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OEDÈME DES NOUVEAU-NÉS. — CAUSES

: su Hou t Billard (1), nous ont donné des recherches importantes sur cette affecii)ii du premier âge de la vie. En J 835, nous avons publié' (2) nos premières réservations sur cette affection, et nous les avons complétées dans notre ouvrage

ir. r les maladies des enfants nouveau-nés (3).

§ I. — Définition, synonymie, fréquence.

(C’est une affection consistant dans un œdème étendu, accompagné ou non, à me certaine époque, de l’endurcissement du tissu adipeux, et dans laquelle on i marque la stase du sang veineux et une torpeur plus ou moins considérable de mites les fonctions.

(On a donné à cette maladie les noms d'endurcissement, d 'induration du tissu titulaire, d'œdème compacte, d'œdème alyide, de squirrhosarque , de sclérème, >! sclérémie. Nous l’avions d’abord désignée sous le mm d'asphyxie lente des mveau-nés, mais plus tard nous lui avons conservé celui d'œdème des nouveau-

is, généralement admis.

ILa fréquence de cette affection est assez grande dans les hospices des nouveauss, et très-peu considérable, au contraire, dans la pratique civile. Nous verrons uns loin à quelle cause il faut attribuer cette différence.

§ n. — Causes.

1° Causes prédisposantes. — Nous trouvons d’abord la faiblesse de l’enfant, vesque tous les avortons que l’on observe à l’hospice des Enfants trouvés offrent u œdème souvent fort étendu. Cependant on ne peut pas admettre que cette nuse soit nécessaire, puisque des enfants parfaitement développés présentent parus la même affection.

Aye. — Cette affection ne se montre que chez les enfants tout nouvellement iss.

[Cependant il existe des observations d’œdème dur chez des enfants d’un âge nus avancé. Nous citerons entre autres celle d’Isambert [U) recueillie chez un faut de treize mois.]

'ïSexe. — Toutes les fois qu’on a tenu compte du sexe des malades, on a trouvé i nombre beaucoup plus considérable de garçons que de filles. Cette circonmcc tend à faire penser que la difficulté de l'accouchement, qui, comme on le t, est plus grande pour les garçons que pour les filles, et sans doute Y état de

I ? gestion plus considérable dans lequel se trouvent les premiers, ne sont pas sans luence sur la production de la maladie.

Les saisons ont une influence évidente sur le développement de la maladie. Eu inissant, en effet, les cas que nous avons observés à ceux qui ont été rapportés Billaul, on tiouve que, sur 515, 339 s étaient montrés dans les six mois les

l) Billard, Traité des maladies des enfants. Paris, 1837, in-8.

1-2) Valleix, De l’asphyxie lente chez les enfants nouveau-nés, thèse. Paris, 1835.

3; Valleix, Clinique des maladies des enfants nouveau-nés. Paris, 1838, in-8, p. 601. j) Société médicale dc> hôpitaux, observation rapportée dans la Gazette hebdomadaire, f 13, p. 840. 1

MALADIES DU TISSU CELLULAIRE

plus froids do l’année. Nous allons voir tout à l’heure comment agit le froid, qui est la principale eduse déterminante.

2° Causes occasionnelles. — La seule cause occasionnelle qui soit bien connue est l’action du froid. Parmi les enfants qui viennent de la Maternité h l’hospice des Enfants assistés, il en est fort peu qui présentent l’œdème des nouveau -nés; et ceux qui sont dans ce cas sont presque tous des avortons. Or, on sait que les enfants qui v iennent de la Maternité sont transportés avec tous les soins convenables; ceux qui viennent de la ville, au contraire, sont très-souvent mal vêtus, et font un long trajet sans être protégés contre le froid.

Les enfants œdémateux appartiennent presque tous à la classe pauvre : on pourrait supposer que le défaut de soins hygiéniques , autres que la préservation du froid, a une certaine influence sur le développement de la maladie.

[Une statistique rapportée par Bouchut (1) tendrait à établir ce fait. Ainsi, en 1826, sur 177 enfants durs observés à l’infirmerie, aux Enfants trouvés, la répartition se trouve ainsi faite pour chaque mois :

Janvier 15

Février 15

Mars 16

Avril 18

Mai 22

Juin 3

J uillet A

Août IA

Septembre 10

Octobre 16

Novembre 29

Décembre 15

Total Ï77

Ce tableau, tout en prouvant l’infiuence prépondérante du froid, ne permet pas cependant de le regarder comme la cause exclusive de l’œdème des nouveau-nés. ]

§ III. — Symptômes.

Le symptôme capital, caractéristique de la maladie, est l’œdème. Quelques auteurs ont prétendu que l’aiïection dont il s’agit peut avoir lieu sans œdème; de ce nombre sont E. Bouchut (2) et Thirial (3). Nous avons démontré ailleurs (6) que l’opinion de ces auteurs est la conséquence de la confusion qui existait dans la science avant les dernières recherches.

L’infiltration se manifeste, comme nous l’avons dit plus haut, dans les premiers jours qui suivent la naissance. Nous ne l’avons jamais vue survenir après le troisième jour. Les cas cités par Naudan (5), et dans lesquels l’œdème se serait montré chez des enfants âgés de quatre mois et plus, appartiennent à une autre affection. Il en est de même du cas de sclérème observé par Thirial chez un adulte.

L’œdème envahit d’abord les extrémités inférieures. Hulme (6) a prétendu que

(1) Bouchut, Traité pratique des maladies des nouveau-ncs. Ac édition, 1862, p. 786.

(2) Traité pratique des maladies des nouveau-nés et des enfants à la mamelle. Ae édition, Paris, 1862, p. 78A.

(3) Thirial, Du sclérème chez les adultes comparé au sclérème chez l’enfant nouveau-né (Journal de mécl., mai et juin 18A5).

(A) Valleix, Arch. gèn. de mécl.

(5) Naudan, Mém. de la Soc. royale de mécl ., 1788.

(6) Ilulme, De indur. lelœcellul. in vec.-naior. corp., etc. ( Mémoires de la Soc. royale deméd ., 1 788).

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