MALADIES OU SYSTÈME MUSCULAIRE
78o INFLAMMATION DU DIAPHRAOMK.
Aconit. Seulement au début de la maladie^ lorsque la fièvre est intense^ la respiration courte^ que le malade tousse et ressent des douleurs à la région précordiale.
Bryonia. Médicament essentiel quand il y a du gonflement^ surtout lorsque les organes voisins^ et en particulier la plèvre, participent à la maladie.
Chamomilla. Lorsque les symptômes morbides sont intenses^ qu'il y a contractions spasmodiques du muscle^ hoquet^ vomissements, agitation. — Si la maladie est venue à la suite d'un refroidissement.
Coceulus. Quand il y a des symptômes spasmodiques et une douleur de constriction à la base du thorax.
Coiclileaiii • Après un refroidissement ; si la douleur est pressive et tensive^ venant périodiquement.
Nuw vom. Sensation de poids dans la poitrine^ comme par un fardeau^ toux sèche; la maladie étant venue après un refroidissement.
On peut citer encore^ comme ayant été employés avec quelque succès: Ambra y ars.f cannab*y drosera^ sepiùy etc.; et avec beaucoup de raison : merc. et sulph.
800 MALAMn DU SYSTÈME MUSCULAIRE.
Le hoquet spasmodique trouve son remède direc dans ignatia.
79o INPLAMMATION DU P80A8.
Les médicaments auxquels on doit recourir sont, suivant les circonstances : Acon., arnica^ argenium foliaium, ar».^ aur., Miad., iirjonla» canth., cham., rliiiia, colocyntlits, digit., euphorb., bep. anlpliv ^a'< earb,, merc.^ nitr, acid.y nux vom., puU.j plumb.^rUum, sllle., stann,,staphys.,mnlplb., zinc.
Lorsque la maladie arrive à un degré très-avancé^ il devient difficile de la guérir^ et elle laisse souvent des suites après elle; souvent aussi elle menace d'amener la suppuration. Dans ce cas, il faut donner merc, et hep. sî^fph,; s'il y a gangrène et fièvre de résorption, an. et china.
Pour les autres maladies des muscles : rhumatisme, /tarali/sit, voir les articles qui se rapportent à ces affections.
SX Alf THÈMES. 80 1
aNQUIÈME PARTIE.
80» EXANTHEMES.
1 1. — Ezanthèmet aigu* et fébriles (i).
Il faut tenir compte ici : 1® de la marche; ^ de la forme de l'éruption.
i** On distingue sous le premier chef: a. les périodes de prodromes et d^éruption ; b. l'exanthème à périodes régulières (d'augmenté d'état et de déclin ) ; c. l'exanthème dont la marche est irrégulière^ soit que le sang s'altère^ soit qu'il survienne une fièvre nerveuse ou la rétrocession vers quelque viscère (comme le cerveau^ les poumons, etc.); d. les maladies consécutives. Les prodromes et le début de l'éruption réclament surtout les médicaments capables de détruire la fièvre concomitante, c'est-à-dire acon., bellad.y etc. Lorsque la marche est régulière, on peut abandonner la maladie à elle-même , à moins qu'il ne survienne quelque symptôme accessoire, comme la céphalalgie, le catarrhe gastrique, maladies auxquelles il faut appliquer le traitement que j'ai décrit. La forme nerveuse sera combattue avec les médicaments que j'ai indiqués à l'article Fièvre nervewe, les rétrocessions par ceux
(1) Pour Tétade plus complète des affections calanées, noos renvoyons à l'ouvrage de M. le docteur G. Jahr : Du traitement homœopathique des maladies de la peau et des léêions extérisutes en généra L Paris, 1850, i vol. in-8.
que j'ai mentionnés aux articles Inflammation du cerveau , Maladies du poumon (oedème^ etc.). De même pour les maladies consécutives : Fhydropisie^ Tengorgement des ganglions lymphatiques^ celui des articulations^ etc.^ il faudra employer les moyens que ces affections elles-mêmes réclainent.
2"* Les dermatoses se divisent par leurs formes de la manière siiivante :
a. BxAMTiiiHBs ; qui comprennent :
L'ÉRTSiPÈLE. Le médicament essentiel^ lorsque la peau est brillante^ est bellad.; chez les nouveau-nés^ arnica, bellad., hep. suif. Si bellad. n'a pas suffi, apis mellif.y loch., nitr. acid.; si les articulations deviennent malades^ àryonia et merc. Pour Vérysipèle vésiculeux : rhus toxic, euphorb. (sMly a un violent prurit et beaucoup de brûlure); pour Vérysipèle à répétition: camph., graph.y sulph.; pour Vérysipèle gangreneux : arsenicum, carb. veget.
La SCARLATINE. Pendant les prodromes^ et lorsque la maladie suit une marche régulière^ acon., bellad.; s'W y a violente inflammation de la gorge^^ory^^ lach., merc. et sulph,; si le mal de gorge devient gangreneux : ars., carb. veget y mur, acid.; dans le cas iegon^ flementdes parotides: bellad., hep., merc, puis., rhus ioxic, silic. ; quand il y a une forte excitation nervouse, coffea ; s'il s'agit d^m asthme sans inflammation^ ipec; de congestion au cerveau, bellad., op. (ce dermev, si le malade est très-somnolent) ; d! hydrocéphale aiguë : ars., bry., helL, sulph,; pour la fièvre nerveuse : ammon,ybry.,mur, acid,, phosph,, pho^ph. acid., rhus,
EXANTHÈMES. 303
zmc. (voyez aussi l'article F/^t;re typhoïde). Vhydropme consécutive à la scarlatine réclame am.^ ars^ cale, carb ^ colch.y digit., iiell.^ lycop.^ senega (s'il s'agit delà poitrine).
La ROUGEOLE. Le médicament essentiel est ici, quand la /î(?yre est intense, acon., ensuite pw/^., tandis que bellad, convient s'il y a inflammation de la gorge, phutophobie,touxspasmodique; co/f(?a agit très-bien quand il y a une grande excitation nerveuse et de l'insomnie; ipec, pour l'oppression de poitrine avec besoin de respirer profondément; Ayo5c., ipec., si la toux est sèche et vient la nuit. Comparer avec les articles Pneumonie^ Diarrhée^ Inflammation du cerveau, Typhus, etc., et avec tous ceux, en un mot, qui se rapportent aux maladies qui existent comme complications. Les mêmes recherches doivent être faites pour la toux chronique, l'inflammation de l'oreille et des parotides, quand ces complications existeront.
La ROSÉOLE réclame rarement un traitement spécial. Cependant acon, sera nécessaire si la fièvre est intense, et bellad, s'il y a du mal de gorge.
b. ÉRimioivs ir^sicviiEiJSiss :
ZONA. Les médicaments dont l'action est plus certaine sont : merc. et rhus toxic, ; et, si la maladie revient souvent, graph. et sulph,
La muKVK^ simple, rouge ou blanche.C^We éruption n'est d'ordinaire qu'un symptôme qui accompagne wne autre maladie fébrile, comme le typhus et le rhumatisme ; il faut donc tenir compte, pour le choix du nïédicament, de tous les autres symptômes qui exis-
tent au moment où Téruption parait. Ipec, réussit quand il y a gêne de la respiration^ anxiété^ frissons^ nausées^ syncopes; valeriana et platina, s'il y a des symptômes hystériques^ des convulsions^ des rires ou des pleurs spasmodiqucs^ pendant les couches. Arsen,, bryonia, rhus, trouveront leur place dans la miliaire des femmes en couches^ et quand il y a des symptômes de fièvre typhoïde; phosph. acid. et mur. acid.y dans cette dernière circonstance et quand il y a des signes de décomposition putride. Les éruptions vésiculeuses qui sont causées par une trop forte chaleur et par la malpropreté cèdent à des précautions purement hygiéniques.
URTiGAiRB. L'urticaire aiguë dépend de causes diverses^ et guérit quelquefois sans traitement. Celle qui est due à un mauvais état de Testomac réclame puis, et ars.; celle qui est Teffet d'un refroidissement, acon., dulc, rhus; après l'abus de spiritueux, nux vom., sulph.; si le malade a touché des plantes acres, bellad., bryon.y rhus toxic.y urtica. — Le traitement de l'urticaire chronique est difficile, cette maladie ayant une tendance extrême à de fréquents retours. Les médicaments les plus utiles sont alors : ars., cale, carb. vegei.y caust.,copaîvaJycop,y peirot.y sulph., urtica. — lodium mérite aussi d'être consulté.
Pour ce qui regarde la scarlatine miuaire, voir Particle Scarlatine. (Ici surtout il ne faut pas s'arrêter aux médicaments généralement employés ^ surtout à Vaconit. La bellad. et beaucoup d'autres substai;cos peuvent se trouver indiquées.)
EXANTHÈMES CHRONIQUES. 305
La VARICELLE réclame rarement un traitement spécial. Cependant; s'il se montre quelque symptôme fébrile^ de caractère inflammatoire^ on devra consulter acon., bellad.yfnerc, etc.
La VARiOLoïDE (c'est-à-dire la variole modifiée par le vaccin) réclame acon., bry,, etc. — Sulph. peut être très-utile pour hÀter la maturation des pustules.
La VARIOLE elle-même demande^ avant Tériiption^ Qcon,; s^l y a une grande excitation nerveuse, coffea; s'il existe des symptômes cérébraux^ bellad,; dans la première période^ si elle suit une marche régulière, acon,; s'il arrive des symptômes cérébraux, M/ûrf., camph,; des symptômes nerveux, ôry./mMrw^ ûctd., pkùsph. acid,^ rkus ; si les pustules sont très-enflammées et qu'elles suppurent, merc.y sulph., tart. émet., thuja ; si elles sont noires, menaçant de gangrène, et qu'il y ait un violent mal de gorge, ars., carb. veget.; quand il existe un état catarrhal intense,irj/., merc.,et dans le cas d'oppression avec râle muqueux, iart. $tib. — La salivation fera choisir merc, et la diarrhée china.
Dans ces derniers temps, on a proposé de recouvrir les pustules d'une couche de coUodion pour éviter qu'elles ne laissent des traces.
{ 2. ~ Esanthème* ehronîqiaet.
Les dermatoses sont souvent l'eifet de l'action d'une cause profonde, par exemple, des scrofules, de la syphilis ou d'une autre dialhèse; souvent elles existent comme symptômes isolés, et réclament un traitement
spécial. Il faut, pour diriger celui-ci^ tenir compte de toutes les particularités présentées par Téruption^ de la douleur qu'elle peut causer, de sa couleur, de la tendance qu'elle peut avoir à s'étendre, de la manière dont elle est groupée et des régions qu'elle occupe. La forme surtout est importante à reconnaître, parce qu'elle est plus souvent en rapport avec la cause de la maladie qu'avec le pointsur lequel elle a paru. Les médicaments les plus utiles dans les affections de cet ordre sont :
Acon,, agar.y ammon. mur,, ammon. carb,, ant*» arn,, ars.» aur.» bar^*, bellad,, bry,, ealemetkr^m^ camph.y canth.y carli* veset*» caaat.» dilua* cic, elein** coiim AiiIcm euphr,, grapta*» hep. suIplàM ignat.y lod. (kali hydr.), kaltcarliM kreos., loch,, led., lycop»» maffii* t^rl!*» ineBer*» merc.» mùr, acid,, na/r.. mur., nltrl acMnin, nitr., nux vom,, oleander, petroL, phosph, acid., plio«pli.« plat., puis., ranunc, scel,, ranunc. bulb., ruas toxle*» ruta^ sassap.» sepM mïlîe^ 8taphys.,mnîpËà*9Sulph.Qcid.^ tari, stib.y tliiUA* veratr., viol* trlcol», zinc.
Si l'éruption cause du prurit : agar., ant.» aimu» bry,, caust,, cleniM kali , loch., mère*» meser.» nltr. add*, oleander, ran. , rlius* sep., st». pliys*. snlpliv veratr.
Si le PRURIT EST CUISANT : Ammon. mur., lir^r.» ealCM caust.» euphr., loch., led. , lycop», mezer., natr. murM oleander, pliospli* acld.« puis., ran. sceL, suipli.
Pour le PRURIT BRULANT : ara., HeUad^ bry., caps., «^arli* weget.* caust,, con., hep., icreos.»
EXANTHEMES CHRONIQUES. 30 7
lycop.y merc, mezer,^ ran,, rhus, silic, staphys.y •nlpli*» V2o/. tricol.
Pour le PRURIT LANCINANT : acon., ars., bar., belladM liry*» clem., coii*, dros.yhep», led., mère*, nitr, acid.y puls.yVan,, rhuSy sep., sulpii.
Les caractères du suintement que l'éruption peut produire sont aussi importants que ceux de ia forme de la dermatose. Quand le suintement existe, les médicaments les plus utiles sont : bov,, ealc, carb, veget.y cic, clem,y ^rapli*» bep.^ kali^ kreos., mère., nltr. acid.y petrol.,rkuSy sep,, staphys,, viola trleolor.
On distingue sous le rapport de la forme :
a. Les sQVAiiES; qui comprennent :
Les ÉPHÉLIDES, qui cèdent quelquefois aux applications externes (acides, etc.), et que Ton peut traiter avec grapk.y lycop,, nitr, acid.y phosph., sulph», veratr., etc.
Le GHLOASMA : Lycop., mercy nitr, acid,, sep», sulph. Les taches des femmes enceintes cèdent à sepia et sulph.
Le PITYRIASIS, surtout celle du cuir chevelu : Ars,, alum.y bry,y cale, lycop,, phosph.
Les PÉTÉGHIES : arn., ars», bry,, phosph,, rhus , sec, sulph. acid., médicament principal.
L'iNTERTRiGO. Il cèdc souveut à TappUcation externe de Varnica réduit en poudre sèche. Si ce médicament est sans effet, il faut traiter la maladie par des médicaments pris à l'intérieur , surtout par ars., aur., grapk., hep., lycop,, merc.j sassaf,, silic.
Les GERÇURES DBS LÈYRKS exigent : atm., ignat.^ merc.y mezer., nux vom., puis., zinc; celles des mambhom: graph.y sulph. Quant aux gerçures des nouveaunés, si elles ne cèdent pas à l'application externe de la fécule de pomme de terre^ il faut les combattre avec cham, et lycop.; s'il ya de la suppuration^ avec mercy eiy si ce médicament ne réussit pas^ avec hep. sulph. ou sulph.
Le PSORIASIS. Les meilleurs médicaments à employer contre cette forme toujours rebelle sont :
Clem.y con.y dulc.y lycop., merc, niir,, niir. acid.y phosph.y pkosph, acid.y sep. y sulph.; con,, s'il y a beaucoup de prurit lancinant ; lycop. y s*il se fait de la suppuration sous les squames ; sepiuy s'il y a une sécrétion ichoreuse. Dans le cas de syphilis ou de maladie mercurielle^ merc, nitr. acid. On peut consulter encore agar.y ammon. mur, y aur.y cic.y magn. carb.y led., oleander.
b. Les lÉBlIPTIOMS PAPVI^EVSB» t
On peut recommander ici en général : Acon., agar.y ammon. carb.y ant.y ars.y beltad.y bry., calc.^ carb. veget.y caps. y caust.y cham. y con.y dulCy graph.y hell.y hep. y kaliy merc, mezer.y nalr. mur. y nitr. acid., oleandcTy phosph.y phosph. acid. y puis. y rhus, sassap., sep, y spong.y staphys.y stront., sulph. y tart.^ thuja.
Il faut distinguer ensuite les papules sèchesy entre autres le slrophulus qu'on observe chez les enfants pendant la dentition. Cette éruption ne réclame d'ordinaire aucun traitement. Il faut surveiller seu-
EXANTHÈMES CHRONIQUES. 809
lement les soufirances accessoires qui peuvent survenir.
Le LICHEN réclame : Agar,, ammon, carb., ars.^ cale, carb.y carb.vcget.yCon.y phosph. acid,,8taphy$., stront.^ sulph.
PHURiGO. Cette éruption se compose souvent de petites élevures qui deviennent saillantes en se grattant. liulpl». est alors le médicament essentiel. (Voyez aussi ^article Eruptions prurigineuses,) Souvent aussi le prurit ne s^accompagne d'aucune éruption appréciable. Il existe alors ou des hémorrhoïdes^ ou une irritation de la moelle épinière. Dans ce dernier cus^ ignat. est le médicament essentiel^ si le prurit ressemble à une multitude de piqûres J dans le premier^ c'est nux vom. Si le prurit existe sur les parties couvertes, il faut employer nux vom» ou ars.; celui^qui se fait sentir à la chaleur du lit réclame puis, et merc. Le prurit à l'anus est détruit 'par cale., caust.y graph,, lycop.y ignat. y phosph., sepia, sulph. (s'il n'est pas entretenu par des vers intestinaux. Si ceux-ci existaient, il faudrait donner quelqu'un des médicaments que j'ai recommandés contre eux).
Le prurit des bourses réclame : merc., nitr. acid,, petrol.y sulph. ; celui des parties génitales : cale, caust., carb, veget.,con.,plat., sep., sulph.
ACNÉ ou Papules suppurantes.
On emploie contre Vacne simplex : ant., canth., caps., dulc, mezer., natr. mur., staphys., sulph.
Contre Vacne rosacea : Am. (chez les ivrognes) ; aur., cannab.y caps., carb. anlm. (aussi chez Ic^
ivrognes); clem., euphr,, kali carb.y kreos,, led,^ niir. acid,, petr,, phosph,, phosplt. actd.^ plumô., rliaii^ rut, y sep. y silic.y sulph., sulph, acid.y thuja, verair.
Arnica. S'ils sont petits et très-nombreux.
Ars. Quand ils ont une tendance à devenir gangreneux.
Bclia<l. Lorsqulls sont entourés d'une inflamniation érésipélateuse.
Kali cari». Lorsque l'éruption revient souvent , qu'il se forme des acides dans l'estomac.
Hep. nnlpli. et merc. Lorsque la suppuration tend à se former, que la maladie a une marche rapide et qu'elle offre des symptômes inflammatoires.
Sulph, Pour les furoncles à répétition , avec altération des humeurs.
Enfin, pour \es cas chroniques, on peut recommander encore : Na()\ mur,, nitr. acid,, lycop., silic, stapkys.y thuja.
d. ÉBijpTioivs TESiciJi^EvsEs. Elles sont traitées avec succès par lAmmon. mur., ant., ars., beltad., bry., campLy canih., caust., chinùy clem., graph.j hep, y kaliy lach,, merc, mezer., nitr, y oleand,yphosph,, ran.scel.,ran.bulb.yrhuSy sep.ySiaphys., sulph,, thuja.
Quant aux formes spéciales, je donnerai les indications suivantes :
L'eczéma, lorsque les vésicules renferment une sérosité laiteuse,qui forme des croûtes minces , réclame:
EXANÏHÂMBS CHROMQIËS. 311
Ars.y bf"y*y camph., canth.y mercy nitr.y oleand., ran.j rhuSy sep., staphys,, ihuja.
HERPES. Lorsque plusieurs vésicules sont réunies sur une base commune et forment des croûtes épaisses : Amman, mur., ars., bellad., canih., clem.,hep. sulph,, merc, mezer., natr, mur,, phosph., ran. bulb.
Vkerpes circinnatus : Sep., sulph.; celui du prépuce : hep. sulph., metc. {prœc. rt^.), nitr. acid., petrol., sep», silicea.
La GALE doit être traitée par le soufre appliqué à l'extérieur^ et souvent aussi donné intérieurement. S'il y a beaucoup d'inflammation autour des vésicules^ il faut recourir à m^c. ; pour la gale à larges vésicules^ à lycop., merc; pour celle dont les vésicules sont petites^ à carb. veget., hep. sulph.
Le PEMPHIGUS cède à hep. sulph.
Si les vésicules renferment un liquide sanguinolent^ il faut donner : Ars., aur., bry., sec, sulph.
e. ÉRUPTIONS ipiJSTvi^BVfliEs* L'iMPETiGO cèdc à ars., bell., cale, carb., carb. veget., con., graph., iod. (kali hyd.), merc, mezer.y mur. acid., nitr. acid., phosph.,puls.,rhus,sepia, staphys., sulph., viol, tricol.
Pour clore cette énumération^ il me reste à parler des dermatoses qui affectent de préférence certaines parties du corps , en revêtant les formes diverses de vésicules^ de pustules et de squames.
Croûte de lait. — Croûte serpigineuse.
Cette maladie est parfois très^tenace. Les médicaments qui lui conviennent sont :
Slt MALADIES DE LA PEAU.
Acon. au début, s'il y a des symptômes inflammatoires; lira., lorsque le liquide sécrété est acre, cause du |)rurit, que la maladie s'améliore sous rinfluence de la chaleur, et si le malade maigrit : Aur., cale, «sarn., carb.vcget.y cic. vir.^clem., qui s'adresse de préférence aux formes vésiculeuses, con,; — dulc.y aux éruptions sèches; (rapli., s'il y a des croûtes rongeantes; uepar, dans le cas de taches suintantes derrière les oreilles; led., comme intercurrent ; lorsqu'il se fait de petites bosses sèches sur le cuir chevelu et des croûtes, lycop., merc.; pour les dermatoses accompagnées de symptômes inflammatoires, les taches jointes à l'otorrhée, la teigne, natr. mur,; dans le cas d'otorrhée purulente avec gonflement du conduit au- 'ditif externe, />^os/>A. acid,; si les vésicules sont réu-nies par groupes, ran. scel., rlias, sassap.; pour les éruptions phlegmasiques du cuir chevelu, les fentes et les gerçures de la peau, qui s'aggravent au grand air : sep, y mUiptÈjm.9 snlpli. (ces deux derniers sont trèsefficaces) , wtol. trlcol.
Favus (tinea capitis).
On peut donner, dans les formes les plus simples, bry., dulc.y liep. salpli., mur, actd., oleand.y rbiis* «tapiiys.; dans les formes de mauvaise nature, ant . (kermès minéral), nrs.» liar. acet, et earb., cic, SrapliM lyeop., petr,, phqsph,, rlius» sulpli* — Dulc. convient aux sujets dont le visage est pâle, le système musculaire peu développé, et lorsqu'il y a en-
EXANTHÈMES CHRONIQUES. 3i3
gorgement des glandos; bry,, dans le cas d'éruption vésiculeuse à la nuque et au dos, avec douleur de rongement la nuit, inflammation des glandes (il agit alors comme intercurrent). Oleahder doit être recommandé lorsque Téruption vient par places et donne lieu à du suintement, et s'il y a en même temps engorgement des ganglions mésentériques, vésicules pruriteuses causant pendant la nuit une sensation de rongement; hepar, sulph., si Téruption occupe en même temps le visage, la nuque, et quand elle est accompagnée d'une ophthalmie concomitante. Dans les formes les plus graves, quand les croûtes sont épaisses, la suppuration abondante, rkus réussit souvent; mais ars. est préférable quand la sécrétion est ichoreuse et répand une mauvaise odeur.