C) MALADIES DE LA HATE ET DU FOIE
690 INFLAMMATION DE LA BATE (sPLÉNITE).
Acon. Au début, quand la fièvre est intense.
Arnica. Vomissement d'un sang coagulé dont la cou-
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leur tient le milieu entre le rouge clair et le brun foncé; douleur pressive et lancinante dans Thypocondre gauche^ avec suspension de la respiration.
Arsenlcmii. Violente douleur de brûlure à la rate avec gonflement, causant de Tanxiétéet des battements artériels à Fépigastre; diarrhée, vomissements notrs, chaleur sèche, soif, lèvres sèches et fendues, teinte terreuse du visage, pouls petit, grande faiblesse.
Beiladona* Contre l'inflammation de la surface du viscère : douleur lancinante, afflux du sang à la tête et au visage, chaleur, grand éréthisme.
Bryonla. Après acon. et bel lad,, pour amener la résolution de Tengorgeraent, si la douleur est lancinante et même encore si elle a un autre caractère ; qu'il y ait constipation, symptômes gastriques; et si le mouvement augmente la douleur.
Cantharides, Vomituritions incessantes, qui annoncent parfois des vomissements de sang. Douleur pressive et lancinante dans Thypocondre gauche, descendant en arrière jusqu'aux vertèbres, avec besoin de se retourner sans cesse et désespoir.
ciiina. Si le sujet est faible, que la rate soit gonflée, qu'il y ait des vomissements de sang et que les douleurs soient intermittentes, pressives, lancinantes.
Nux vom. Pression et sensation de gonflement avec élancement et douleur de crampe dans l'hypocondre gauche, sensation de mollesse, nausées, hémathémèse, douleur pressive à l'estomac, langue chargée. Convient aux sujets enclins à la colère, et à ceux qui sont porteurs d'hémorrhoïdes.
Pour Yhypertrophie de la rate, suite d*une fièvre intermittente^ il faut employer ciiina^ si ce médicament n'a pas été donné auparavant. S'il en a été fait usage, ferrnni sera le médicament essentiel. lodlam sera très-utile dans les autres cas.
Dans le cas d'inflammation chronique de la rate, c'est kcarb. veget., ckin., plmnb. et sulpkur qu'il faut recourir. Peut-être mezer. aura>t-il aussi quelque efficacité? V. aussi l'art. Fièvres intermittentes. Du reste, il y a encore beaucoup à apprendre relativement au traitement de cette maladie.
Je comprends sous ce titre ce qu'on peut appeler Vétat bilieux (status biliosus), la fièvre bilieuse, Yictère, les calculs biliaires et les coliques hépatiques, l'inflammation de la vésicule du fiel et le catarrhe des canaux biliaires,
La forme la plus fréquente est Victère^ qui est le plus souvent le symptôme d'une inflammation ou d'une maladie organique du foie^ d'un état catarrhal ou de l'obstruction des canaux biliaires (obstruction qui peut être due à un calcul^ à un caillot de sang, à des mucosités, à des vers intestinaux, même à un simple gonflement, ou à un spasme). L'ictère peut dépendre aussi d'une maladie de l'intestin, surtout d'une inflammation du duodénum. Le traitement varie en raison de toutes ces circonstances; il doit être dirigé d'après les signes nombreux que l'on peut réunir. J'indiquerai ici
les plus fréquents^ renvoyant aux articles consacrés aux maladies de l'estomac pour compléter ces détails.
Aconitmn. Convient surtout quand il y a de la fièvre, qu'il s'agisse d'un catarrhe des canaux biliaires ou d'un ictère simple; lorsque la maladie est venue après un refroidissement^ un accès de colère ou une frayeur; si la langue est couverte d'un enduit jaune, que le goût soit amer^ qu'il y ait des rapports et des vomissements acides et verdâtres, une sensation de tension au foie avec une grande sensibilité^ en un mot un état inflammatoire^ de la diarrhée ou de la constipation^ de la céphalalgie^ une soif intense et des urines rouges. — Convient aussi à l'ictère des nouveau-nés.
Arsenlciiiii. Symptômes bilieux avec ou sans fièvre^ ictère; si la maladie a éclaté pour avoir fait abus de boissons spiritueuses ; s'il existe quelque cachexie quinique, iodique ou mercurielle; dans le cas de maladie organique du foie ; s'il y a : vomissement bilieux^ diarrhée^ coliques^ diminution rapide des forces^ chaleur sèche et brûlante, soif inextinguible, brûlure à f estomac, à la région précordiale, dans les membres, gonflement du foie et de la rate y météorisme, altéra^ lions organiques des viscères abdominaux, hydropysie, frisson, anxiété.
liryonta. Accidents bilieux de toute nature à la suite d'un refroidissement , d'une impression triste, d'un dérangement d'estomac, surtout pendant l'été; s'il y a : goût amer de la bouche, renvois, vomissements bilieux, surtout après avoir bu; douleur pres^
sive à l'estomac, hypertrophie de la rate, constipation, céphalalgie pressive, sécheresse de la bouche, soif, frissons, irritabilité; élancements au foie en respirant; complication de maladie du poumon , du diaphragme ou d'un rhumatisme,
Carbo vegetabilis. Ictère chronique avec pléthore abdominale , gonflement du foie et de la rate ; scorbut, anxiété, tristesse, dégoût de la viande et du beurre, acidités de Testoinac, douleur pressive à Tépigastre, obstruction avec selles pâles, et même tout à fait blanches; urine d'un rouge foncé; iinpressionnabilité à tous les changements de temps. — Convient quand il a été fait, avant, beaucoup d'écarts de régime.
CliAiiioinllia. Est indiquée dans les affections bilieuses aVfec ou sans fièvre, les coliques hépatiques. Vietère, même celui des nouveau-nés; quand la maladie vient après un refroidissement, un chagrin ou des troubles de l'estomac; que la langue est chargée d'un enduit bilieux, que le malade a un goût de bile dans la bouche, des vomissements, de la diarrhée avec coliques ; qu'il se forme beaucoup d'acides dans l'estomac, causant l'anorexie , et s'il y a de l'anxiété et un poids à la région précordialé, des selles composées de matières semblables à du blanc d'œuf cuit, des urines jaunes et floconneuses, de la chaleur à la peau, de l'insomnie, une grande agitation, de l'asthme.
Clilna. Pour V ictère aigu ou chronique, venant après une impression morale triste, ou après avoir fait abus de mercure et de camomille ; s'il y a un gonflement congestif ou quelque lésion organiquf du foie et de la
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rate; si la maladie succède à une fièvre intermittente et s'accompagne d'hydropisie; qu'il y ait une grande faiblesse^ une sensation de poids sur Vestomac^ des vomissements bilieux, de la diarrhée ^ des syncopes^ une tension marquée du bas-ventre^ des frissons^ de la céphalalgie^ des vertiges^ une couleur terreuse de la face, des selles blanches ou d'un gris verdàtre^ de l'asthme et une grande disposition à se mettre en colère.
Cocculus. Accidents bilieux avec ou sans fièvre ( ictère spasmodique?) , langue chargée d'un enduit jaunfttre^ dégoût^ renvois ayant une mauvaise odeur^ sentiment de plénitude à l'estomac avec respiration diffi* cile ; constipation ou selles molles avec sensation de brûlure à Tanus^ grande faiblesse avec sueur au moindre mouvement; céphalalgie et vertiges. — Convient quand il a été fait abus de camomille.
CJoloeyntiiideft. Symptômes bilieux avec ou sans fièvre, ictère, surtout lorsque celui-ci vient après un accès de colère , un chagrin , un mouvement d'emportement contenu; s'il y a insomnie^ forte chaleur, sécheresse de la peaU; pouls plein, céphalalgie frontale, pressive, augmentant en étant couché, fortes tranchées abdominales, crampes dans les mollets , frissons, déchirements dans les cuisses, diarrhée bilieuse, coliques hépatiques après le repas le plus léger.
myttalls. Affection bilieuse sans fièvre, ictère avec spasmes couvulsifs et apyrexie, teinte jaune du visage, surtout des yeux et des parties molles ; dégoût, acidités gastriques, goût amer, légères strangulations, sensibilité et pression à la région de l'estomac et au foie;
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ventre tendu ^ selles difficiles^ argileuses, grisâtres; Urine trouble, épaisse , d^un brun jaunâtre; frissons, pouls lent, sensation de faiblesse à Testomac. Convient plus aux maladies congestives et spasmodiques qu^aux affections organiques de l'appareil biliaire,
lodlam. Maladies chroniques de l'appareil biliaire avecaff^ections organiques des organes abdominaux {divo^ phie, induration, dégénérescence graisseuse du foie, etc.) ; fièvre hectique, hydropisie. — Réussit surtout quand il a été fait abus de noercure. Peau d'un jaune sale ou brun , amaigrissement , soif, langue chargée d'un enduit épais , nausées, selles aqueuses , urines foncées, d'un jaune verdfttre; calculs biliaires f
Lachesis. Ictère venu' après un accès de colère et après avoir fait abus de mercure, dans les cas rebelles, lorsqu'il y a : envies de vomir, vomissements bilieux avec diarrhée, sensation de poids, de pesanteur et de brûlure à l'estomac, tension du foie et de la rate, gonfle* ment du ventre; diarrhée de longue durée, affaiblissante, composée de matières qui semblent hachées.— Calculs biliaires et maladie organique du foie.
Mercurlas. Maladies fébriles de l'appareil biliaire^ ictère avec congestion, état catarrhal, inflammation du foie et des canaux biliaires, ictère des nouveau-nés ; s'il y a : goût amer de la bouche, vomissements bilieux, douleur au foie, à Testomac, à la rate, augmentant la nuit avec agitation, urines abondantes, foncées, répan-dant une odeur putride, soif, frisson, sueurs, tranchées abdominales, selles vertes (comme des épinards), ou selles muqueuses, mêlées de sang, avec pression sur
teO MALADIBS DB l' APPAREIL DIGB8TIF»
le rectum. — Réussit quand il a été fait abus de quinquina^ cheziesscrofuleuxetles rhumatisants. — Aussi pour les coliques hépatiques ?
iViix womlca. Affections bilieuses avec ou sans fièvre; ictère des nouveau-nés. Lorsque ia maladie parait après un accès de colère^ un chagrin^ un refroidissement^ un écart de régime^ surtout quand il a été fait abus de boissons spiritueusesy de café et d'infusion de camomille. Chez les sujets hypocondriaques ^ chez les femmes hystériques, chez ceux qui sont porteurs d'hémorrhoïdeSy d'une hypertrophie du foie ou de la rate; chez les rhumatisants^ chez ceux qui se livrent aux études de cabinet^ et en général chez ceux qui ont une vie sédentaire^ lorsque la langue est couverte d'un enduit muqueux, brunâtre^ que le goût est acide et amer^ qu'il y a des renvois^ des nausées^ des vomisserhents bilieux^ une sensation de poids et de tension à l'estomac et dans les hypocondres, de la constipation avec des besoins inutiles d'aller à la selle, ou des évacuations de matières petites et dures^ ou encore de la diarrhée muqueuse avec des selles aqueuses ; prurit et nodosités à l'anus^ douleurs dans les reins, gonflement tympanique du ventre, borborygmes, coliques, céphalalgie frontale, vertiges, chaleur du visage, couleur rouge ou jaune de la face; chaleur générale mêlée de frissons, courbature, agitation, disposition à se mettre en colère, aggravation des douleurs le matin.
JPiilftatiilii. Convient après des excès de table; chez les sujets tristes et impressionnables, pour les maladies de nature congestive, rhumatismale ou gastri-
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que; quand le malade accuse de Tanorexie^ quil ne peut digérer ses aliments^ qu^il a un goût amer dans la bouche^ des selles vertes ou blanches la nuit^ des coliques^ une grande agitation nocturne^ des battements et des élancements au creux de Testomac^ du frissonnement sans soif. Aggravation de toutes ces douleurs le soir^ avant minuit^ rêves anxieux^ grande disposi-^ tion à pleurer; fréquents besoins d'uriner ou rétention d'urine. C'est un médicament essentiel pour ceux qui ont trop bu de camomille. — Convient aussi dans les inflammations chroniques et les maladies c^tarrhales des voies biliaires.
liaipliiir. Dans la plupart des formes chroniques de ces maladies^ lorsqu'il s'agit d'une congestion ou d'une maladie organique, — Ictère ^ calculs biliaires ? Répond aux mêmes indications que nux vom., pourvu seulement que la cause soit moins matérielle et la marche de la maladie plus rapide. Convient aux scrofuleux et à ceux qui sont atteints de quelque dyscrasie profonde, qu'il y ait eu, ou qu'il y ait encore, quelque dermatose; après mercure; chez les sujets rhumatisants et goutteux.
Veratrum album. Doit être réservé pour les formes spasmodiques, accompagnées de syncopes et de faiblesse, quand il y a au moment des paroxysmes : des coliques avec vomissements et rfiarrAee bilieuse ou constipation, borborygmes très-bruyants, émission de vents, froid glacial du corpsy anxiété, humeur hypocondriaque.
On peut encore faire usage des médicaments sui-
vants : Anttinon. cniA. (s'il y a dérangement d'estomac], aaram (dans le cas de maladie organique du foie avec ictère et ascite)^ calcar. (pour les affections chroniques avec production abondante d'acidités). — Dulcam. (lorsque le malade s'est refroidi)^ ferrum (quand il y a hypertrophie du foie avec ictère et ascite) , ignatia (lorsque la maladie vient à la suite d'un chagrin)^ Ipeo* (dans le cas d'un embarras gastrique)^ ns/r. acid. (s'il y a congestion)^ natr. mur. (dans les mêmes circonstances que niVr. actd.],«ep»^ staph., tart, stib.
On trouvera encore indiqués : Asa, asar.^ cannab.y canth., con,y cup7\y daphne, hep. sulpk,, kali carb.^ magn.mur. (ces deux derniers quand il y a hypertrophie et induration du foie)^ plumb.y r(m.y secale, sil., etc., médicaments dont il est impossible de préciser exactement les indications.