge, coliques, hoquets, crampes dans les membres^ spasmes, tremblement, raideur des mains et des pieds.

Cina. Lombrics et ascarides. Frissons le soir, pouls

950 HALAmES DE L'aPPAREIL DIGESTIF. -

petite dur et fréquent; agitation nocturne^ imomme, réveil en sursaut, rêves anxieux; petits accès de fièvre avec délire^ vertiges^ caractère morose; changement de couleur du visage, qui est le plus souvent pâle, yeux profondément cernés^ pupiles dilatées^ prurit au nez et à ranus, langue couverte d'un enduit muqueux^ faim canine, rejet d'eau par la bouche^ coliques, constipation^ gonflement du ventre^ fréquents besoins d'uriner^ urine pàle^ abondante ou bourbeuse, pissemeht au lit.

Femun. Contre les ascarides. — Vomissements, écoulement d'eau par la bouche; symptômes d'un état muqueux, amaigrissement, aspect chiorotique. Ce médicament prépare une guérison radicale et rétablit les fonctions digestives.

Filix mas. (en teinture). Contre le ténia et les symptômes qui raccompagnent. (Ne suffit pas toujours, est même souvent infidèle.)

Graph. Doit être employé quand on veut obtenir une guérison radicale chez les scrofuleux, lorsqu'ils sont amaigris, couverts de dermatoses, de croûtes sur le corps et sur le cuir chevelu, d'une éruption vésiculeuse au visage , qu'ils ont des vomituritions de matières muqueuses ou acides; tantôt de la diarrhée, tantôt de la coostipation, et des masses de mucus dans les selles, des coliques, le ventre gros et tendu, de l'anxiété, et lorsque le malade s'éveille brusquement et tout épouvanté.

ignatlA* Médicament essentiel contre le prurit^

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^ MALADIES YBRMINEUSES. S5i

causé par les ascarides^ la chuté* du rectum et les accidents spasmodiques.

Kali carhonicum. Lombrics^ surtout après un refroidissement ; lorsque les douleurs viennent pendant la nuit^ que le sang se porte à la téte^ avec chaleur du visage^ anxiété^ agitation^ disposition à pleurer^ nausées^ vomissements (le matin )^ sensibilité du ventre^ surtout à la pression^ selles aqueuses^ envies de dormir^ soubresauts pendant le sommeil^ grande pâleur^ abattement. *

Marum verum pour les ascarides; prurit insupportable à Panus avec douleur de plaie.

Mercorias. Convient à toutes les espèces de vers intestinaux^ quand il y a besoin pressant d'aller à la selle avec ténesme^ selles muqueuses^ rougeâtres, cau' sant des excoriations, soif, tranchées , perte de Tappétit^ répugnance pour les aliments sucrés^ accumulation de mucosités dans la gorge et la bouche, visage terreux, augmentation des souffrances la nuit.

SalMMiiiia* Lombrics et ténia. — Vomissement de vers, nausées, efibrts pour vomir comme s'il y avait un corps étranger dans le pharynx ; douleur de brûlure et

de rongement dans le bas-ventre. 11 semble que Tabdomen tombe; Testomac paraît meurtri, frissons, grande impressionnabilité au froid.

Silicea combat heureusement la disposition aux vers intestinaux, surtout chez les scrofuleux et quand il s'agit de lombrics; s'il y a des tranchées, gonflement du ventre, constipation, accumulation de vers et de gaz à Pépigastre, et que les vers semblent remonter

fit MALADIES DB L^APPAAEIL DIGESTIF.

jusqu'à la gorge; soulagement en mangeant; aggra* vation des douleurs à la nouvelle ou à la pleine lune; fièvre.

•lilseUa* Lombrics; tranchées à la région ombilicale avec froid^ diarrhée^ faim canine, soit, nausées le matin ; lorsque les vers remontent dans la gorge^ que la malade se plaint de prurit au nez, de battements de ûonir, d'anxiété^ p&leur du Visage, céphalalgie, frissonnemoot aalit, diktaUondes pupilles. Aggravation de^ douleurs après le dtner.

•nipiiar. Contre toutes les espèces de vers intestinaux, surtout pour la guérison radicale de tpute disr position à produire des helminthes, chez les sujets de constitution molle, ayant la bouche acide, muqueuse, un grand. dégoût de la viande, et une préférence mar- (pée pour les sucreries , faim canine ou anorexie ; strangulations , vomissements , diarrhée ou c(mstipar tion, borborygoies, prurit et sensation d'écorchureà Tanus.

TSoZerianâ. Prurit et symptômes canuulsifs, surtout lak soir ;, excitation de tmU le systèmeinerveux, secousses de&rnierabres, coliques.

Les autres médicaments que Ton peut eoq^loyer contre les vers intestinaux sont : asar., alL satw^ stannum. Ce dernier calme très- bien lesdoidieuns engendrées par le ténia. On a reconunandé/ pour amener Texpulsion de celui-ci :arg, nitr., cupr., dont Taction n'est pourtant pas aussi positiva que cellorde punica^granat.,. et du kousso.

On. emploie encore avec avantage dans le cas de

INFIAMIIIATION DE LA RATE. t58

spasme: ckam., kyosc, lack,, stram.y verair,^ zinc; et pour les symptômes gastriques: ant.f digit,^ nux vom,y ipec.y puis.

Pour faire disparaître la disposition aux helminthes, c'est baryt,, lycop,, magn, mur., magn, carb., sep., etc.^ auxquels il faut recourir.

Comparer avec les articles consacrés aux maladies de Testomac et aux maladies spasmodiques.

680 CHUTE DU HECTUM (PROLAPSUS ANl).

IV11X iromica est le médicament essentiel. On peut aussi recourir, suivant les circonstances^ à merc. solub. et merc. subi, y si le malade a des vers ou s'il présente des symptômes inflammatoires ; à am.y graph.y lycop.y sep. y sulph.y dans le cas d'hémorrhoïdes, à cale, carb,, chez les scrofuleux; à ars., ruta, s'il y a diarrhée, dyssenterie^ faiblesse de Tintestin; à solan. tub.y quand ces symptômes alternent les uns avec les autres, s'accompagnarît de froid par tout le corps. — Dans les cas récents, chez les enfants, ignat. réussit aussi souvent que nux vom., si le malade éprouve de grands besoins d'aller à fe selle, avec constipation.

Pour ce qui regarde les symptômes hémorrhoïdaux, voyez Tarticle Hémorrhoîdes.

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