IRRÉGULARITÉS DE LA MENSTRUATION
muqueux, diarrhée avec pâleur du visage, verlij^es, douleurs lancinantes dans les dents, migraine, palpitations; si, en raison du relâchement des tissus df^ la matrice et de Fétat de faiblesse générale, les règles viennent rarement, mais, qu'une fois établies, elles se composent d'un sang noir et coagulé.
Siablna. Ménorrhagie afiant presque jusqu'à la métrorrhagie, avec des pincements dans les intestins comme ceux que donnent les vents. Convient aux femmes replètes, lorsque le sang qui s'écoule est noir et épais. C'est un médicament très efficace.
i»eeale* Ménorrhagie due à la faiblesse et au relâchement du tissu utérin; règles de trop longue durée, avec grande faiblesse^ froid des membres, syncopes, convulsions, sueurs froides, pâleur du visage, douleurs abdominales analogues aux coliques venteuses, spas< *mes de la vessie.
(Sepla. Comme puisât., lorsque l'état de la circulation veineuse abdominale est la cause des accidents; s] les règles tardent à s'établir, dans l'aménorrhée, la suppression accidentelle des règles, ou quand celles-ci sont trop peu abondantes, ou encore quand elles sont remplacées par un écoulement leucorrhéique,qui existe également entre les époques. Si la malade soyffre des hémorrhoïdes, qu'elle ait des symptômes d'hystérie et d'hypocondrie, un abattement général, des migraines, des maux de dents, des alternatives de froid et de chaleur, de la courbature dans les membres, une douleur de poids dans le ventre avec des coliques, de la constipation, de l'inappétence, un état gastrique^ catarrhal
S91 MALADIES DBS ORGANES GÉNITO-UKIN AIRES.
et chronique, et^ en général^ une grande disposition aux flux muqueux.
Sulpliar* Pour les règles qui avaticent et sont trop abondantes^ aussi pour les règles trop faibles, qui retardent et même manquent totalement. Lorsque la malade éprouve des douleurs partout^ que le sang est pâle, ou encore s'il est épais et noir; s'il y a pléthore abdominale^ développement d'acides dans Testomac, pyrosis; poids à l'épigastre^ douleurs de toute espèce dans cette région^ coliques^ envies d*uriner^ constipation ou diarrhée^ selles muqueuses^ boutons hémorrhoîdatAX, douleurs au sacrum, faiblesse des jambes^ céphalalgie^ asthme^ battements de cœur^ dermatoses^ dépression du système nerveux, disposition à la colère ou à la mélancolie.
Veratriim. Aménorrhée avec accès de syncopes hystériques^ céphalalgie, nausées, ou vomissements et . diarrhée, froid des extrémités, serrement au cœur, gène de la respiration^ excitation de l'appareil génital, exaltation mentale allant jusqu'au délire.
Dans la plupart des cas, les médicaments dont je viens de parler suffiront à guérir, et il sera inutile de recourir à d'autres substances. S'il le fallait cependant, on trouverait les indications nécessaires dans quelquesuns des chapitres précédents, surtout au chapitre Bé^ • morrhagies. Je me bornerai donc à les résumer ici.
Lorsque les règles tendent à s'établir : Ars., con., graph,, kali carb., lach., lycop., magn, mur,, natr. mur., phosph., sil., seront utiles.
Si les règles manquent : Graph., kali carà.
LEUCORRHÉE. 298
Pour la supppossion des règles : Cic,,graph,, lycop,, tnagn. carb., magn. mvr,, natr. mur,^ sassap., stronC, valer,, zinc.
Pour les règles trop peu abondantes : Dulc, rhus.
Pour les règles qui viennent trop souvent : Natr. mur.
Pour les règles trop abondantes : Carb. veget., kali carb., lycop.y magn. mur., mlllefol», phosphor., ratanlila, sil.y «ulpli. acldiim.
Pour les règles qui s'établissent difficilenfient et qui sont accompagnées de douleurs : Caust., con., liyo«e., isn., lach., lycop.^ magn. mur., natr. mur., rhus, silicea.
11^ LEUCORRHBK.
Bien que ce symptôme paraisse très-simple en soi^ son traitement est cependant difficile, en raison des variétés de siège de la maladie, des causes diverses qui peuvent lui donner naissance et de ses complications variées, circonstauces qu'il n'est pas toujours possible d'apprécier. Voici du reste les caractères et les conditions qui peuvent concourir à fixer le choix du médicament.
Alumiita, Quand la leucorrhée paraît avant les époques, qu elle se oompose d'un muci^s transparent qui cause des excoriations, comme de la brûlure, et existe surtout dans la journée. Si l'écoulement vient de la matrice.
Ammonium carbon., pour la leucorrhée aqueuse.
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àcre^ causant des excoriations, de la brûlure et venant de la matrice.
Arsenic. Leucorrhée épaisse^ d'un jaune verdâh tre, acre, causant des excoriations. Lorsqu'elle est produite par une affection organique, des ulcérations, ou un état dyscrasique et affaiblissant.
Baryt, carb. Leucorrhée glaireuse, accompagnant quelque maladie chronique : les scrofules ou un état muqueux général.
Bovisfa. Leucorrhée épaisse, glaireuse, comme du blanc d'œuf, d'un jaune verdàtre, acre, visqueuse et causant des excoriations.
Cal car. earb. Leucorrhée blanche, composée de mucosités non irritantes, causant seulement du prurit, et du prurit brûlant; leucorrhée venant par saccades, aqueuse et sanguinolente, avec pâleur du visage, chaleur aux parties génitales. Chez les scrofuleux, les sujets malades de la poitrine, les chlorotiques, et lorsque l'écoulement tient à un état catarrhal ou à une lésion organique.
Carb. anim. et carb, veget. Leucorrhée brûlante, mordicanfe, épaisse, d'un blanc jaunâtre, verte, semblable à du mucus sanguinolent. Ulcération de la matrice, congestion, inflammation chronique de cet organe, pléthore abdominale.
Cocculus. Leucorrhée semblable à de l'eau dans laquelle on aurait fait macérer de la viande, ou purulente et comme de l'eau qui aurait contenu des détritus; douleur d'ulcération dans le ventre ou
LEUGORMBR. , f9l
pesanteur et coliques; — surtout si la matrice est malade.
' Conium, Leucorrhée mordicante, causant des excoriations, assez épaisse^ avec douleurs semblables aux coliques venteuses, -— Cet écoulement vient du vagin.
cntna. Leucorrhée sanguinolente ou composée d'un sérum sanguinolent;— quand il y a un état de faiblesse générale et quelque cachexie de mauvaise nature.
Fuphorb. Leucorrhée claire et abondante^ venant le matin.
Fenmiii. Leucorrhée àcre^ semblable à de Veau lactée; état de faiblesse générale et anémie.
ctrapMtes • Leucorrhée aqueuse, écoulement abondant^ le matin surtout^ venant avant et après les règles; s'il y a pléthore abdominale; chez les femmes scrofuleuses, goutteuses et chez les sujets hémorrhoïdaires.
Hep. sulph. Leucorrhée causant des gerçures d la vulve. — Convient dans les mêmes circonstances que merc. et graphites.
Kali carb. Leucorrhée d'un jaune verdâtre avec brûlure et prurit; ou leucorrhée glaireuse.
KretMi. Leucorrhée j}u^rt(/e ; contenant des flocons qui ressemblent à des morceaux de viande^ ou jaune^ jaune verdâtre^ causant des excoriations et du prurit. — Troubles des règles^ ulcération^ maladies désorganisatrices^ cachexie.
lodi. (kali hydriod.). Leucorrhée chronique ^ c/atre, mordicante ; comme kreos. et merc.
i^ycop. Leucorrhée venant par saccades, jaunâtre,
196 MALAMU DBS ORGANES GÈNITO-URIIIAIIIBS.
rouge comme du sang, laiteuse^ avec congestion hy* pogastrique^ troubles de la digestion (tranchées abdominales)^ goutte^ hémorrho'ïdes^ scrofules. — Maladies organiques des organes génitaux.
Magn, carb. Leucorrhée mordicante^ claire, avec crampes hypogastriques.
Magn. mur. Leucorrhée aqueuse^ coulant continuellement.
Mère. Leucorrhée purulente, excoriante et mordicante^ d'un jaune pâle ou d'une odeur 2iC\Ae\verdàtre, avec brûlure et prurit, la nuit, aux parties génitales in« ternes et externes. — État inflammatoire des organes de la génération^ gonflement des vaisseaux lymphatiques^ «ypAiVr^. — Surtout lorsque la leucorrhée vient du vagin.
Mezer. Leucorrhée chronique, comme du blanc d'oeuf, muqueuse.
Natr, carb. Leucorrhée ichoreuse, épaisse, d'un jaune verdàtre, muqueuse.
iVatr. mur. Leucorrhée épaisse , contenant beaucoup de mucosités, blanche^ transparente, affaiblis* santé, corrosive, verdàtrc, coulant pendant la marche et causant du prurit; chez les chlorotiques et chez les femmes qui ont des maladies de l'abdomen, dont les fonctions digestives se font mal et qui ont des maladies des ovaires (engorgement) ou de la matrice, et des règles dérangées.
ivttr. actd. Leucorrhée ichoreuse, causant des excoriations, de mauvaise odeur, composée d'un mucus filant ou semblable à de l'eau dans laquelle on aurait
LEUCORRHÉE. !^97
fait macérer de la viande^ ou composée d\m mucus verdâtre, et d'un rouge cerise foncé. Convient dans les mêmes circonstances que kreos. et merc,
PetroL Leucorrhée comme du blanc d'œuf ; liée à une maladie organique de Futérus.
Pbospli. Leucorrhée brûlante, qui fait naître des éruptions vésiculeuses^ chez les femmes âgées; — s'il y a des ulcères utérins^ une maladie désorganisatric^e et de la faiblesse.
Plaiina. Leucorrhée comme du blanc d'œuf, venant après avoir uriné : — chez les femmes hystériques.
PalsatiUa. Leucorrhée comme du lait^ indolore, on claire^ Âcrc^ mordicante et brûlante^ composée d'un mucus épais; écoulement qui augmente en étant couchée^ gonflement des parties génitales^ dérangement des règles^ chlorose^ tristesse. — Convient surtout à la leucorrhée vaginale.
Ruta. Leucorrhée mordicante; après la cessation des règles.
Sfililiia. Leucorrhée chronique^ semblable à de la lavure de viande, d'un jaune verdâtre, putride; ou laiteuse^ semblable à de l'amidon et de mauvaise odeur. — Convient dans les mêmes circonstances que kreosotum.
Sassap. Leucorrhée muqueuse , qui coule surtout pendant la marche ; catarrhe chronique des organes génitaux.
ttepla. Leucorrhée abondante^ jaunâtre^ épaisse, coulant pendant le jour; écoulement d'eau jaune par le vagin, ou leucorrhée purulente, d'un jaune ver-
t9$ MALADIES DES ORGANES GÉNITO-rniNAIRBS.
dàlre , d'un vert rougeâtre, laiteuse^ avec pléthore abdominale^ hémorrhoïdes; surtout si récoulement vient du vagin.
Silicea, Leucorrhée laiteuse^ acre, mordicante, causant des excoriations , venant par saccades au milieu de tranchées; ou leucorrhée aqueuse^ qui coule en urinant; s'il y a complication de goutte, d'hémorrhoïdes, de scrofules, ou de quelque maladie organique de l'appareil génital.
Stann. Leucorrhée d'un jaune verdâtro, ou composée d'un mï«CMS /rarw/)aren^' catarrhe vaginal ou utérin chronique.
fiSulpb. Leucorrhée qui cause des excoriations, irritante comme du sel ; d'un jaune verdàtre, semblable au mucus qui s'écoule du nez; leucorrhée chronique accompagnée de maladies de l'abdomen, ou dépendant de quelque cachexie.
Thuja. Leucorrhée muqueuse, chronique, ou causée par une maladie organique de l'appareil génital.
Tongo. Leucorrhée composée d'un mucus épais, coulant surtout pendant les efforts de défécation.
Zinc. Leucorrhée composée d'un mucus épais.
Si la leucorrhée remplace les règles, il faut, pour choisir son médicament, consulter l'article consacré aux irrégularités de la moiisiruation.