‹ Guide du médecin praticien (volume 2)Chapitre 144 sur 494 · PARTIES DU CORPS · texte numérisé non relu

PARTIES DU CORPS

En étudiant les douleurs qu on peut confondre avec les névralgie , uous avons iu des cas remarquables dans lesquels une simple contraction brusque, même sans

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être Irès- violente, produisait dans les muscles une douleur vive et persistante, iout le monde sait que, dans l’action de lancer une pierre, la contraction brusque des muscles du bras peut causer une douleur vers la partie moyenne du membre; mais, généralement, cette douleur est légère, à peine appréciable, 'a moins que le même mouvement n’ait été répété un grand nombre de fois, tandis (|ue, chez quelques sujets, elle est parfois extrêmement vive, et telle que les mouvements du membre se trouvent ensuite très-gênés. Dans un cas, nous avons vu un simple mouvement d’extension du bras pour ramasser un objet par terre, causer dans lepaule une douleur qui força le bras à une immobilité presque absolue pendant plusieurs jours.

Chez quelques sujets aussi, l’action de descendre un grand nombre de marches peut produire le même effet. Une douleur très-vive se fait sentir au milieu et à la partie antérieure de la cuisse, et elle est quelquefois tellement forte, qu’ils sont obligés de s’asseoir, et qu’ils ne peuvent ensuite continuer de descendre qu’en boitant. La même douleur est quelquefois produite par l’action de sauter, de monter rapidement, etc. Nous avons pu observer un sujet âgé de plus de cinquante ans qui, fréquemment en marchant, sans faire aucun effort, était brusquement arrêté par une douleur vive des muscles de la cuisse, douleur qui persistait le jour suivant, quoiqu’il un moindre degré, et gênait la marche.

Enfin, on sait que la douleur qui succède aux crampes un peu violentes peut persister avec une assez grande vivacité pendant un ou plusieurs jours.

Ces faits sont évidemment de la même nature que ceux qu’on a décrits sous le nom de tour de reins. Or, en pareil cas, les contractions sont quelquefois si faibles, qu’on ne peut croire à l’existence d’une rupture de fibres, et, par conséquent, ces faits viennent à l’appui de l’opinion émise plus haut.

Le repos et les frictions avec l’alcool camphré suffisent pour faire disparaître ces douleurs. Il est bien rare, du moins, qu’on soit obligé d’avoir recours aux moyens indiqués plus haut.

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